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12/03/2017

[Reportage] RDC: visite du village de Kamuina Nsapu avec sa famille

 

[Reportage] RDC: visite du village de Kamuina Nsapu avec sa famille

La maison du chef Kamuina Nsapu dans le village du même nom. Totalement détruite après l'attaque de l'armée qui a entraîné sa mort en août dernier.
© RFI/Sonia Rolley
 

En République démocratique du Congo, si le phénomène Kamuina Nsapu s’étend au point de toucher cinq provinces, le calme est revenu notamment à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya, épicentre de l’insurrection il y a encore quelque temps. Tout simplement parce que le village Kamuina Nsapu se trouve non loin, à quelque 45 km de là. Kamuina Nsapu, c’est le nom de ce chef coutumier qui s’est révolté contre l’autorité de l’Etat l’an dernier. Il est mort le 12 août dans un assaut contre sa maison. Dans son village, les habitants commencent à revenir, ils assurent avoir cessé les hostilités. Et la famille du chef est là. C’est elle qui fait visiter sa maison qui est presque entièrement détruite. Reportage.

Des herbes hautes ont déjà envahi la cour royale. Quelques poteaux, un semblant de mur, signalent encore qu’il existait plusieurs maisons ici. « Il y avait du sang ici, raconte un homme, on nous a dit que c’est ici que le grand chef avait été tué. Là-bas il y avait un cadavre, là-bas un autre. On nous a dit que son corps a été emmené à Kananga. »

En ce 12 août 2016, ses jeunes frères disent que Kamuina Nsapu attendait la visite annoncée d’une délégation de parlementaires venus négocier avec lui. « On nous avait informés que les militaires venaient, nous avons fui, mais le grand chef est resté. Quand nous sommes partis, à notre retour on a dit que c’est ici que le grand chef a été tué. »

Selon sa famille, la colère du chef est d’abord née de sa frustration de ne pas être reconnu par l’Etat, puis d’une perquisition musclée chez lui au cours de laquelle des militaires auraient violé ses attributs de pouvoir.

Comment l’insurrection peut s’étendre aujourd’hui dans cinq provinces ? Ses proches disent ne rien comprendre : « Ils ont pris le nom du chef mais on ne sait pas si ils ont pris ce nom comme ça au hasard », s’interroge l’un d’eux. La famille de Kamuina Nsapu dit aujourd’hui avoir renoncé à toute violence et attendre toujours que son corps lui soit restituée.

 

Il nous donnait des conseils pour laisser la guerre et avoir la paix....
Témoignage des frères du défunt chef Kamuina Nsapu
12-03-2017 - Par Sonia Rolley
 

 

 

© RFI/Sonia Rolley

 

Chronologie et chiffres clés

Un enfant congolais de 6 ans, retrouvé mort sur une plage d’Espagne, a été mis en terre vendredi dans une ville d’Andalousie.

Par Jeune Afrique avec AFP

Un enfant congolais de 6 ans, retrouvé mort sur une plage d’Espagne, a été mis en terre vendredi dans une ville d’Andalousie.

Le corps de Samuel, retrouvé en janvier sur une plage espagnole, a été enterré au cimetière catholique de Bardate, dans la province de Cadix (sud), lors d’une cérémonie diffusée sur les réseaux sociaux.

« Nous l’appelons le Aylan espagnol », en référence au bébé syrien de 3 ans retrouvé mort en septembre 2015 sur une plage turque et dont la photo avait fait le tour du monde, a expliqué à l’AFP Carlos Arce, un responsable de l’Association pour les droits humains en Andalousie (APDHA).

« Morts passées inaperçues »

« C’est un drame similaire, qui donne un visage à tant d’autres morts passées inaperçues », a-t-il ajouté. Plus de 5 000 migrants ont trouvé la mort l’an dernier en traversant la Méditerranée pour rejoindre les côtes européennes, selon l’ONU.

Comme Aylan, cet enfant, originaire de République démocratique du Congo, a péri lors d’un naufrage en même temps que sa mère et d’autres migrants. Le canot pneumatique gonflable parti du Maroc aurait sombré le 11 janvier, selon Carlos Arce.

Le cadavre de l’enfant a été trouvé le 27 janvier sur une des plages de Barbate, près du détroit de Gibraltar. Sa mère, Véronique, devait être enterrée en Algérie, où l’océan avait repoussé son cadavre, trop « détruit » pour être transporté, selon la famille.

« Obtenir un bon traitement »

Le père de l’enfant, Aimé Kabamba, a pu voyager jusqu’en Andalousie pour reconnaître son fils et participer aux funérailles, l’ambassade d’Espagne à Kinshasa lui ayant fourni un visa, selon les médias espagnols.

Lors d’une conférence de presse à Cadix, le père a raconté que son épouse souffrait « d’une tumeur cancéreuse derrière l’oreille » et que « l’idée était d’obtenir un bon traitement » en Espagne. Elle avait pris avec elle le plus jeune de ses six enfants.

Le 1er février, une cérémonie sur la plage où avait échoué le petit corps avait réuni une centaine de personnes venues prier et lancer des fleurs à la mer en mémoire de l’enfant.

Un enfant congolais de 6 ans, retrouvé mort sur une plage d’Espagne, a été mis en terre vendredi dans une ville d’Andalousie.

Par Jeune Afrique avec AFP

Un enfant congolais de 6 ans, retrouvé mort sur une plage d’Espagne, a été mis en terre vendredi dans une ville d’Andalousie.

Le corps de Samuel, retrouvé en janvier sur une plage espagnole, a été enterré au cimetière catholique de Bardate, dans la province de Cadix (sud), lors d’une cérémonie diffusée sur les réseaux sociaux.

« Nous l’appelons le Aylan espagnol », en référence au bébé syrien de 3 ans retrouvé mort en septembre 2015 sur une plage turque et dont la photo avait fait le tour du monde, a expliqué à l’AFP Carlos Arce, un responsable de l’Association pour les droits humains en Andalousie (APDHA).

« Morts passées inaperçues »

« C’est un drame similaire, qui donne un visage à tant d’autres morts passées inaperçues », a-t-il ajouté. Plus de 5 000 migrants ont trouvé la mort l’an dernier en traversant la Méditerranée pour rejoindre les côtes européennes, selon l’ONU.

Comme Aylan, cet enfant, originaire de République démocratique du Congo, a péri lors d’un naufrage en même temps que sa mère et d’autres migrants. Le canot pneumatique gonflable parti du Maroc aurait sombré le 11 janvier, selon Carlos Arce.

Le cadavre de l’enfant a été trouvé le 27 janvier sur une des plages de Barbate, près du détroit de Gibraltar. Sa mère, Véronique, devait être enterrée en Algérie, où l’océan avait repoussé son cadavre, trop « détruit » pour être transporté, selon la famille.

« Obtenir un bon traitement »

Le père de l’enfant, Aimé Kabamba, a pu voyager jusqu’en Andalousie pour reconnaître son fils et participer aux funérailles, l’ambassade d’Espagne à Kinshasa lui ayant fourni un visa, selon les médias espagnols.

Lors d’une conférence de presse à Cadix, le père a raconté que son épouse souffrait « d’une tumeur cancéreuse derrière l’oreille » et que « l’idée était d’obtenir un bon traitement » en Espagne. Elle avait pris avec elle le plus jeune de ses six enfants.

Le 1er février, une cérémonie sur la plage où avait échoué le petit corps avait réuni une centaine de personnes venues prier et lancer des fleurs à la mer en mémoire de l’enfant.