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15.05.2012

Afrique du Sud : des propos tenus par Frederik De Klerk provoquent des réactions indignées


Afrique du Sud : des propos tenus par Frederik De Klerk provoquent des réactions indignées

Nelson Mandela et l’ex-président sud-africain Frederik De Klerk reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix, le 10 décembre 1993 à Oslo.
Nelson Mandela et l’ex-président sud-africain Frederik De Klerk reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix, le 10 décembre 1993 à Oslo.
Par RFI

Frederik De Klerk est sous le feu des critiques. Dans une interview à la chaîne américaine, CNN, le 10 mai, il a refusé de condamner le principe de séparation entre les Noirs et les Blancs. Frédérik De Klerk a reçu avec Nelson Mandela le prix Nobel de la paix en 1993, pour avoir mis fin au système de ségrégation raciale. Durant l'entretien télévisé, Frédérik De Klerk a regretté les injustices et les atteintes aux droits de l'homme durant l'apartheid mais selon lui le concept de séparation des populations ayant des cultures et des langues différentes n'est pas «répugnant». Des propos qui dérangent et choquent en Afrique du Sud, alors que la notion de nation arc-en-ciel a souvent été mise à mal ces derniers temps.

 

Frederik De Klerk justifie l'apartheid et la logique de séparation raciale. Dans une interview télévisée diffusée sur CNN, il défend notamment le principe des bantoustans : ces territoires que le régime ségrégationniste avait assignés aux populations noires. Le dernier président de l'Afrique du Sud non-démocratique affirme que « le concept consistant à créer - comme les Tchèques et les Slovaques l'ont aujourd'hui - ou à dire que l'unité ethnique, avec une culture, avec une langue, où chacun peut être heureux et combler ses aspirations démocratiques en ayant son propre État, cela n'est pas répugnant ».

Pour les analystes, ces propos montrent bien que pour Frederik De Klerk l'apartheid est un concept valide. Ses mots ont donc provoqué de nombreuses réactions indignées. Une organisation pour la défense de la Constitution sud africaine, a demandé à l'ex-chef d'Etat de rétracter ses propos.

Sur les réseaux sociaux sud-africains, beaucoup se sont dits extrêmement choqués. Certains ont appelé à ce qu'on lui retire son prix Nobel de la paix. La Fondation De Klerk a bien tenté d'expliquer que les propos de l'ancien président ont été mal compris, les commentaires furieux ont continué d'alimenter les discussions sur twitter et sur les ondes des radios, rappelant parfois que les Nations unies ont défini l'apartheid comme un crime contre l'humanité.

 
TAGS: AFRIQUE DU SUD - NELSON MANDELA

le : lundi 14 mai 2012 Mali : le capitaine Sanogo propose une concertation nationale pour choisir le président Le capitaine Amadou Sanogo plaide pour l'organisation d'une grande convention des forces vives du pays afin de désigner le président de la tr

 le : lundi 14 mai 2012

 le : lundi 14 mai 2012

Mali : le capitaine Sanogo propose une concertation nationale pour choisir le président

Le capitaine Amadou Sanogo plaide pour l'organisation d'une grande convention des forces vives du pays afin de désigner le président de la transition.
Le capitaine Amadou Sanogo plaide pour l'organisation d'une grande convention des forces vives du pays afin de désigner le président de la transition.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Par Ursula Soares

Face au blocage et face à l’absence de solution de sortie de crise négociée avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo a proposé, ce lundi 14 mai, l’organisation d’une convention avec toutes les forces vives de la nation pour permettre de choisir le président de transition, jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat malien.

 

 

NOTRE DOSSIER SPÉCIAL MALI
 

Il s’agit d’une « solution à la malienne », terme prononcé par le capitaine Sanogo lui-même. La médiation ayant échoué, il propose désormais que ce soient les Maliens qui prennent leurs affaires en main. Il demande au Premier ministre de transition, Cheick Modibo Diarra, d’organiser, sous l’autorité du chef de l’Etat par intérim Dioncounda Traoré, une convention. Seront invitées, à cette réunion, toutes les forces vives de la nation malienne, à savoir la classe politique, la société civile et les syndicats. Il leur appartiendra de désigner le président de la transition - période qui débutera dans sept jours - jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat.

Cela suppose, par conséquent, que la convention se tienne avant le 22 mai prochain, afin d’éviter le saut vers l’inconnu.

Lors d’une conférence de presse au camp militaire de Kati - son quartier général, près de Bamako - le capitaine Sanogo a déclaré que « le choix du président de la transition, c’est-à-dire l’homme ou la femme, sera, ose-t-il l’espérer, une solution à la malienne » au blocage politique au Mali.

 

Capitaine Amadou Sanogo

Chef de la junte militaire

Nous avons demandé, de façon désintéressée, à son Excellence le Premier ministre, dès aujourd’hui, d’organiser une convention avec toutes les forces vives, sans exception aucune...

Le capitaine Amadou Sanogo plaide pour l'organisation d'une grande convention des forces vives du pays afin de désigner le président de la transition.
Le capitaine Amadou Sanogo plaide pour l'organisation d'une grande convention des forces vives du pays afin de désigner le président de la transition.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Par Ursula Soares

Face au blocage et face à l’absence de solution de sortie de crise négociée avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo a proposé, ce lundi 14 mai, l’organisation d’une convention avec toutes les forces vives de la nation pour permettre de choisir le président de transition, jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat malien.

 

 

NOTRE DOSSIER SPÉCIAL MALI
 

Il s’agit d’une « solution à la malienne », terme prononcé par le capitaine Sanogo lui-même. La médiation ayant échoué, il propose désormais que ce soient les Maliens qui prennent leurs affaires en main. Il demande au Premier ministre de transition, Cheick Modibo Diarra, d’organiser, sous l’autorité du chef de l’Etat par intérim Dioncounda Traoré, une convention. Seront invitées, à cette réunion, toutes les forces vives de la nation malienne, à savoir la classe politique, la société civile et les syndicats. Il leur appartiendra de désigner le président de la transition - période qui débutera dans sept jours - jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat.

Cela suppose, par conséquent, que la convention se tienne avant le 22 mai prochain, afin d’éviter le saut vers l’inconnu.

Lors d’une conférence de presse au camp militaire de Kati - son quartier général, près de Bamako - le capitaine Sanogo a déclaré que « le choix du président de la transition, c’est-à-dire l’homme ou la femme, sera, ose-t-il l’espérer, une solution à la malienne » au blocage politique au Mali.

 

Capitaine Amadou Sanogo

Chef de la junte militaire

Nous avons demandé, de façon désintéressée, à son Excellence le Premier ministre, dès aujourd’hui, d’organiser une convention avec toutes les forces vives, sans exception aucune...

Défaite "cinglante" pour le parti de Merkel en Rhénanie

Défaite "cinglante" pour le parti de Merkel en Rhénanie

AFP

Mis en ligne le 13/05/2012

Le jeune parti contestataire des Pirates fera son entrée dans un quatrième parlement régional, avec 7,8% des suffrages.

A 16 mois des législatives allemandes, les conservateurs d'Angela Merkel ont connu une débâcle lors d'un scrutin régional test, alors que l'opposition fédérale sociale-démocrate, opposée à la politique d'austérité de la chancelière, a enregistré un sérieux coup de pouce.

 

Selon les résultats provisoires à 18h, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel a perdu environ 8 points par rapport à 2010 à 26,3% aux élections en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé d'Allemagne avec 18 millions d'habitants.

Cette débâcle des conservateurs sonne comme un avertissement pour la chancelière au pouvoir depuis 2005 et réélue en 2009, même si cette région dominée par les villes de Düsseldorf et Cologne est un bastion historique de la gauche.

Un ras-le-bol de l'austérité?

Une semaine après que les électeurs en Grèce et en France ont montré qu'ils ne voulaient plus de politique d'austérité, les Allemands de Rhénanie du Nord-Westphalie ont porté leurs suffrages vers le SPD, critique de la politique rigoureuse de Mme Merkel.

Le SPD emmené par la dirigeante sortante de la Région, Hannelore Kraft, qui jouit d'une forte cote de popularité, a obtenu 38,2% des suffrages, soit 3,7 points de plus qu'en 2010, selon des estimations.

"C'est une défaite cinglante pour Angela Merkel et la CDU", a commenté la secrétaire générale du SPD, Andrea Nahles.

Le chef de file de la CDU dans cette région, le ministre fédéral de l'Environnement, Norbert Röttgen, a résumé: "cette défaite est amère, claire et elle fait très mal".

"C'est la défaite de la CDU et avant tout ma défaite", a-t-il ajouté, en annonçant sa démission de la direction de la CDU régionale.

"Ce résultat dépasse nos craintes de loin", a également reconnu l'un des hauts responsables du parti, Peter Altmeier.

Les Pirates entrent en scène

Le SPD devrait former une coalition avec les Verts, stables à 12,1% des voix. Le résultat ne traduit néanmoins pas forcément un rejet de l'austérité. L'allié libéral de la CDU au niveau fédéral, le FDP, un "faucon" en la matière, s'en sort mieux que prévu après une descente aux enfers depuis plus d'un an. Il recueille 8,5% des voix dans cet Etat industriel qui compte notamment les sièges de la Poste, des télécoms mais aussi de la première compagnie aérienne Lufthansa ou des groupes énergétiques RWE et EON.

Le Parti des Pirates, le jeune mouvement contestataire qui a le vent en poupe, fait son entrée dans un quatrième parlement régional avec 7,8% des suffrages.

Avant la tenue du vote, les analystes estimaient toutefois que l'impact devrait rester limité pour la chancelière qui jouit toujours d'une grande popularité personnelle.

Les Allemands lui savent gré de promouvoir l'austérité budgétaire pour soigner la zone euro mal en point. Selon un sondage effectué pour l'hebdomadaire Stern, 59% d'entre eux refusent des mesures pour soutenir la croissance qui se traduiraient par de nouvelles dettes.

Elle devrait s'exprimer sur ces résultats lundi.

Fidèle à son credo de l'austérité, la chancelière a encore réaffirmé jeudi devant les députés qu'elle excluait une croissance financée à crédit.

L'influent hebdomadaire die Zeit se demande toutefois cette semaine: "combien de temps encore?". "Angela Merkel est au sommet de son pouvoir (...) et sait que les choses vont maintenant commencer à être difficiles".

Le bilan de la coalition libéralo-conservatrice s'avère calamiteux depuis son arrivée au pouvoir en 2009: Le FDP a échoué à dépasser la barre des 5% dans six scrutins régionaux. La CDU a notamment perdu son fief historique du Bade-Wurtemberg, la deuxième ville du pays Hambourg et n'a enregistré qu'un peu plus de 20% dans plusieurs autres régions.

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