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09/12/2017

Loi Électorale Révisée Et Budget 2018 – Course Contre La Montre Au Sénat

 

 
 

Loi Électorale Révisée Et Budget 2018 – Course Contre La Montre Au Sénat

Le 15 décembre prochain, la session ordinaire de septembre, traditionnellement budgétaire, touche à sa fin.

Le projet de la révision de la loi électorale s’étant invité dans le débat, le Parlement a vu son agenda totalement perturbé, reléguant au second plan l’examen du projet de budget 2018, traité en mode urgence à l’Assemblée nationale, sans grande modification à l’Ecofin. A ce jour, ce texte fait face à la controverse dans la classe politique. Ce vendredi, le Premier ministre Bruno Tshibala et le vice-Premier ministre Ramazani Shadary seront devant le Sénat pour défendre les projets de budget 2018 et de la loi électorale révisée. C’est une course contre la montre qui est engagée.

Transmise depuis mardi au Sénat, la loi électorale révisée, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, fait l’objet d’intenses tractations politiques. Mercredi dernier, alors que le Sénat s’apprête à ouvrir le débat sur cette loi, l’Opposition parlementaire est allée à la rencontre du président de la chambre haute du Parlement, Léon Kengo wa Dondo, pour solliciter son arbitrage au sujet des dispositions qui fâchent, notamment celles fixant le seuil de représentativité et la caution aux législatives. Dans les couloirs du peuple, ça bouge dans tous le sens.

Entre-temps, au niveau de l’Assemblée nationale, le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2018 a été adopté à la va-vite, mercredi dernier, en plénière. La Commission qui était chargée de l’enrichir n’a pas apporté de grandes modifications. Les choses trainent en longueur alors qu’il y a urgence.

Le temps ne joue pas en faveur de la Céni. Tout calcul fait, le Parlement n’a plus qu’une semaine pour boucler la session parlementaire en cours. Devant lui, il y a deux urgences qui ont une incidence réelle sur le cycle électoral tel que tracé dans le calendrier électoral du 5 novembre 2017.

Dans l’Hémicycle, c’est la course contre la montre qui est engagée. Evidemment, l’Assemblée nationale a déjà joué sa partition en adoptant en première lecture le projet de budget 2018 et la loi électorale révisée. C’est maintenant le tour du Sénat de s’appesantir sur ces deux documents essentiels à la programmation électorale faite par la Céni.

L’on est face à une alternative. Soit le Sénat fait profil bas et se plie aux options levées préalablement par l’Assemblée nationale. Cela en adoptant en l’espace d’une semaine ces deux lois. Soit le Sénat prend tout son temps pour corriger les imperfections contenues dans la loi électorale révisée en y apportant des éléments consensuels.

Grand oral pour Bruno Tshibala et Ramazani Shadary

Il nous revient, au moment où nous bouclions cette édition, que le Premier ministre Bruno Tshibala et le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Ramazani Shadary, seront les invités de la chambre haute du Parlement pour défendre, chacun en ce qui le concerne, le budget 2018 et la loi électorale révisée, adoptés en première instance à l’Assemblée nationale.

Pressé par la Céni, le gouvernement tient à boucler ces deux lois avant le 15 décembre prochain date prévue pour la clôture de la session parlementaire en cours. Une session extraordinaire devenant presque improbable, faute de moyens. Les finances publiques frôlant le rouge, le gouvernement presse donc le Sénat à mettre sur le compte de l’urgence l’adoption de ces deux lois. Une semaine, est-ce assez pour se prononcer sur deux textes aussi importants ?

Au Sénat, on mesure la pression, mais on tente d’éviter toute précipitation, compte tenu du degré de sensibilité suscité à l’Assemblée nationale par l’adoption, sans l’Opposition, de la loi électorale révisée. Dans tous les cas, l’urgence ne peut pas servir de prétexte pour contraindre le Sénat à tout boucler avant le 15 décembre 2017.La loi électorale révisée est si importante que l’on ne peut pas traiter ce sujet avec légèreté, dans la mesure où la sérénité dans l’organisation des élections en dépend énormément.

De ce point de vue, il y a nécessité de trouver un consensus en intégrant l’Opposition dans la procédure d’adoption de cette loi électorale révisée pour éviter toute friction dans les mois à venir. C’est à quoi, apprend-on du Palais du peuple, travaille activement le bureau du Sénat. De l’autre côté, il y a également le projet de budget 2018 ; un autre sujet majeur qui pèse également dans la poursuite du processus électoral. Il s’agit à ce niveau de trouver des passerelles nécessaires pour mettre la Céni à l’abri du besoin – la tenue d’élections étant prévue au cours de l’exercice budgétaire 2018

05/12/2017

La revue de presse de ce lundi 04 December 2017

La revue de presse de ce lundi 04 December 2017   

 
Sous l’initiative du président de l’Assemblée nationale,  des députés de l’opposition et de la Majorité se sont concertés dimanche pour aplanir leurs divergences sur des questions qui les divisent autour du projet de loi électorale en examen depuis quelques jours à l’hémicycle.

Les journaux de Kinshasa parus lundi 4 décembre reviennent largement sur cette réunion autour de la loi électorale.

D’après La Prospérité, les deux camps ont tenté mais en vain au cours de cette réunion de dimanche d’en venir à bout de réticences et des convictions des députés de l’opposition. Ces derniers sont partis de cette rencontre sans qu’ils n’aient donné leur quitus aux propositions avancées par la Majorité, fait savoir le quotidien.

La veille, rappelle le journal, les députés de l’opposition avaient claqué la porte de l’hémicycle de l’Assemblée nationale «très fâchés». Ils ne voulaient pas soutenir certaines dispositions contenues dans cette loi sous examen dont le seuil de représentativité,  la machine à voter et la caution jugée élevée, explique le confrère.

Le quotidien estime que les députés de l’opposition qui préfèrent adopter la politique de la chaise vide dans ce débat plantent eux-mêmes le décor du glissement. Le journal prévient en effet que tout retard dans l’examen et adoption de la loi électorale peut, à elle seule, bloquer l’essentiel de l’arsenal juridique nécessaire à la tenue des élections apaisées en 2018 en  RDC.

Une inquiétude relayée par Forum des As qui dénonce des manœuvres qui ont le triste mérite de contrarier l’agenda de l’Assemblée nationale par rapport aux contraintes légales.

Le journal fait remarquer que l’accomplissement du chronogramme de la CENI dépend de l’évacuation de différentes contraintes dont celles dites «légales» qui relèvent du Parlement. Et parmi ces contraintes légales, précise le quotidien, figure le projet de révision de la loi électorale actuellement sous examen, un texte qui doit être voté au plus vite pour permettre à la CENI de disposer du matériau légal, souligne le tabloïd.

Une lueur d’espoir semble cependant se profiler à l'horizon face à cette impasse au tour de l’adoption du projet de loi électorale. A en croire L’Avenir,  une nouvelle réunion spéciale est prévue ce lundi 4 décembre 2017 entre les députés de l’opposition et de la Majorité pour trouver un compromis autour des questions qui fâchent.

Si tout va bien, pense le quotidien, le vote de cette loi importante interviendra  probablement  dans l’après-midi de ce lundi,  afin de doter la CENI d’un texte très capital pour l’organisation des élections.

Le Potentiel de son côté dénonce «une loi électorale proposée par le gouvernement pour exclure intentionnellement Moïse Katumbi de la course à la présidentielle».

Le quotidien s’appuie sur les analyses du député national de l’opposition Toussaint Alonga, membre de la commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale. Au cours d’un point de presse organisé dimanche à Kinshasa, l’élu a estimé que la nouvelle loi électorale exclut considérablement d’autres acteurs politiques nationaux majeurs en s’appuyant sur la situation pénale des acteurs politiques, rapporte le quotidien.

Pour l’opposant, poursuit le tabloïd, cette disposition contenue dans le nouveau projet de loi électorale est aux antipodes de l’article 110 de la Constitution alinéa 8 qui subordonne l’exclusion à l’élection à "l’existence d’une condamnation d’un acteur politique pour une infraction intentionnelle".  

 Le Phare fait savoir que Le Rassemblement de l’opposition rejette cette nouvelle loi électorale. Invité dimanche à une réunion de l’Alternance pour la  République (AR) et après avoir pris actes des analyses critiques du président de l’Alternance pour la République, Delly Sesanga contre la loi nouvelle loi électorale , le président du Rassemblement Félix Tshisekedi a en effet, annoncé une nouvelle marche pacifique le 19 décembre 2017 pour exiger le rejet de cette nouvelle loi électorale mais également contrer les dérives du pouvoir en place, lit-on dans les colonnes du quotidien.

 

(  ro , )



04/12/2017

RDC : plus de 12.000 Congolais ont fui en Zambie ( HCR)

 
 
 
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RDC : plus de 12.000 Congolais ont fui en Zambie ( HCR)


Plus de 12 000 Congolais ayant fui la violence des groupes armés dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) se sont réfugiés en Zambie, a annoncé vendredi 1er novembre le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Parmi ces 12.000 réfugiés, 8.400 sont arrivés sur le territoire zambien au cours des trois derniers mois. Environ 80% des réfugiés congolais en Zambie sont des femmes et des enfants chassés par l’extrême brutalité des milices. Les informations reçues par le HCR font état de civils tués, de femmes violées, de biens privés pillés et de maisons incendiées, indique le Centre d’actualités de l’ONU.

« La plupart des réfugiés viennent des provinces du Haut-Katanga et du Tanganyika (RDC) », a précisé le porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d’un point de presse à Genève.
La majorité des réfugiés sont entrés sur le territoire zambien via la province de Luapula. Ils sont hébergés au Centre de transit de Kenani situé à Nchelenge, à environ 90 kilomètres de la frontière entre la Zambie et la RDC.

« Les gens entrent également dans d’autres provinces du nord et du nord-ouest de la Zambie », a déclaré M. Baloch. « Selon les réfugiés, davantage de personnes pourraient être contraintes de quitter la RDC pour la Zambie, alors que les combats s’intensifient ». Selon le HCR, environ 4,1 millions de personnes sont toujours déplacées à l’intérieur de la RDC.

En Zambie, le Centre de transit de Kenani à Nchelenge, qui accueille actuellement plus de 8.000 réfugiés congolais, est saturé.

« La Zambie a mis plus de terrains à disposition pour un nouveau site afin de réduire la pression sur le site existant et d’accueillir les nouveaux arrivants », a indiqué le porte-parole du HCR.

Cependant, l’agence onusienne et ses partenaires ont un besoin urgent de ressources financières pour développer ce nouveau site et pour que les réfugiés reçoivent une aide vitale, notamment de la nourriture, des abris, de l’eau et des sanitaires.

Les activités humanitaires en RDC et en Zambie sont extrêmement sous-financées.

Sur les 236,2 millions de dollars nécessaires pour répondre aux besoins des réfugiés, des personnes déplacées et d’autres personnes en RDC, seulement 54,6 millions de dollars ont été reçus jusqu’à présent, affirme le HCR. En Zambie, seulement 13,6 millions de dollars ont été reçus.
Dans les deux pays, les fonds reçus ne représentent que moins du quart de ce qui est nécessaire. La Zambie accueille actuellement plus de 65.000 réfugiés sur son territoire, dont environ 33.000 en provenance de la RDC.

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