udps belgique 7Distingués Invités ,
Chers Membres et Combattants du Parti
Chers Amis et Connaissances

Humblement, nous célébrons aujourd’hui le 32eme anniversaire de notre cher parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, en abrégé UDPS. 32 ans correspondant à la durée d’existence du régime autocratique de Mobutu dont les excès dans la démesure de ses actes ont justifié la création de notre propre Parti. Avant d’aller plus loin dans mes propos je tiens, au préalable, à remercier et à féliciter du fond du cœur les organisateurs du cérémonial d’aujourd’hui, en particulier les membres du staff dirigeant de notre Section en Wallonie qui siège dans la Ville de Liège ainsi que nos jeunes frères de l’ASBL Congo Notre Maison qui les ont soutenus dans cette initiative. Je tiens également à remercier tout autant tous les membres du Parti qui se sont déplacés, parfois de très loin, mettant en veilleuse leurs multiples occupations, pour rehausser de leur présence et ainsi contribuer à la réussite de cette cérémonie commémorative.

A l’instar de notre Président sectionnaire, Monsieur Jean de Dieu MITIMA, je réitère à chacun et à chacune ainsi qu’à sa famille nos vœux de bonheur et de plein succès dans tous les projets en perspective, au cours de cette année nouvelle, que nous espérons tous bien meilleure que la précédente.

Distingués Invités,

Chers Membres et Combattants, Chers amis,

Il y a exactement 32 ans, 13 parlementaires, membres du parlement Zaïrois qu’on désignait alors sous le vocable de Conseil législatif, à savoir NGALULA PANDANJILA , KYUNGU WA KUMWANZA , TSHISEKEDI WA MULUMBA , KAPITA SHABANGI , KASALA KALAMBA KABWADI , LUMBU MALOBA NDIBA , LUSANGA NGIELE , MAKANDA MPINGA SHABANTU , KANANA TSHONGO WA MINANGA , NGOYI MUKENDI , BIRINGANIRE MURAGURA , DIA OKEN NDEL ET MOMBO LONA décidèrent, en leur âme et conscience et cela , après plusieurs tentatives infructueuses de démocratisation du régime Mobutu, de créer le 15 février 1982 une nouvelle formation politique dénommée l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, en abrégé l’UDPS. Ce nouveau Parti avait l’ambition de mener une lutte politique démocratique destinée à réintroduire progressivement de réformes d’ordre social et institutionnel rendues nécessaires par la situation prévalant dans notre pays aux fins de permettre aux Zaïrois que nous étions d’accéder, nous aussi au bonheur en menant une existence décente et digne valant la peine d’être vécue ! Cette ambition correspondait au retour du régime politique inscrit dans l’acte de naissance de la République Congolaise du 30 Juin 1960 qui était le produit d’une négociation politique et non d’une révolution. La réalisation de ce noble dessein n’était possible que par l’instauration progressive d’un régime de droit, lequel, par sa nature est respectueux de droits élémentaires de gens ; à mesure de faire passer la société Zaïroise de l’état naturel qu’elle était à une société de connaissance, à la société civile dans laquelle le fonctionnement général ainsi que l’ordre public qui s’en suit reposent sur de normes générales et impersonnelles, imposables à tous et non sur de passions naturelles des hommes, comme c’était le cas dans Le Parti – État MPR ! Et l’UDPS ne peut réussir cette noble mission d’instauration d’un État de droit au Congo si, elle-même, ne se transforme pas, en son sein, en un parti de droit.

Entre le 15 février 1982 et le 24 avril 1990 où Mobutu, cédant aux pressions internes et externes, résolu, à son corps défendant, de prononcer en pleurs le multipartisme, l’UDPS évoluera en clandestinité ; ses membres et leurs familles subissant toutes sortes de vicissitudes, certains y perdant la vie, laissant veuves et orphelins auxquels la postérité du Parti a l’obligation morale de se souvenir. Bien que solennellement reconnue, l’ouverture politique annoncée, au lieu d’ouvrir la voie à la transition démocratique se transforma très vite en pratiques clientélistes à grande échelle mêlées à des actes répressifs, notamment à la suite des échecs successifs de négociations entre l’opposition et le pouvoir, dus, en grande partie au manque total de confiance des uns et des autres. Ce climat politique malsain se prolongera jusqu’à la tenue de la Conférence nationale Souveraine de 1992 réclamée à cor et à cri par l’opinion nationale au point d’en payer le prix du sang lors de la marche tristement célèbre de chrétiens du 16fevrier 1992 !

En commémorant , comme aujourd’hui , la date du 15 Février 1982 , qui représente ce désir insatiable de renaissance d’une nation éprise de paix et de liberté dans notre pays , c’est à ces nombreux martyrs , à toutes ces peines , douleurs , souffrances et sacrifices qui se perpétuent encore de nos jours , que vont nos pensées et nos prières ! Ainsi demanderais-je à cette auguste Assemblée de se lever et d’observer , encore une fois , une minute de silence supplémentaire en mémoire à ce passé et ce présent de supplices !… Merci .

Distingués invités ,
Chers Membres et Combattants , Chers Amis ,

En espérant béatement que l’ouverture démocratique proclamée par Mobutu le 24 Avril 1990 , constituerait la voie d’entrée dans un régime de droit susceptible de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de nos populations : nous avions totalement occulté de notre conscience le poids quasi insurmontable de contraintes imposées à la politique intérieure de notre pays par les acteurs narcissiques internationaux , ontologiquement aliénés à la satisfaction naturelle et immédiate de leurs besoins libidineux , sous-jacents au désir répressif et inconscient du contrôle et de la domination de l’autre , surtout lorsque celui-ci appartient à une contrée qui attise sans cesse ces pulsions , de par la présence dans son sol et son sous sol de ressources naturelles qu’ils ne peuvent cesser de convoiter ; dussent-ils commettre de crimes contre l’humanité tels qu’on l’a vécu dans l’Est de notre pays ! d’autres Peuples en d’autres temps ont vécu pareilles situations ! Les mêmes causes produisent les mêmes effets ! Ainsi les échecs successifs de concertations politiques destinées à la mise en œuvre d’un gouvernement de transition avant la CNS , l’arrêt de fonctionnement du gouvernement qui fut issu suivi de la période d’attribution indu d’un mandat supplémentaire à MOBUTU jusqu’à l’avènement de l’AFDL en 1996 relèvent de la responsabilité des acteurs externes principalement et des acteurs internes accessoirement au vu du rapport de forces des uns et des autres . Certains à l’intérieur comme à l’extérieur avaient imaginé une coalition gouvernementale entre l’opposition intérieure représentée par l’UDPS et l’AFDL à la chute du régime de Mobutu , fragilisé depuis longtemps par les forces politiques internes . Le pasteur Jesse Jackson s’étonnera lors d’une visite à Kinshasa de l’impossibilité d’établir une coalition entre ces deux forces politiques ! l’Échec de cette coalition attendue fût rejaillir à la surface les failles existant entre différentes factions de l’AFDL qui éclatera finalement provoquant ce que Mme Madeleine Allbright qualifiera de 1ere guerre mondiale africaine car son objectif sous-jacent était la modification des frontières de la RDC telle qu’on l’avait connu en Europe à la suite de la guerre 14-18 . Le non atteint de cet objectif aboutit à l’enlisement du conflit sur fond de massacre génocidaire de populations congolaises de l’Est et du Pillage sans précédent de ressources naturelles de la région , couvert par l’argument du droit légitime du pouvoir rwandais de poursuivre les interhamwés génocidaires sur le territoire congolais . Le pouvoir rwandais couvrait ainsi ses velléités annexionnistes de l’Est du Congo , découlant de la volonté intrinsèque de ses parrains anglo-saxons , sous l’argumentaire de l’exercice de son droit de poursuite , faisant par ce fait d’une pierre , deux coups !

Les hostilités ouvertes ne prendront manifestement fin qu’à la suite de l’assassinat de LAURENT DESIRE KABILA qui rechignait jusque là d’ouvrir le volet du dialogue inter-congolais préconisé par l’Accord de Lusaka . Ces négociations internes virent le jour après l’accession au pouvoir de Hyppolite KANAMBE sous l’identité politiquement ajustée de Joseph KABILA ; ce faussement identitaire accompagnera l’ensemble de ses « actes publics » à ce jour . Les travaux du dialogue inter-congolais destinés à résoudre l’aspect politique de la crise congolaise ne pouvaient échapper à l’influence extérieure , mais aboutirent néanmoins à l’Accord Global et Inclusif qui définissait les règles générales et impersonnelles devant régir la période de transition démocratique précédant les élections générales de 2006 , à commencer par le scrutin local . Après plusieurs tractations et manœuvres la composition du gouvernement issu de ces négociations excluait l’Udps de l’exercice du pouvoir de transition !

Exclu de l’exercice du pouvoir entre 1982 et 1992 ; entre 1992 et 1996 ; entre 1996 et 2001 , l’Udps se trouvait de nouveau exclu au travers d’un accord conclu sous le sceau de la communauté internationale qu’elle qualifiait elle même de «  Global et Inclusif e » . L’UDPS apparaissait ainsi aux yeux de tous comme un parti martyr ! La frustration subséquente était telle qu’un bon nombre de nôtres préconisèrent le recours à la voie de la lutte armée . C’était ce qu’espéraient nos adversaires politique s pour éradiquer l’UDPS à l’instar des anciens partis patriotiques congolais des années 60 .

Par la sagesse de son leader Étienne TSHISEKEDI , l’UDPS accepta de boire le calice jusqu’à la lie . Mais cette prise de position masochiste déclencha en compensation la manifestation de symptômes psychosomatiques de l’organisme du Parti à travers l’accentuation de rivalités intra et inter individuelles dont l’apogée sera atteint par la décision de refus de participer aux échéances électorales de 2006 .

La suite de l’Allocution dans nos prochaines éditions .

Portez – vous bien et paix chez -vous .

Mis en ligne par Willy Fram Toutou
Udps-Médias