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04/03/2014

MONDE - Dans un message lu devant le Conseil de sécurité de l'ONU ce lundi...

Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, le 19 février 2014.

Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, le 19 février 2014.  EAST NEWS/SIPA

MONDE - Dans un message lu devant le Conseil de sécurité de l'ONU ce lundi...

Le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch a demandé au président russe Vladimir Poutine l'aide militaire de Moscou «pour défendre la population ukrainienne», a indiqué lundi l'ambassadeur russe à l'ONU.

S'exprimant devant le Conseil de sécurité, Vitali Tchourkine a cité un «message» en ce sens adressé à Poutine dans lequel Ianoukovitch affirme que «l'Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev».

«Des vies sont menacées (...) des gens persécutés», souligne le message cité par l'ambassadeur. L'ex-président ukrainien y «demande l'utilisation des forces armées de la Fédération de Russie pour protéger la population ukrainienne», a-t-il ajouté.

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L'intervention russe en Crimée a pour unique objectif de «défendre nos compatriotes et nos citoyens», a également déclaré l'ambassadeur, répétant la position de Moscou.

Ianoukovitch est toujours le président légitime de l'Ukraine, même si son autorité est «insignifiante», a estimé ce lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

Moscou a accepté d'assurer la protection de M. Ianoukovitch sur le territoire russe. Le président déchu est réapparu vendredi pour la première fois depuis sa destitution pour donner une conférence de presse dans la ville russe de Rostov-sur-le-Don (sud).

«Les vainqueurs (à Kiev) veulent piétiner les droits fondamentaux» des minorités pro-russes et «menacer nos compatriotes et la flotte de le Mer noire», a insisté Tchourkine. «Les actions de la Russie sont légitimes», a-t-il conclu.

«Une violation des lois internationales»

Tour à tour, l'ambassadrice américaine Samantha Power et ses homologues britannique, Mark Lyall Grant, et français, Gérard Araud, ont réfuté les arguments russes.

L'initiative russe en Crimée «n'est pas une mission de protection des droits de l'homme mais une violation des lois internationales et de la souveraineté de l'Ukraine», a affirmé Samantha Power. «C'est un acte d'agression et il doit cesser».

«Il n'y a aucune preuve de violences contre les communautés russes ou pro-russes» en Ukraine, a-t-elle martelé. «La Russie réagit à une menace imaginaire.»

«Du mauvais côté de l'Histoire»

Pour les Etats-Unis, a-t-elle ajouté, les autorités de Kiev «ne sont pas un gouvernement de vainqueurs mais un gouvernement du peuple». Le président des Etats-Unis Barack Obama a également affirmé ce lundi que la Russie était «du mauvais côté de l'Histoire» en Ukraine, et assuré que la communauté internationale était unie pour rejeter l'intervention de Moscou chez son voisin.

«S'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques (et) diplomatiques qui isoleront la Russie», a-t-il prévenu.

S'adressant au Conseil de sécurité, l'ambassadeur ukrainien Iouri Sergueyev a souligné que les forces armées ukrainiennes «avaient fait preuve de retenue jusqu'à maintenant», mais il a mis en garde contre le risque de «provocations» qui pourraient être utilisées par l'armée russe pour attaquer l'Ukraine. Il a demandé au Conseil «d'autoriser une médiation internationale» dans cette crise.

 

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