Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

13/03/2014

Léon Kengo wa Dondo a lamentablement échoué dans sa tentative d’aider Joseph Kabila à prolonger en contrepartie de l’Hôtel du gouvernement.


Léon Kengo wa Dondo a lamentablement échoué dans sa tentative d’aider Joseph Kabila à prolonger en contrepartie de l’Hôtel du gouvernement.

Il a grillé sa dernière carte, la semaine dernière, en face de Thomas Luhaka, en compagnie d’autres cadres bembistes, qu’il avait invités pour se faire fixer sur la position du MLC vis-à-vis de la nébuleuse coalition kengiste dénommée Opposition républicaine. Luhaka lui a lancé à la figure le non catégorique de Jean-Pierre Bemba Gombo, depuis sa cellule, à la CPI -Cour pénale internationale. Humiliant rendez-vous Kengo a du sentir ses jambes le lâcher pour se demander ce qui lui reste à présenter à Kabila après le boycott bembiste.

Ce qui lui reste entre les mains, que du menu frétin comme “le sans-compétence” Lisanga Bonganga qui n’a même pas de l’autorité sur le seul député national de son parti, Me Alonga Boni, José Makila lancé dans une campagne de presse pour se faire passer pour un vertébré après avoir obtenu zéro voix à l’élection du gouverneur de la province de l’Equateur, le troublion Mfumu Ntoto passé maître dans la transhumance politique, hier partisan acharné d’une troisième voie mal définie, indigeste et inintelligible, aujourd’hui embarqué dans la voie d’un gouvernement de cohésion nationale sans perspective. Oh! Pauvre Léon, qu’est-ce que c’est dur de boire la calice jusqu’à la lie à quatre-vingts ans d’âge. Déjà que Joseph Kabila l’avait profondément humilié un jour de 2013.

La veille, l’ancien Premier ministre du Maréchal Mobutu considéré comme le parrain de l’enrichissement illicite dans le régime déchu avait reçu un appel pour qu’il convie tous les opposants-concertateurs à une rencontre avec le Chef de l’Etat, au Palais du peuple. Servilement, il avait repercuté le message. Le jour venu, il est resté à attendre pendant des longues heures avec ses affidés sans que l’ombre de Joseph Kabila ne passe par là. En début d’après-midi, il a fini par demander à sa troupe de rompre les rangs, quitte à ne pas trop s’éloigner de la bâtisse chinoise dans l’hypothèse de revenir au plus vite si jamais le protocole présidentiel avisait avant la fin de la journée.

La nuit a eu raison de la patience de Kengo et ses hommes répartis chez eux sans avoir eu droit au rendez-vous présidentiel. Pour essayer de se donner un peu de contenance, il a fallu que Kengo s’en explique le lendemain directement devant l’auditoire des naïfs gagnés au mythe répandu et entretenu, selon lequel Kengo ne fait rien au hasard. Pour toute explication, il s’est contenté de présenter des excuses à la place de l’autre, affirmant que lui-même avait été, plus d’une fois, l’objet de déconvenue du même genre. Oh! Pauvre Kengo. Sait-il que Joseph Kabila se demande pourquoi lui donner la Primature? En contrepartie de quoi? Disons, qu’est- ce qu’il a fait pour Kabila dont le souci se cristallise aujourd’hui ailleurs, autour de la réponse à apporter à l’équation 2016. mATTHIEU KEP

Les commentaires sont fermés.