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21/03/2014

UKRAINE. Washington sévit, Moscou réplique aussitôt

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UKRAINE. Washington sévit, Moscou réplique aussitôt

Le Nouvel Observateur avec AFP

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Publié le 20-03-2014 à 17h27Mis à jour à 18h29

Le ton continue de monter entre les deux capitales, à coup de sanctions réciproques. "A chaque acte hostile, nous répondrons de manière adéquate", prévient la Russie.

Barack Obama et Vladimir Poutine. JEWEL SAMAD / AFPBarack Obama et Vladimir Poutine. JEWEL SAMAD / AFP
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Si le dialogue n'est pas totalement rompu entre les deux pays, Moscou et Washington sont à couteaux tirés sur fond de crise en Crimée. Dernier épisode ce jeudi 20 mars : le président Barack Obama a menacé de s'en prendre à des "secteurs clé" de l'économie de la Russie, et annoncé l'imposition de sanctions contre 20 nouveaux responsables et une banque.

"La Russie doit comprendre qu'une escalade supplémentaire ne fera que l'isoler davantage de la communauté internationale", a affirmé Barack Obama lors d'une courte intervention à la Maison Blanche consacrée à l'Ukraine.

20 personnes ont été ajoutées à la liste des personnes sanctionnées dans le cadre de la situation en Ukraine, a ensuite précisé le département du Trésor. 11 responsables russes ou pro-russes en Ukraine avaient déjà été punis lundi, voyant leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés.

La banque concernée est "Bank Rossiya", présentée par des responsables américains comme très proche du Kremlin, détenant des avoirs de membres de l'entourage du président Vladimir Poutine.

"Nous prenons ces mesures dans le cadre de la réaction à ce que la Russie a déjà fait en Crimée", a fait remarqué Barack Obama.

Des futures sanctions contre des "secteurs clés" ?Mais il a aussi brandi la menace de sanctions aux conséquences sur des "secteurs clé" de l'économie russe si Moscou ne change pas de comportement.

"Ce n'est pas ce qui a notre préférence", a assuré Barack Obama, en prévenant que de telles mesures auraient des "conséquences importantes" sur l'économie russe.

Barack Obama a en outre insisté sur le fait que le soutien de son pays à ses alliés de l'Otan resterait "inébranlable", et qu'il ferait passer ce message lors de la tournée qu'il va entreprendre en Europe à partir de lundi, aux Pays-Bas, en Belgique et en Italie.

Le dirigeant américain a toutefois assuré que "la diplomatie se poursuit entre les Etats-Unis et la Russie", et que Moscou pouvait encore résoudre la crise via une "solution diplomatique" avec les autorités de Kiev.

Des responsables américains sanctionnés

Aussitôt après ces annonces américaines, Moscou a répondu coup pour coup en publiant à son tour sa propre liste de sanctions contre des responsables américains.

"Qu'il n'y ait aucun doute : à chaque acte hostile nous répondrons de manière adéquate", prévient le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Nous n'avons cessé d'avertir que l'emploi de sanctions est à double tranchant et touchera les Etats-Unis eux-mêmes comme un boomerang", a-t-il ajouté, estimant que cette manière d'agir était "mal à propos et contre-productive".

 La liste russe, visant neuf personnes, touche trois conseillers de Barack Obama et plusieurs parlementaires, dont le sénateur conservateur John McCain. Une sanction qui semble ne pas effrayer outre mesure l'ex-candidat à la présidentielle américaine de 2012 : 

"Je suis fier d'être sanctionné par Poutine. Je ne cesserai jamais mes efforts et mon dévouement pour la liberté et l'indépendance de l'Ukraine, qui comprend la Crimée", a ainsi réagi sur son compte Twitter John McCain.

Le Kremlin a estimé que l'élaboration de listes de sanctions contre Moscouen représailles au rattachement de la Crimée à la Russie est "inacceptable".

"Quels que soient les noms de familles qui figurent dans cette liste, la pratique consistant à faire des listes est pour nous inacceptable", a déclaré Dmitri Peskov, cité par l'agence Interfax.

G.S. - avec AFP

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