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29/03/2014

La seule vraie réponse '' STRATEGIE''

La seule vraie réponse '' STRATEGIE''

En ouvrant un journal ou en allumant la télévision, vous verrez un nombre incalculable d’exemples de ce que je vous décris. Vous pourrez y voir un homme se prenant pour le « Joker », un personnage de bande dessinée, qui a commis des actes de violence extrême en tuant des gens et en détruisant des familles. Ailleurs, vous verrez un homme qui a rêvé à la vie imaginaire qu’il pourrait avoir s’il tuait sa femme. La violence satanique est réelle et largement répandue.

Mais vous ne serez pas influencé si vous utilisez les outils que Dieu donne à ceux qui veulent s’en servir. Je vais maintenant vous présenter quatre « clés » pour résister aux démons et à Satan lui-même alors que sa guerre contre l’humanité s’intensifie. Bien que ces clés puissent paraître simples, voire évidentes, puisse Dieu vous aider à vraiment les utiliser dans votre vie ! Si vous le faites, elles constitueront une barrière protectrice qui empêchera Satan le diable et ses démons de contrôler votre esprit et de vous éloigner de ce qui est bon, vertueux et juste.

La première clé est de bâtir une relation solide avec Dieu, votre Créateur, le Dieu de la Bible. Apprenez à « chercher » Dieu en étudiant véritablement la Bible, qui est Sa révélation à l’humanité. Je vous suggère de commencer avec le livre de Matthieu, puis de poursuivre dans le Nouveau Testament. Après avoir lu les Évangiles, il serait judicieux de lire le livre des Actes puis les « épîtres générales » comme Jacques, 1 et 2 Pierre, 1, 2 et 3 Jean, ainsi que Jude. Ces livres ont été écrits par ceux qui ont personnellement travaillé avecJésus-Christ pendant trois ans, alors qu’Il était dans la chair, ou par Ses frères physiques qui ont grandi avec Lui ! Ceux d’entre vous qui êtes familiers avec l’ordre original des livres du Nouveau Testament comprendront que ces épîtres « générales » se placent chronologiquement avant les épîtres de Paul.  La Bible : Réalité ou fiction ?, pour en apprendre davantage à ce sujet). Étudiez ces épîtrescar elles vous apporteront les bases du mode de vie chrétien et la force spirituelle pour résister à Satan et à ses démons.

Pendant votre étude, lisez les exemples de prières dans la Bible– en particulier la « prière du Seigneur » dans Matthieu 6 qui donne les grandes lignes de ce que devraient être nos prières. Apprenez à parler avec Dieu de tout votre cœur – sans répéter machinalement des mots appris à l’avance. Apprenez à réfléchir profondément sur ce que vous lisez dans la Bible et à méditer sur ce que Dieu vous dit dans Sa parole inspirée et sur le but de la vie, du point de vue de votre Créateur. Demandez à Dieu de vous aider à penser comme Il pense et à avoir « les sentiments qui étaient en Jésus-Christ » (Philippiens 2 :5). Enfin, ne négligez pas l’Ancien Testament – qui constituait les seules Écritures disponibles à l’époque du Christ, c’est-à-dire les écrits que Lui et les apôtres citaient régulièrement lorsqu’ils prêchaient !

Guidez votre vie afin de vous entourer de gens qui prennent la Bible au sérieux. Apprenez à passer du temps avec des gens bienveillants et équilibrés – pas avec des personnes insensées et bizarres. Car les gens négatifs et impies vous tireront vers le bas si vous ne développez pas un fort caractère spirituel. La Bible nous dit : « Celui qui fréquente les sages devient sage, mais celui qui se plaît avec les insensés s’en trouve mal » (Proverbe 13 :20). Choisissez vos amis avec prudence et fréquentez des gens équilibrés, justes et positifs dans leur vie qui ne vous entraîneront pas vers le bas.

La voyance et le spiritisme

La deuxième clé est de connaître, du point de vue divin, quelle est la nature de Satan et du monde des esprits. Ne vous immergez pasdans le monde des esprits à travers la propagande de Satan, les livres et les films à propos des démons, ainsi que les voyants, le spiritisme et les autres personnes versées dans l’occultisme. Satan est un ange déchu très puissant et persuasif qui a réussi à séduire nos premiers parents, Adam et Ève.

Lorsque vous apprenez qui est Satan, à travers la parole divine, vous saurez que la Bible montre clairement que lui et ses démons ne peuvent pas vous tuer, ou vous forcer à faire quoi que ce soit, sauf si vous vous « laissez aller » et rendez cela possible. Dans Sa parole inspirée, l’Éternel Dieu nous révèle : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus » (Jacques 4 :7-8).

Notre Créateur nous ordonne directement de ne pas « s’approcher » de Satan et de ses démons. Nous devons résister à Satan et nous « approcher » de Dieu. Comme nous l’avons montré, nous nous « approchons » de Dieu en étudiant sincèrement et profondément Sa parole révélée (la Sainte Bible), en méditant sur cette parole et en priant Dieu avec ferveur pour Lui demander Sa sagesse, Ses instructions, Son intervention et Sa délivrance contre Satan et toutes les choses mauvaises.

La troisième clé est de développer une stratégie pour résister à Satan et à ses démons. En construisant une relation forte avec Dieu, comme nous l’avons vu, vous êtes sur la bonne voie ! Mais, afin d’être vraiment solide, vous devez développer une stratégie spécifique qui affectera votre esprit, votre vie et votre façon de penser !

Une part importante de cette stratégie est de vous assurer d’éviter tout contact avec Satan et ses démons. Soyez vigilant en ce qui concerne les films ou les émissions télévisées que vous regardez, les jeux vidéo auxquels vous jouez et les sites Internet que vous consultez. Sans y prendre garde (ou de manière délibérée), de nombreux divertissements gravent dans votre esprit un mode de vie trompeur – mélangeant ce qui est bon et mauvais, et préparant assurément lavoie au monde néfaste des esprits autour de nous. Satan est capable de séduire et de détourner des millions de gens des sujets vraiment importants de la vie, en les « divertissant » avec des programmes vides et pervers à la télévision et dans les autres médias. Satan et ses démons veulent accaparer notre temps libre afin de nous empêcher d’étudier réellement la révélation de notre Créateur et de méditer sur les sujets essentiels.

Une autre part de cette stratégie est de s’entourer de personnes positives – des personnes sages qui mettent l’accent sur Dieu au lieu de se concentrer sur des idées perverses et bizarres. Assurez-vous aussi de sortir régulièrement, de voir la lumière du jour et de prendre l’air ! Regardez la lune et les étoiles ; prenez conscience que c’est le Créateur qui a formé ces corps célestes. Faites de l’exercice – si votre santé vous le permet – afin de ressentir le bien-être émotionnel provoqué par la montée d’endorphines et de vous sentir mieux dans votre corps et dans votre vie. Dirigez votre esprit vers des sujets positifs, au lieu de laisser vos pensées « divaguer » vers le découragement, la mélancolie, l’apitoiement sur soi et l’amertume. Dieu nous dit : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées » (Philippiens4 :8). Oui, nous devons méditer sur ces sujets, afin que « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, [garde nos] cœurs et [nos] pensées en Jésus-Christ » (verset 7).

La quatrième et dernière clé est de comprendre que vous êtes engagé dans une guerre spirituelle contre un des êtres les plus puissants de l’univers. Seuls Dieu le Père et Jésus-Christ sont plus puissants que lui. Et c’est par la puissance du Père et du Christ que vous aurez vous-même la puissance – Leur puissance – de vaincre Satan et ses démons. Vous ne devez pas céder aux attitudes de séduction, de découragement et d’abattement que Satan et ses démons diffusent continuellement. Avec l’aide du Saint-Esprit, vous devezcombattre cette guerre comme si votre vie en dépendait ! Et, en vérité, votre vie en dépend.

En décrivant ce combat, l’apôtre Paul fut inspiré à nous dire : « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10 :4-5).

Nous avons besoin de l’aide de Dieu pour chasser les mauvaises pensées et les pulsions charnelles – souvent placées dans notre esprit par Satan et ses démons, si nous leur laissons la place pour agir. Au lieu d’ouvrir la porte aux influences démoniaques, nous devons travailler continuellement à « amener toute pensée captive à l’obéissance de Jésus-Christ ». Nous devons implorer Dieu et demander au Christ de vivre Sa vie en nous à travers le Saint-Esprit (Galates 2 :20).

Une des stratégies préférées de Satan est de pervertir les vérités spirituelles pour les utiliser à ses propres fins. Beaucoup d’entre vous ont vu les films de Star Wars dans lesquels les personnages parlent souvent de « la force ». Voici une vérité encourageante : en tant que chrétiens, la « force » suprême de l’univers travaille en nous, si nous nous soumettons à Dieu et si nous utilisons cette force de tout notre cœur !

Il nous faut connaître la puissance dont nous pouvons disposer à travers une relation véritable et intime avec le Créateur Dieu – le Dieu de la Bible – et par Son Saint-Esprit en nous. Dieu nous aidera si nous Lui demandons et Lui obéissons. Il nous délivrera des passions et des pensées néfastes placées dans nos esprits par des anges déchus qui s’acharnent à nous tirer vers le bas et à nous détruire. Dieu nous donne les outils pour gagner la guerre spirituelle qui est devant nous. Puisse Dieu vous aider et vous inspirer à utiliserces quatre clés en tant que fondation pour gagner cette bataille ultime – et devenir finalement membre du Royaume de Dieu, réalisant ainsi le formidable objectif pour lequel nous avons reçu le souffle et la vie !

 

 

Révision constitutionnelle : des «faucons» de la MP toujours tentés par le forcing

Révision constitutionnelle : des «faucons» de la MP toujours tentés par le forcing

Publié par lepharele 26 mars 2014

La voie du forceps semble tenter toujours certains membres influents de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle. Ce raccourci pour procéder à la révision constitutionnelle pourrait se fonder un référendum populaire, dans la droite ligne de l’une des promesses du chef de l’Etat faites lors de son discours de clôture des concertations nationales promettant de réserver 30 % des sièges aux femmes dans certaines institutions de la République. Par le même biais, les stratèges de l’AMP pourraient introduire subtilement dans le projet de la révision constitutionnelle des articles destinés à faire élire dorénavant les députés provinciaux au suffrage indirect, tout comme le chef de l’Etat par les grands électeurs que seront les députés nationaux et les sénateurs, réunis en Congrès.

On retient que les deux révisions constitutionnelles opérées pendant la deuxième législature pour réduire à un tour l’élection présidentielle et donner au chef de l’Etat le pouvoir de dissoudre les assemblées provinciales n’ont pas soulevé les foules ni provoqué des émeutes populaires.

L’alerte de Russ Feingold

Dans son discours d’ouverture de la rencontre de Kingakati, l’autorité morale avait pris un engagement solennel de ne pas comploter ni contre le peuple ni contre la Constitution de la République. Pour sa part, Russ FEINGOLD, envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique dans les Grands Lacs et en République Démocratique avait sonné l’alerte avec des mots clairs et justes à ce sujet : « ce n’est pas bon de modifier la Constitution simplement pour le bénéfice de ceux qui sont au pouvoir ». Une façon de rappeler au passage le cri lancé par Barack OBAMA lors de sa dernière tournée africaine où il appelait les africains à promouvoir des institutions fortes et non des hommes forts.

Certains acteurs politiques proches de l’AMP qui semblent épouser cette thèse de la révision constitutionnelle à chaque étape de la vie nationale en citant certains Etats où cela avait été opéré sans casse font semblant d’oublier que cette opération vise souvent le renforcement du choix du souverain primaire. Le président de la République du Sénégal, MACKY Sall, a donné un exemple frappant et historique en procédant à la réduction de la durée du mandat du chef de l’Etat de sept à cinq ans en précisant que lui-même était concerné, alors qu’il pouvait se réfugier derrière le principe selon lequel la loi ne rétroagit pas. Son souci vise tout simplement à renforcer le choix du souverain primaire et le principe de l’alternance au pouvoir. Bien avant lui, Jacques CHIRAC l’avait fait sans se gêner le moins du monde. Pourquoi alors dépenser trop d’énergie et de salive pour contourner l’un des socles de la Constitution de février 2006, en recourant à des subterfuges pour se moquer du souverain primaire et de la mémoire de ceux qui ont payé de leurs vies pour que le pays se dote d’un texte fondamental exprimant les aspirations de 70 millions des Congolais.

Conflit de légitimité entre Kasa-Vubu, Lumumba

et Tchombe

L’histoire riche et palpitante de notre pays renseigne que la toute première crise politique avait été déclenchée par le conflit de légitimité survenu entre le président de la République, Joseph KASA-VUBU et le premier ministre du gouvernement, Patrice LUMUMBA. Ce dernier se vantait de bénéficier d’une légitimité des urnes issue du suffrage universel direct tandis que celui-là avait été élu par les deux chambres du Parlement où le cartel politique de Lumumba était largement majoritaire.

Pendant cinq ans, le pays fut déchiré par une rébellion muleliste jusqu’à l’avènement de Moïse TCHOMBE qui se heurta aussi à la même crise de légitimité au lendemain de la victoire de son cartel aux élections législatives de 1965. Voilà pourquoi les participants aux travaux de la conférence constitutionnelle de Luluabourg et ceux de la CNS optèrent pour le suffrage universel direct pour éviter au pays de revivre encore une fois les affres de la longue guerre de rébellion muleliste. Lors des négociations politiques inter congolaises de Sun City, le suffrage universel direct était inscrit en lettres d’or dans la Constitution en vigueur en RDC

L’alternance au pouvoir

Les innombrables révisions constitutionnelles opérées par MOBUTU lui avaient permis de renforcer sa dictature féroce. Que des gâchis dans tous les domaines de la vie de la nation et qui ont servi de prétexte à la rébellion de l’AFDL ! Pendant 32 ans de règne sans partage, le MPR-parti Etat avait détruit le pays dans tous ses compartiments, jusqu’à l’âme du Congolais. Voilà pourquoi les différents forums politiques entre Congolais ont insisté sur la réduction du mandat du chef de l’Etat à cinq ans une fois renouvelable.

A deux reprises, la famille politique du Chef de l’Etat a eu à procéder à la révision de la Constitution de février 2006. La première fois c’était pour donner au chef de l’Etat le pouvoir de dissoudre les assemblées provinciales, violant ainsi le principe sacro-saint du parallélisme de forme dès lors que c’est celui qui nomme qui a le droit de révoquer. Cette révision a-t-elle renforcé le choix du souverain primaire ? Non, bien au contraire, il a tout simplement mis entre les mains du chef de l’Etat une épée de Damoclès sur les assemblées provinciales, les gouverneurs de province et leurs adjoints.

La seconde révision constitutionnelle a été effectuée à trois mois de l’élection présidentielle, en la réduisant à un seul tour au lieu de deux comme prévu dans la constitution de février 2006. Ce qui a réduit la légitimité du président élu avec moins de 50 pour 100 des suffrages exprimés. Cela a-t-il renforcé le choix du souverain primaire ? Bien au contraire, bon nombre d’électeurs ne se sont par retrouvés dans cette élection présidentielle à un tour. Et si par hasard le parlement opérait encore une fois des révisions constitutionnelles essentiellement sur le mode de suffrage indirect du chef de l’Etat, élu par les grands électeurs, l’on sera en face d’un chef de l’Etat dont la légitimité sera fortement amoindrie. Le choix du souverain primaire ne sera pas respecté. De quoi faire retourner dans leurs tombes Patrice LUMUMBA et Moïse TCHOMBE. On se retrouvera dans « une démocratie de pacotille » noyée dans la corruption et des combines politiciennes.

 

 

F.M.

Conseil de sécurité : la France se fait l’avocat de la RDC

Conseil de sécurité : la France se fait l’avocat de la RDC

Publié le 28 mars 2014

Écrit par LE POTENTIEL

Mandats de la Monusco et de la Brigade d’intervention

Chaudes empoignades au Conseil de sécurité de l’ONU où le Rwanda espère tirer la couverture de son côté dans le renouvellement des mandats de la Monusco et de la Brigade d’intervention des Nations unies. Il se greffe à cet effet sur les exceptions soulevées par la Russie et la Chine, consistant à dissocier le mandat de la Monusco de celui de la Brigade d’intervention. Comme toujours, la France a pris la défense de la RDC, soutenant un renforcement de la présence onusienne en RDC. Le Conseil de sécurité est donc mis devant ses responsabilités ? Va-t-il par conséquent se détourner de sa mission de stabilisation de la partie Est de la RDC ?

C’est hier jeudi 27 mars que la question de renouvellement du mandat de la Monusco a été soumise à l’arbitrage du Conseil de sécurité des Nations unies. Par la même occasion, l’organe de décision des Nations unies devait aussi débattre de la reconduction du mandat de la Brigade spéciale d’intervention déployée sur le territoire congolais dans la zone trouble de l’Est du pays. La résolution, qui vise autant la Monusco que la Brigade des Nations unies, prévoit un renouvèlement d’une année pour chacune de ces deux composantes de la Monusco.

Gardé au secret depuis un temps, le projet de résolution a finalement filtré mardi soir des couloirs des Nations unies. L’on sait désormais que les membres du Conseil de sécurité sont loin de s’accorder sur ce projet.

Selon les sources internes des Nations unies, c’est la Russie et le Rwanda qui ont rompu le silence en ramenant à la surface les graves dissensions qui minent le Conseil de sécurité concernant le dossier de la RDC. Les mêmes sources rapportent que la France, porte-étendard de cette résolution tout en faveur de la République démocratique du Congo, a eu des discussions avec les deux membres précités du Conseil de sécurité, dans le but de dissiper d’éventuels malentendus. Ces discussions, notent les mêmes sources, étaient censées déboucher sur un nouveau projet, à soumettre finalement à l’approbation du Conseil de sécurité hier jeudi 27 mars.

LES POINTS DE DIVERGENCE

Les échos en provenance de New York, siège du Conseil de sécurité des Nations unies, font état de graves divergences au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. L’essentiel des divergences porterait, souligne-t-on, sur le format idéal du mandat à reconnaître à la Brigade spéciale d’intervention des Nations unies.

Des pays, tels que la Russie appuyée dans une certaine mesure par la Chine, se montrent réticents sur le rôle reconnu actuellement à la Brigade d’intervention des Nations unies. Selon eux, cette brigade, qui dispose aujourd’hui d’un mandat plus offensif que dissuasif, devait en principe opérer dans le cadre restreint et standard de toute mission de maintien de la paix des Nations unies. Ce que redoute la France, se référant, à ce propos, sur les résultats engrangés par la Brigade spéciale d’intervention des Nations unies, couronnée finalement par le démantèlement de l’ex-mouvement rebelle du M23.

C’est depuis la semaine dernière que les membres du Conseil de sécurité, rapporte-t-on, négocient la résolution portant sur le renouvellement du mandat de la Monusco. S’il existe un consensus sur la nécessité de renouveler le mandat basé sur un langage similaire à la Résolution 2098 qui institue la Brigade d’intervention des Nations unies, il y a cependant plusieurs points de discorde.

Au-delà de la délimitation du mandat exact de la Brigade spéciale d’intervention, les pays fournisseurs de contingents de la Monusco ont exprimé des réserves sur le rôle actuellement joué par les troupes onusiennes sur le théâtre des opérations. Par conséquent, ils ont préféré voir le Conseil de sécurité se coller davantage aux principes de base du maintien de la paix, de l’impartialité et de non usage de la force, soutenant qu’une ligne de démarcation soit clairement tracée entre la Brigade d’intervention et le reste de la MONUSCO.

La Russie, qui se fait le chef de file de ce courant, soutenue dans sa démarche par la Chine, a fait remarquer que la mise en œuvre de la Brigade d’intervention devait être conditionnée par une référence spécifique au consentement des pays fournisseurs des contingents.

Au cours des consultations préliminaires au Conseil de sécurité, la Chine et la Russie ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité des Casques bleus de la MONUSCO à la lumière des opérations de la Brigade contre les groupes rebelles. Pour la Russie, lorsqu’il s’agit d’engager la Brigade dans la neutralisation des groupes armés - des tâches qui, soutient-elle, ne figurent pas dans le mandat de la Monusco - les pays associés à la Brigade devaient préalablement être consultés.

Comme on pouvait s’y attendre, le Rwanda, pays maintes fois indexé dans la déstabilisation quasi permanente de l’Est de la RDC, a soutenu cette option. Le contraire aurait évidemment étonné, dans la mesure où la mise en œuvre de la Brigade d’intervention des Nations unies a fait sensiblement évoluer la situation dans l’Est de la RDC, jusqu’à la déroute en novembre 2013 des ex-rebelles du M23.

Le Rwanda, qui a vu ses ambitions annexionnistes s’ébranler totalement avec l’intervention de la Brigade spéciale des Nations unies, ne pouvait que soutenir l’option tracée par la Russie. Il ne pouvait pas en être autrement. Car pour le Rwanda, la Brigade d’intervention a consacré la fin de son aventure militaire dans la partie Est de la RDC. Réduire et restreindre le mandat de la Brigade d’intervention des Nations fait donc la part belle au Rwanda. Cette option va dans le sens de raffermir davantage les ambitions du Rwanda dans son plan de déstabilisation permanente de la partie Est de la RDC.

L’AXE KINSHASA-PARIS SE PORTE BIEN

Heureusement que la RDC peut compter sur le soutien sans faille de la France. Dans des moments difficiles, la RDC a toujours bénéficié de l’appui de la France. Toutes les résolutions prises au Conseil de sécurité en faveur de la RDC porte la marque de Paris. Autant de raisons pour redynamiser davantage l’axe Paris-Kinshasa.

Si la France prend fait et cause pour les intérêts de la RDC dans les instances de décision des Nations unies, les dirigeants congolais devaient en même temps s’activer à faire entendre leur voix. C’est aussi une façon d’aider ceux qui veulent bien appuyer la RDC. Ne dit-on pas que « la charité bien ordonnée commence par soi-même ».

 

La RDC ferait donc mieux de se mobiliser pour faire passer son message, avant que les autres, à l’instar de la France, ne prennent le relais. Même absent du Conseil de sécurité, la voix de la RDC doit résonner dans les couloirs, les portes et fenêtres des Nations unies. La condition essentielle pour mettre les amis en confiance et les pousser davantage vers plus de soutien au pays.