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30/07/2014

RDC : Tshisekedi, Kamerhe et Fayulu appellent au rassemblement le 4 août contre la révision constitutionnelle

 

Aujourd’hui à 3h11 AM
 

 

 

RDC : Tshisekedi, Kamerhe et Fayulu appellent au rassemblement le 4 août contre la révision constitutionnelle

29/07/2014 à 19:08 Par Jeune Afrique

Dans une lettre commune publiée mardi, l'UDPS d'Étienne Tshisekedi, l'UNC de Vital Kamerhe et Ecide de Martin Fayulu appellent les Congolais à se réunir le 4 août sur une grande place de Kinshasa pour dénoncer tout projet de révision de la Constitution en RDC.

Trois partis, un objectif. Barrer la route à une éventuelle candidature de Joseph Kabila à la présidentielle de 2016. Dans une lettre publiée le 29 juillet, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Étienne Tshisekedi, l'Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et l'Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecide) de Martin Fayulu, appellent au rassemblement des Congolais le 4 août sur une grande place de Kinshasa.

"Nous lançons un appel à la population de Kinshasa à venir nombreux assister à un meeting populaire de sensibilisation que nous organisons le lundi 4 août 2014 à la place Sainte-Thérèse de Ndjili (est de Kinshasa)", indique la déclaration des opposants lue mardi après-midi à la presse.

>> Lire aussi : Vers le troisième mandat de Joseph Kabila en 2016 ?

"Inopportunité de la révision constitutionnelle"

Conformément à la Constitution de la RDC, les organisateurs ont prévenu le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, de leur rassemblement, en précisant qu'il visait à débattre avec la population (...) plus principalement de "l'inopportunité de la révision constitutionnelle."

La lettre a également été adressée pour information au ministre de l'Intérieur, Richard Muyej, et au chef de la mission de l'ONU en RDC (Monusco).

(Avec AFP)

Joseph Kabila» et sa mouvance défient le peuple congolais

Ce n’est plus un scoop : «Joseph Kabila veut briguer un troisième mandat à la tête l’Etat congolais». C’est la traduction du message que les pontes de la mouvance kabiliste répètent, depuis plusieurs mois, comme un credo affirmant la volonté de leur «clan» de «conserver le pouvoir». Après la sortie médiatique d’Aubin Minaku et de Richard Muyej, respectivement président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la «majorité présidentielle» et ministre de l’Intérieur, c’est le tour d’Evariste Boshab, le secrétaire général du parti présidentiel de tomber le masque en annonçant urbi et orbi la volonté du «clan kabiliste» de faire réviser la Constitution. Autre temps, autres mœurs! «Je vous annonce la fin de la recréation !», s’exclamait un «Joseph Kabila» tout heureux de procéder à la promulgation de la nouvelle Constitution tournant la page au régime de transition «1+4». C’était le 18 février 2006. Huit années après, l’homme est en passe de réussir un coup de force contre les "préoccupations majeures" ayant guidé le législateur. A savoir notamment : assurer le fonctionnement harmonieux des institutions de l’Etat, instaurer un Etat de droit, contrer toute tentative de dérive dictatoriale et assurer l’alternance démocratique. Quel gâchis ! Le Congo-Kinshasa reprend, par la bêtise de quelques «situationnistes», la marche à reculons. Tout pourrait désormais arriver. Et ce y compris une «nouvelle recréation»…
Le pouvoir rend fou

«Tout pouvoir sans contrôle rend fou», disait Alain. Depuis 2006 à ce jour et en dépit de ses lacunes notoires, «Joseph Kabila» exerce un pouvoir solitaire. Un pouvoir sans contrôle. Sans véritable contradicteur. Un pouvoir sans limites. L’homme - qui achève un second et dernier mandat - a-t-il fini par se croire «indispensable» voire "providentiel" pour "son" «peuple» ?

Le premier alinéa de l’article 70 de la Constitution est pourtant sans équivoque : «Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois». Le premier alinéa de l’article 220 vient "verrouiller" cette disposition en prohibant toute révision constitutionnelle relative au «nombre et la durée des mandats du président de la République (…) ne peuvent faire l’objet d’une révision constitutionnelle».
L’article 218 précise la procédure à suivre. Elle met l’accent sur le "bien-fondé" du projet de révision.

Réviser la Constitution

S’adressant mardi 29 juillet aux cadres du PPRD, Evariste Boshab, secrétaire général dudit a dit haut et fort la volonté de cette formation politique dominante de faire réviser la charte fondamentale qui régit le pays depuis huit ans. "Cette révision peut se faire par voie référendaire", a-t-il souligné. Pour lui, cette démarche est conforme à l’idée selon laquelle "lorsque le peuple vous confie un mandat pendant une période déterminée c’est pour que vous puissiez procéder également aux réformes institutionnelles nécessaires qui procurent le bien-être à la population". Ajoutant que le PPRD voudrait tourner la page de la "Constitution paix de braves entre belligérants" pour doter le pays d’une Constitution "dont la mission est de faire de notre pays un Etat émergeant". S’agit-il de changer la Constitution ou de changer de Constitution? Pour Boshab, l’objectif est clair : le PPRD tient à «conserver le pouvoir».

La révision à pas de Sioux

Sans vouloir remonter au déluge, l’idée d’amender la loi fondamentale en vigueur pour accroitre les prérogatives de "Joseph Kabila" a été lancée pour la première fois par Olivier Kamitatu Etsu. Transfuge du MLC de Jean-Pierre Bemba, l’homme est passé avec armes et bagages dans la mouvance kabiliste. "Le chef de l’Etat doit avoir plus de pouvoir, déclarait-il dans une interview accordée à l’hebdomadaire "Jeune Afrique" n°2564 daté du 28 février au 6 mars 2010. Au lieu d’un binôme président-Premier ministre, nous avons besoin d’un leadership fort, avec une autorité bien établie". "(...). Nous constatons en effet que cinq années ne suffisent pas pour reconstruire le pays. A partir de la troisième, la question politique prend le dessus".

En juin 2013, le "professeur" Evariste Boshab est monté au créneau avec la publication du très controversé ouvrage «Entre la révision de la Constitution et l’inanition de la nation». Le livre a suscité un vif débat. Des observateurs ont aussitôt suspectés "Joseph Kabila" et ses "petits soldats" de rêver non seulement d’amender certains articles de la Constitution mais aussi d’une Présidence à vie. Et ce en dépit d’un bilan calamiteux au plan sécuritaire, politique et socio-économique.

Au lendemain de la sortie de ce bouquin, certains analystes feront remarquer que si toute Constitution est révisable, il ne reste pas moins que l’initiateur d’un tel projet est tenu, aux termes de l’article 218, d’en justifier le «bien-fondé» devant les deux chambres du Parlement. Les partisans de l’actuel chef de l’Etat y sont "majoritaires". N’empêche. Il faut justifier d’un "intérêt national".

Allocution présidentielle du 23 octobre 2013

Lors de son allocution prononcée le 23 octobre 2013 devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, «Joseph Kabila» a affiché implicitement son ambition de tripatouiller la Constitution : «S’agissant des élections, je recommande à la CENI d’envisager, dès ce jour, la présentation au Parlement, dans le meilleur délai, du calendrier électoral et de poursuivre le cycle électoral en vue de procéder avec diligence, à l’organisation des élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales. J’invite par ailleurs les deux chambres de notre Parlement ainsi que le gouvernement à mener une réflexion prospective sur le mode de scrutin proportionnel. Il y a lieu également d’entrevoir les modalités pratiques d’organiser les élections provinciales au suffrage universel indirect».

«Joseph Kabila» suggérait ainsi d’amender tout au moins l’article 197 de la Constitution relatif à l’élection des députés provinciaux. Le troisième alinéa de cette disposition stipule que ceux-ci «sont élus au suffrage universel direct et secret ou cooptés (…)». En guise de justification, le locataire du Palais de la nation invoquera la nécessité «de minimiser le coût des opérations électorales». Un argument spécieux. On fini toujours par trouver de l’argent, chaque fois qu’il s’agit de satisfaire l’appétit du pouvoir pour le pouvoir du "raïs". Où est la cohérence ? Des observateurs suspectent «Joseph» de vouloir instaurer le suffrage universel indirect pour l’élection du président de la République. Il lui serait ainsi plus aisé de soudoyer les "notables" élus au premier degré.

«Conserver le pouvoir»

Depuis la sortie du livre de Boshab, les hauts cadres du PPRD ont multiplié des dénégations. «Le PPRD n’a jamais fait de requête pour pouvoir réviser l’article 220 de la Constitution». «Notre ambition politique est de conserver le pouvoir» ; «Le PPRD respectera la Constitution et alors toute la Constitution». Ces trois déclarations ont été faites successivement par Evariste Boshab. C’était respectivement le 29 juillet 2013 pour la première et le 13 avril 2014 à Mbandaka pour les deux dernières.

Lors d’une interview accordée à Radio France Internationale le 11 octobre 2013, le président de l’Assemblée nationale semblait marcher sur les œufs.
«(…), pour moi, déclarait-il, la révision de la Constitution n’est pas un tabou, mais il s’agit d’une révision des dispositions révisables». Et d’ajouter : «On ne touche pas aux dispositions intangibles. Le président de la République partira après les prochaines élections. Je suis quand même secrétaire général de la majorité présidentielle et je ne sais pas s’il y a un organe de la majorité présidentielle qui réclame une révision constitutionnelle pour prolonger le mandat».

Bien qu’invisible et «taiseux» (dixit : Lambert Mende Omalanga, ministre des Médias et porte-parole du gouvernement), «Joseph Kabila» rêve plus que jamais de briguer un troisième mandat. Ses «petits soldats» se lancent dans une sorte de "croisade". Un troisième mandat de cinq ans pour conduire quelles réformes qu’il n’a pu accomplir en seize ans?

«Toute Constitution est révisable ! »

Intervenant jeudi 17 juillet dernier sur «Télé50», Aubin Minaku qui porte la double casquette de président de l’Assemblée nationale et de secrétaire générale de la «majorité présidentielle» a confirmé implicitement la volonté de «Joseph Kabila» de briguer un troisième mandat. «Nous allons tout faire pour conserver le pouvoir par la voie des urnes comme on l’a fait en 2006 et en 2011», a-t-il lancé. Qui se cache derrière ce «nous»? A en croire «Aubin», cette ambition sera menée dans le «respect de la Constitution». Et ce, «du premier au dernier article». Et d’expliciter sa pensée : «Ce respect signifie notamment le respect de sa procédure de révision». Aux contradicteurs éventuels, Minaku tambourine : «Toute Constitution est révisable !».

Lors de cette intervention, Aubin Minaku a sciemment éludé la question relative au «bien-fondé» du projet de révision. Autrement dit, l’intérêt national qui exige une telle démarche. Il s’est contenté de murmurer que la mouvance kabiliste tient à conserver le pouvoir parce que «notre projet est le meilleur». De quel projet parle-t-il? Seraient-ce les "Cinq chantiers du chef de l’Etat" qui n’ont été qu’un slogan creux? Est-ce la "révolution de la modernité" et autre "émergence"? Peut-on parler de la modernité et d’émergence pendant que les Congolais sont incapables de satisfaire leurs besoins primaires en eau courante et en électricité? Que dire de la santé et de l’éducation?

Le moins qu’on puisse dire est que le discours «a évolué» au sein de la mouvance kabiliste. Il y a une volonté manifeste de défier la communauté tant nationale qu’internationale. La communauté nationale, elle, ne fait plus mystère de son aspiration à l’alternance démocratique. Au Changement.

S’adressant le samedi 19 juillet 2014 à des cadres de la Territoriale de la ville de Kinshasa nommés par le pouvoir en place, le PPRD Richard Muyej, ministre de l’Intérieur, de souffler le chaud et le froid en déclarant que « le projet de loi relatif à la révision constitutionnelle proposé par le gouvernement ne porte pas sur les matières verrouillées à l’article 220». Il ajoute néanmoins que l’article 220 «peut être modifié par référendum». Muyej a laissé par ailleurs entendre qu’un recensement général sera organisé dans les "tout prochains mois". Un subterfuge qui dissimule mal la volonté de retarder la date de l’organisation de l’élection présidentielle et les législatives. Et partant, de "rallonger" le mandat en cours.

La «majorité présidentielle» dans tous ses états

En dépit des apparences, la mouvance kabiliste dite « majorité présidentielle » brille par une cohésion de façade. L’édifice accuse de nombreuses fissures. On assiste à une sorte de compétition entre les alliés du PPRD. Chacun parait décidé à montrer son «dévouement» au "raïs".

A la surprise générale, le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga marche littéralement sur les plattes bandes de ses collègues de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le dossier relatif à la délocalisation des FDLR à Kisangani. De son côté, le ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba a lancé une campagne de "conscientisation" sur le thème "Kabila, to tondi yo naninu te; Kabila, mposa na yo esili te".

Pour avoir, au cours d’un point de presse, ironisé sur cette campagne initiée par Kin-Kiey, Mende a fait l’objet d’une "plainte" adressée au secrétaire général de la majorité présidentielle. Copie au chef de l’Etat. Sans oublier notamment le Premier ministre, le procureur général de la République et...l’administrateur général de l’ANR. "La majorité présidentielle dont mon parti est membre et le bureau politique de la MP dont je suis membre (…), auraient-ils choisi de lâcher notre Président de la République Joseph Kabila Kabange. ?, s’interrogeait Kin-Kiey. Tout le laisse croire (…) ».

On assiste également à une réelle fracture entre les "sages" et les "super faucons". Dans le premier groupe, il y a des personnalités telles que Pierre Lumbi Okongo, le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité. C’est le cas également de Baudouin Banza Mukalay. Le général Didier Etumba incarnerait le second groupe composé des "derniers des kabilistes".

Selon certaines indiscrétions, Lumbi serait « en disgrâce » pour avoir exhorté « Kabila » à ne pas prendre à la légère les pressions de la communauté internationale à respecter la Constitution.

Il semble que Banza ne serait plus en odeur de sainteté. Au cours d’une réunion de la « majorité présidentielle » regroupant des partis alliés, l’ex-premier vice-président du Bureau du comité central du MPR parti-Etat aurait demandé aux membres de conseiller au président de la République de ne pas changer la Constitution.

Pour avoir connu l’exil après la chute de Mobutu Sese Seko, Banza suggère de « tenir compte » du message de la communauté internationale. « Joseph Kabila ne lui adresserait plus la parole et ne le prend pas au téléphone », relate une des personnalités présentes à cette rencontre. « Je n’ai plus le cœur à aller vivre en exil, aurait souligné Banza. Ceux qui conseillent au chef de l’Etat de croiser le fer avec l’Occident seront les premiers à prendre la poudre d’escampette… »

"L’heure est grave"

Dans un communiqué daté du mardi 29 juillet 2014, les représentants des forces de l’opposition Bruno Mavungu Puati (UDPS), Martin Fayulu Madidi (Forces acquises au changement) et Jean-Bertrand Ewanga Is’Ewanga (UNC) déclarent que «l’heure est grave, elle est même très grave dans notre pays ». Et d’ajouter : «En effet, après avoir suivi les déclarations récentes des Messieurs Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et Richard Muyej, Ministre de l’Intérieur concernant la révision de la Constitution ainsi que celle de Monsieur Luzanga, porte-parole de la mouvance Kabiliste sur les évènements du 22 juillet dernier, il y a lieu de dire que la classe politique au pouvoir est en train de jouer avec la stabilité du pays ». « Les Forces Politiques et Sociales de la République Démocratique du Congo constatent que les « kabilistes-Joséphistes » viennent enfin de dévoiler au grand jour leur détermination à réviser sinon à changer la constitution afin de sacrifier notre jeune démocratie au profit des intérêts partisans ». « Nous voulons dire à la mouvance Kabiliste que notre peuple ne se laissera pas faire. Car, il s’agit du combat entre le Bien et le Mal en société. Par devoir constitutionnel, nous nous opposons à toute tentative de prise de pouvoir par la force en dehors des procédures démocratiques. Nous invitons le peuple congolais à la vigilance tous azimuts pour barrer la route à tout individu ou groupe d’individus qui cherche à s’accaparer du pouvoir par la force, la ruse ou en violation de la constitution de la République. L’article 64 de la constitution nous en impose le devoir ! »

Les forces politiques et sociales de l’opposition tiendront, le lundi 4 août 2014, un meeting populaire de sensibilisation à la place Ste Thérèse dans la commune de Ndjili. Un activiste des droits humains de conclure : "Il est clair que Joseph Kabila» et sa mouvance défient le peuple congolais. C’est un défi que ce peuple doit relever. L’enjeu consiste à contrer la dérive despotique et assurer l’alternance démocratique..."

Baudouin Amba Wetshi

LETTRE OUVERTE D’EUGENE DIOMI NDONGALA AU PRESIDENT BARACK OBAMA par FreeDiomi LETTRE OUVERTE

LETTRE OUVERTE D’EUGENE DIOMI NDONGALA AU PRESIDENT BARACK OBAMA

ACCUSEE RECEPT USA 001

LETTRE OUVERTE D’EUGENE DIOMI NDONGALA AU PRESIDENT BARACK OBAMA

par FreeDiomi

LETTRE OUVERTE

 

 

A S.E. Barack Hussein Obama,

Président des Etats Unis d’Amérique,

c/o Ambassade des Usa à Kinshasa, RDC

 

 

Monsieur le Président,

 

Je m’adresse à vous au nom de la liberté d’expression et des libertés civiles et politiques, en tant que valeurs universelles bafouées en République Démocratique du Congo.

A cet effet, je tiens à soumettre à votre attention les cas des prisonniers politiques qui croupissent en ce moment dans les « mouroirs » qui sont les prisons congolaises, à cause de leurs opinions politiques.

Je souhaite exprimer ma profonde préoccupation concernant la volonté du gouvernement Kabila de modifier l’actuelle Constitution afin de prolonger le nombre de mandats du président sortant. Dans cette optique, je vous demande de prendre des mesures immédiates, conformément à votre derniermessage au Congrès des Etats Unis concernant le Congo-Kinshasa, afin de protéger la paix ainsi que le droit à l’alternance politique en tant que pilier d’une vraie démocratie « gouvernante » et non « gouvernée », en République Démocratique du Congo.

Les dernières élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu au Congo-Kinshasa en novembre 2011 ont été caractérisées par la fraude et le manque de crédibilité des résultats publiés par une Commission Electorale « Dépendante » au point qu’il est légitime de se poser la question suivante sur la capacité juridique de la majorité issue de cette fraude massive :

                           L’actuel régime politique au pouvoir en RDC peut-il revendiquer la légalité, la légitimité ainsi que l’opportunité de modifier l’actuelle Constitution ?

J’ estime que l’actuelle Majorité conjoncturelle manque de la légalité, de la légitimité et même del’opportunité de modifier la Loi Fondamentale pour se pérenniser au pouvoir.

Il est nécessaire qu’il se tienne un vrai Débat National sur les limites d’un pouvoir issu d’élections contestables et contestées ainsi que sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux des citoyens congolais qui continuent à être piétinés ; un Débat que votre administration pourrait soutenir, dans le respect de la Résolution 2098/2013 du CSNU, afin de promouvoir la paix et la démocratie en RDC, des valeurs qui préoccupent votre Administration, comme témoigne votre dernier message au Congrès concernant la République Démocratique du Congo et les ordonnances y afférant.

Il serait impossible de parler de Démocratie et Droits de l’Homme au Congo Kinshasa sans évoquer la question des détenus politiques, une catégorie de citoyens congolais dont je fais partie à cause de ma revendication de la « vérité des urnes » en RDC.

Les tentatives d’obstruction de ma liberté de mouvement, ma détention au secret alors que j’étais Député élu de la ville de Kinshasa dans les rangs de l’opposition politique, mon invalidation cavalière en tant que Député National, la violation de tous mes droits afin de me neutraliser politiquement à travers un montage politico-judiciaire débouchant sur une parodie de procès politique inique et irrespectueux des droits de la défense, tout cela a abouti à une condamnation scélérate qui   constitue une violation des obligations auxquelles la RDC est soumise au titre du droit international. A cela s’ajoutent les tortures physiques et morales dont je suis quotidiennement soumis et la volonté de mes tortionnaires me de placer, avec ma famille, dans une situation de « mort civile ».

Les fausses accusations portées contre ma personne et mon incarcération ne sont malheureusement pas  des cas isolés.

Sous le gouvernement Kabila, un nombre sans précédent de poursuites ont été engagées contre des opposants politiques, des défenseurs des droits de l’homme et des enquêtes à caractère intrusif des services de sécurité sont systématiquement lancées en vue d’identifier les sources et traquer les journalistes qui révèlent des informations sensibles dans l’intérêt général. Cette tendance obsessionnelle du gouvernement Kabila à réprimer l’opposition politique et son aversion pour toute manifestation publique promue par celle-ci, est anti-démocratique et ne peut plus durer à l’ère actuelle, au moment où l’Afrique a besoin de la normalisation du Congo-Kinshasa, après de décennies de guerres et violations massives des droits de l’homme, pour qu’un Congo nouveau puisse émerger en Afrique Centrale, un Congo que nous voulons respectueux des libertés individuelles et collectives et capable de profiter de ses immenses potentialités économiques.

Au contraire, un Congo qui demeurerait malade économiquement, politiquement et diplomatiquement risquerait de plomber l’élan pas seulement de la région de l’Afrique Centrale mais aussi de l’Afrique toute entière.

J’estime que les mesures répressives des libertés individuelles ainsi que la volonté de continuer à détenir des opposants à cause de leurs opinions politiques constituent des stratégies politiques dangereuses pour les équilibres instables de la région des Grands Lacs et une violation directe de l’engagement souscrit à Addis-Abeba, à l’occasion de la signature de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, de promouvoir le processus de démocratisation et la réconciliation en RDC.

Vous n’êtes pas sans savoir que les réformes nécessaires et urgentes de la justice, de l’armée et des services de sécurité sont volontairement oubliées par le régime en place à Kinshasa qui persiste dans son inertie décadente dans le but d’occulter ses actes répréhensibles, la mauvaise gouvernance, la corruption généralisée, les abus des droits de l’homme.

De même, tous ceux qui dénoncent l’indifférence de l’actuel régime vers les problèmes réels des citoyens congolais, leur pauvreté extrême et généralisée, leur manque d’information deviennent, ipso-facto, des hommes et des femmes à abattre.

Je juge extrêmement préoccupant que l’actuel gouvernement congolais continue d’évoquer des urgences sécuritaires pour justifier les morts de citoyens désarmés qui sont immolés sur l’autel d’une prétendue « stabilité répressive », comme a été le cas le 30 décembre 2013 et le 22 juillet 2014 à Kinshasa.

Les Etats-Unis reconnaissent depuis longtemps le rôle essentiel du respect des Droits de l’Homme et des Droits Civils et Politiques dans l’établissement de bons rapports entre les états et surtout entre les peuples.

Par conséquent, je prie votre Administration de:

  • Soutenir la libération des opposants et prisonniers politiques détenus injustement en RDC, sur la base de faux dossiers montés par les services de sécurité afin de les éloigner de la scène politique ;
  • Soutenir l’Alternance et l’Alternative politique en RDC ;
  • Soutenir la tenue d’un Débat ou Dialogue National sur la reprise du processus de démocratisation de la RDC ;
  • Poursuivre la protection des Droits de l’Homme ainsi que des Droits Civils et Politiques des citoyens congolais, au nom du droit international  (La Déclaration Universelle des Droits de l ‘Homme ainsi que le Traité International Relatif aux droits civils et politiques) ;
  • Soutenir l’adoption par le Congrès de sanctions contre tous ceux qui s’opposent à la relance du processus de démocratisation en RDC et au droit inaliénable des citoyens congolais aussi bien de « voter » qu’ « élire » effectivement leurs dirigeants, sur la base d’élections libres, démocratiques, crédibles et respectueuses des échéances constitutionnelles.

En ce qui me concerne, je suis prêt à payer – et je paye déjà – le prix pour vivre un jour dans une société libre.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’expression de ma haute considération distinguée.

Kinshasa, le 27/07/2014

Eugène Diomi Ndongala,

Président National de la Démocratie Chrétienne, DC,

Porte-Parole de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP,

Prisonnier Politique en RDC

29/07/2014

Non aux élections prévues en 2016: La responsabilité du Conseil de Sécurité des Nations Unies s’impose pour appliquer de bonne foi le droit international.

POSTED BY EQUIPE DE PILOTAGE CEC ON JUILLET - 29 - 2014 0 COMMENT

Comment peut-on envisager aller aux élections en 2016 avec le même peuple à qui on a confisqué les voix électorales en 2011, en présence de la plus forte Mission des     Nations-Unies au monde, sans qu’on pense établir faire respecter la volonté du peuple par la justice des urnes pour faire respecter la charte des droits de l’homme et l’objectif du Millénaire des Nations-Unies?

Voici quelques questions qui nous ont poussés à envoyer une lettre aux Membres permanents et non permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, au regard de la menace contre la paix internationale qui se dessine à l’horizon, face à la situation chaotique et dramatique de la République Démocratique du Congo, si aucune mesure n’est prise d’urgence par le Conseil de Sécurité qui en a les prérogatives conformément au chapitre 24 de la Charte des Nations-Unies :

1. Est-ce que le peuple Congolais fait-il parti des Nations-Unies oui ou non?

2. Est-ce normal d’envisager les élections en 2016 avec le même peuple à qui on a confisqué les voix électorales en 2011 ? Est-ce une déconsidération, un mépris, une sous-estimation ou simplement une humiliation de ce peuple au sein des Nations-Unies à qui on prive les droits humains et on confisque les droits fondamentaux sans que le monde s’indigne?

3. Est-ce normal que le peuple Congolais subisse la confiscation de ses droits fondamentaux en présence de la plus forte Mission des Nations-Unies au monde sans que celle-ci fasse respecter le droit international en la matière ?

4. Est-ce normal que l’on fasse croire au monde la thèse inexplicable aux universités occidentales que lesirrégularités entachées des fraudes, tricheries et violations des droits de l’homme aux élections présidentielles de 2011 ne changent pas l’ordre d’arrivée des résultats en RDC ?

5. Est-ce normal que le mandat de la MONUSCO stipule que cette Mission est là pour les « Cycles des élections en RDC » au regard des tricheries, fraudes et violations graves des droits de l’homme commise par Joseph KABILA en sa présence sans qu’une protection de la population et de ses droits soient évoqués pour préserver les conflits post-électoraux ?

6. Est-ce normal que dans les mandats de cette Mission des Nations-Unies, qu’on constate une volonté incomprise et non justifié, d’enlever la clause ayant trait à la « protection de la population civile comme priorité » dans toutes ses résolutions qui suivent la résolution 1991, c’est-à-dire dans « 2076 du 20 novembre 2012 ; 2078 du 28 novembre 2012 ; 2098 du 28 mars 2013 qui proroge le mandat jusqu’au 31 mars 2014 ; 2136 du 30 janvier 2014 et l’actuelle 2147 du 28 mars 2014 qui proroge le mandat jusqu’au 31 mars 2015 ». Est-ce que ceci pourrait justifier la léthargie de cette forte Mission des Nations Unies face au terrorisme d’Etat pratiqué par Joseph KABILA en massacrant la population civile en sa présence en RDC?

7. Est-ce normal que dans toutes les résolutions donnant mandat à cette Mission, rien ne puisse prévoir la solution de la paix politique et de la protection de la démocratie naissante en RDC, à l’instar de la résolution 1975 adoptée et stipulant le respect de la volonté du peuple, afin de protéger la démocratie et la paix politique en Côte d’Ivoire?

8. Est-ce que la RDC n’a besoin que des solutions militaires, ou plutôt donner l’accent sur les solutions politiques qui sont à la base de l’anéantissement des Institutions de l’Etat, qui ont déstabilisé l’appareil de l’Etat, qui ont rendu ingouvernable l’Administration publique et qui empêchent toutes les voies légitimes aux négociations de paix avec les pays voisins en conflits, spécialement à l’Est de la République?

9. Qu’attendre du Conseil de Sécurité pour protéger et privilégier le droit international en RDC, afin que le peuple Congolais retrouve sa dignité, se reconstruise et s’implique comme toutes les autres nations aux objectifs du millénaire prônés par les Nations Unies?

Notre lettre a précédé la rencontre du Président Barak OBAMA et les Chefs d’Etat Africains.

Nous osons croire que ce document restera un témoignage que l’histoire retiendra et que les générations futures apprendront à connaître la suite qui lui aurait été réservée.

Nous sommes au monde « Peuples des Nations-Unies ». Nous restons attachées aux valeurs que prônent les Nations Unies pour le maintien de paix au monde. Ce qui arrive aux Congolais ne doit laisser personne insensible au sein de la famille onusienne à laquelle tous les peuples appartiennent.

Nous attendons et souhaitons donc l’implication des médias pour que la prise de conscience internationale suscite l’apport de l’application de bonne foi du droit international, afin que la justice précède la paix en RDC et que la paix et la sécurité du monde soient préservées au plus haut point.

Le peuple Congolais n’a pas d’armes, mais il croit en droit. La loi est dure, mais c’est la loi et nul n’est au dessus de la loi.

Nous remercions et espérons d’avance de l’engagement que chacun de vous épris de paix et de justice apportera à faire connaître cette lettre au monde, afin de sensibiliser et de conscientiser le respecter du droit international qui nous régit tous, d’une manière impartiale en moralité et en rectitude.

Veuillez cliquer dans le lien ci-dessous pour prendre connaissance de la lettre aux Membres du Conseil de Sécurité

Au membres du conseil de sécurité à prendre (1)