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30/01/2015

Majorité : l’après-Kabila toujours tabou ! Le Phare du 30 janvier 2015--

Majorité : l’après-Kabila toujours tabou !

Le Phare du 30 janvier 2015--

La marche-arrière est politiquement interdite à la Majorité Présidentielle, après le désaveu des animateurs des institutions de la République par le souverain primaire lors des journées folles du 19 au 23 janvier 2015. A moins de vouloir faire une mauvaise lecture des signes du temps, le peuple a déjà tourné la page de la législature de 2011 à 2016. Comme cela arrive souvent lorsque s’annonce une fin de règne, c’est à Joseph Kabila, Président de la République, qu’il appartient d’assumer d’abord l’actif et le passif de ses deux mandats légaux (2006-2011 et 2011-2016) à la tête du pays, plus le hors-d’oeuvre de 2001 à 2006.

Les dernières manifestations populaires qui ont secoué Kinshasa et plusieurs villes des provinces du pays ont pratiquement consacré la retraite politique anticipée du Chef de l’Etat, en attendant le délai butoir du 19 décembre 2016, plus que jamais présent dans les esprits de l’écrasante majorité des Congolais. Les inconditionnels du Raïs devraient avoir le courage de lui faire comprendre que le message de la rue était sans équivoque au sujet de l’expiration de son quota constitutionnel de mandat.

Au niveau où se trouvent les revendications des Congolais d’en-bas, il serait risqué pour la famille politique du Chef de l’Etat de tenter une nouvelle violation de la Constitution ou de la Loi électorale ou une prolongation du second mandat présidentiel. S’il est établi qu’elle n’a pas l’intention de rechercher un choc frontal avec les masses populaires, l’heure devrait alors être à l’organisation d’un véritable débat interne autour de la succession de l’« Autorité morale ».

Jusque-là, on le sait, il n’a jamais été aisé pour les alliés politiques du Chef de l’Etat de poser ou même d’effleurer le problème de sa succession. Le sujet reste toujours tabou, en dépit de sa clarification par « la rue » d’abord et le Parlement ensuite, finalement libéré des contraintes de l’alinéa 3 de l’article 8 de la Loi électorale. Il va falloir démocratiser réellement le débat interne et arrêter la politique de diabolisation de quiconque tente de réfléchir dans le sens de la recherche d’une alternative pour la conservation du pouvoir, par des voies démocratiques, avec un leader autre que le Président de la République actuellement en fonctions.

Le fait d’avoir poussé certains à la démission et d’autres à la clandestinité n’a pas occulté le problème de fond, celui de l’impératif pour la Majorité Présidentielle d’engager les prochaines compétitions électorale dans la perspective de l’après-Kabila.

Pourquoi pas des « Primaires » ?

La difficulté majeure, au sein de la famille politique du Chef de l’Etat, est que celui-ci ne s’est pas encore choisi formellement un dauphin. S’il l’avait fait dès l’entame de son second et dernier mandat à la tête du pays, cela aurait eu le mérite de fixer les esprits et de tordre le cou à la cachoterie dans la gestion des ambitions politiques. Si les « faucons » n’avaient pas fait du referendum, de la révision de la Constitution ou de la Loi électorale des recettes magiques pour la prolongation du mandat présidentiel, l’espace politique se serait peut-être déjà clarifié au sein de la Majorité Présidentielle.

Compte tenu de la dure réalité de l’heure fondée sur le refus du souverain primaire de se faire voler les acquis politiques des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015, il serait temps que les vrais « animaux politiques » et les technocrates de la MP imaginent un mécanisme de renouvellement de leur leadership. Certains observateurs suggèrent l’organisation des « primaires », comme cela se passe dans les démocraties occidentales, en vue de permettre aux candidats à la candidature de la future « Autorité morale » de la Majorité Présidentielle de se manifester.

Ce serait déjà une avancée si cette plate-forme politique pouvait avoir le courage de laisser ses cadres affronter l’électorat interne pour la compétition à la succession démocratique de Joseph Kabila. Concrètement, les différents prétendants pourraient égrener, devant leurs propres cadres et militants, leurs programmes d’qction personnels en rapport avec la gouvernance du pays. Au finish, le « vainqueur » des « primaires » pourraient recevoir l’investiture du parti pour se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle, contre un ou plusieurs candidats de l’Opposition. Une fois sa candidature endossée, son projet de société pourrait être enrichi en interne et servir de programme de campagne.

Au regard des compétences et intelligences qui se recrutent, reconnaissons-le, au sein de la Majorité présidentielle, il n’est pas interdit à cette dernière de rêver, à l’image des partis tels que le MSR, de la conservation du pouvoir sur pied de la bataille des urnes. Chercher à aller droit dans le mur, comme le préconisent certains extrémistes, serait suicidaire face à la dynamique populaire observée lors des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015. Si la MP ne parvient pas à baliser la voie de la succession à Kabila, elle risque d’imploser, à l’image du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) de Mobutu au soir du 24 avril 1990, où presque tous les dignitaires du régime avaient quitté le « bateau », pour l’Opposition.

Kimp

Majorité : l’après-Kabila toujours tabou !
Le Phare du 30 janvier 2015--
La marche-arrière est politiquement interdite à la Majorité Présidentielle, après le désaveu des animateurs des institutions de la République par le souverain primaire lors des journées folles du 19 au 23 janvier 2015. A moins de vouloir faire une mauvaise lecture des signes du temps, le peuple a déjà tourné la page de la législature de 2011 à 2016. Comme cela arrive souvent lorsque s’annonce une fin de règne, c’est à Joseph Kabila, Président de la République, qu’il appartient d’assumer d’abord l’actif et le passif de ses deux mandats légaux (2006-2011 et 2011-2016) à la tête du pays, plus le hors-d’oeuvre de 2001 à 2006.
Les dernières manifestations populaires qui ont secoué Kinshasa et plusieurs villes des provinces du pays ont pratiquement consacré la retraite politique anticipée du Chef de l’Etat, en attendant le délai butoir du 19 décembre 2016, plus que jamais présent dans les esprits de l’écrasante majorité des Congolais. Les inconditionnels du Raïs devraient avoir le courage de lui faire comprendre que le message de la rue était sans équivoque au sujet de l’expiration de son quota constitutionnel de mandat.
Au niveau où se trouvent les revendications des Congolais d’en-bas, il serait risqué pour la famille politique du Chef de l’Etat de tenter une nouvelle violation de la Constitution ou de la Loi électorale ou une prolongation du second mandat présidentiel. S’il est établi qu’elle n’a pas l’intention de rechercher un choc frontal avec les masses populaires, l’heure devrait alors être à l’organisation d’un véritable débat interne autour de la succession de l’« Autorité morale ».
Jusque-là, on le sait, il n’a jamais été aisé pour les alliés politiques du Chef de l’Etat de poser ou même d’effleurer le problème de sa succession. Le sujet reste toujours tabou, en dépit de sa clarification par « la rue » d’abord et le Parlement ensuite, finalement libéré des contraintes de l’alinéa 3 de l’article 8 de la Loi électorale. Il va falloir démocratiser réellement le débat interne et arrêter la politique de diabolisation de quiconque tente de réfléchir dans le sens de la recherche d’une alternative pour la conservation du pouvoir, par des voies démocratiques, avec un leader autre que le Président de la République actuellement en fonctions.
Le fait d’avoir poussé certains à la démission et d’autres à la clandestinité n’a pas occulté le problème de fond, celui de l’impératif pour la Majorité Présidentielle d’engager les prochaines compétitions électorale dans la perspective de l’après-Kabila.
Pourquoi pas des « Primaires » ?
La difficulté majeure, au sein de la famille politique du Chef de l’Etat, est que celui-ci ne s’est pas encore choisi formellement un dauphin. S’il l’avait fait dès l’entame de son second et dernier mandat à la tête du pays, cela aurait eu le mérite de fixer les esprits et de tordre le cou à la cachoterie dans la gestion des ambitions politiques. Si les « faucons » n’avaient pas fait du referendum, de la révision de la Constitution ou de la Loi électorale des recettes magiques pour la prolongation du mandat présidentiel, l’espace politique se serait peut-être déjà clarifié au sein de la Majorité Présidentielle.
Compte tenu de la dure réalité de l’heure fondée sur le refus du souverain primaire de se faire voler les acquis politiques des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015, il serait temps que les vrais « animaux politiques » et les technocrates de la MP imaginent un mécanisme de renouvellement de leur leadership. Certains observateurs suggèrent l’organisation des « primaires », comme cela se passe dans les démocraties occidentales, en vue de permettre aux candidats à la candidature de la future « Autorité morale » de la Majorité Présidentielle de se manifester.
Ce serait déjà une avancée si cette plate-forme politique pouvait avoir le courage de laisser ses cadres affronter l’électorat interne pour la compétition à la succession démocratique de Joseph Kabila. Concrètement, les différents prétendants pourraient égrener, devant leurs propres cadres et militants, leurs programmes d’qction personnels en rapport avec la gouvernance du pays. Au finish, le « vainqueur » des « primaires » pourraient recevoir l’investiture du parti pour se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle, contre un ou plusieurs candidats de l’Opposition. Une fois sa candidature endossée, son projet de société pourrait être enrichi en interne et servir de programme de campagne.
Au regard des compétences et intelligences qui se recrutent, reconnaissons-le, au sein de la Majorité présidentielle, il n’est pas interdit à cette dernière de rêver, à l’image des partis tels que le MSR, de la conservation du pouvoir sur pied de la bataille des urnes. Chercher à aller droit dans le mur, comme le préconisent certains extrémistes, serait suicidaire face à la dynamique populaire observée lors des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015. Si la MP ne parvient pas à baliser la voie de la succession à Kabila, elle risque d’imploser, à l’image du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) de Mobutu au soir du 24 avril 1990, où presque tous les dignitaires du régime avaient quitté le « bateau », pour l’Opposition.
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Majorité : l’après-Kabila toujours tabou !

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La marche-arrière est politiquement interdite à la Majorité Présidentielle, après le désaveu des animateurs des institutions de la République par le souverain primaire lors des journées folles du 19 au 23 janvier 2015. A moins de vouloir faire une mauvaise lecture des signes du temps, le peuple a déjà tourné la page de la législature de 2011 à 2016. Comme cela arrive souvent lorsque s’annonce une fin de règne, c’est à Joseph Kabila, Président de la République, qu’il appartient d’assumer d’abord l’actif et le passif de ses deux mandats légaux (2006-2011 et 2011-2016) à la tête du pays, plus le hors-d’oeuvre de 2001 à 2006.

Les dernières manifestations populaires qui ont secoué Kinshasa et plusieurs villes des provinces du pays ont pratiquement consacré la retraite politique anticipée du Chef de l’Etat, en attendant le délai butoir du 19 décembre 2016, plus que jamais présent dans les esprits de l’écrasante majorité des Congolais. Les inconditionnels du Raïs devraient avoir le courage de lui faire comprendre que le message de la rue était sans équivoque au sujet de l’expiration de son quota constitutionnel de mandat.

Au niveau où se trouvent les revendications des Congolais d’en-bas, il serait risqué pour la famille politique du Chef de l’Etat de tenter une nouvelle violation de la Constitution ou de la Loi électorale ou une prolongation du second mandat présidentiel. S’il est établi qu’elle n’a pas l’intention de rechercher un choc frontal avec les masses populaires, l’heure devrait alors être à l’organisation d’un véritable débat interne autour de la succession de l’« Autorité morale ».

Jusque-là, on le sait, il n’a jamais été aisé pour les alliés politiques du Chef de l’Etat de poser ou même d’effleurer le problème de sa succession. Le sujet reste toujours tabou, en dépit de sa clarification par « la rue » d’abord et le Parlement ensuite, finalement libéré des contraintes de l’alinéa 3 de l’article 8 de la Loi électorale. Il va falloir démocratiser réellement le débat interne et arrêter la politique de diabolisation de quiconque tente de réfléchir dans le sens de la recherche d’une alternative pour la conservation du pouvoir, par des voies démocratiques, avec un leader autre que le Président de la République actuellement en fonctions.

Le fait d’avoir poussé certains à la démission et d’autres à la clandestinité n’a pas occulté le problème de fond, celui de l’impératif pour la Majorité Présidentielle d’engager les prochaines compétitions électorale dans la perspective de l’après-Kabila.

Pourquoi pas des « Primaires » ?

La difficulté majeure, au sein de la famille politique du Chef de l’Etat, est que celui-ci ne s’est pas encore choisi formellement un dauphin. S’il l’avait fait dès l’entame de son second et dernier mandat à la tête du pays, cela aurait eu le mérite de fixer les esprits et de tordre le cou à la cachoterie dans la gestion des ambitions politiques. Si les « faucons » n’avaient pas fait du referendum, de la révision de la Constitution ou de la Loi électorale des recettes magiques pour la prolongation du mandat présidentiel, l’espace politique se serait peut-être déjà clarifié au sein de la Majorité Présidentielle.

Compte tenu de la dure réalité de l’heure fondée sur le refus du souverain primaire de se faire voler les acquis politiques des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015, il serait temps que les vrais « animaux politiques » et les technocrates de la MP imaginent un mécanisme de renouvellement de leur leadership. Certains observateurs suggèrent l’organisation des « primaires », comme cela se passe dans les démocraties occidentales, en vue de permettre aux candidats à la candidature de la future « Autorité morale » de la Majorité Présidentielle de se manifester.

Ce serait déjà une avancée si cette plate-forme politique pouvait avoir le courage de laisser ses cadres affronter l’électorat interne pour la compétition à la succession démocratique de Joseph Kabila. Concrètement, les différents prétendants pourraient égrener, devant leurs propres cadres et militants, leurs programmes d’qction personnels en rapport avec la gouvernance du pays. Au finish, le « vainqueur » des « primaires » pourraient recevoir l’investiture du parti pour se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle, contre un ou plusieurs candidats de l’Opposition. Une fois sa candidature endossée, son projet de société pourrait être enrichi en interne et servir de programme de campagne.

Au regard des compétences et intelligences qui se recrutent, reconnaissons-le, au sein de la Majorité présidentielle, il n’est pas interdit à cette dernière de rêver, à l’image des partis tels que le MSR, de la conservation du pouvoir sur pied de la bataille des urnes. Chercher à aller droit dans le mur, comme le préconisent certains extrémistes, serait suicidaire face à la dynamique populaire observée lors des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015. Si la MP ne parvient pas à baliser la voie de la succession à Kabila, elle risque d’imploser, à l’image du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) de Mobutu au soir du 24 avril 1990, où presque tous les dignitaires du régime avaient quitté le « bateau », pour l’Opposition.

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Majorité : l’après-Kabila toujours tabou !
Le Phare du 30 janvier 2015--
La marche-arrière est politiquement interdite à la Majorité Présidentielle, après le désaveu des animateurs des institutions de la République par le souverain primaire lors des journées folles du 19 au 23 janvier 2015. A moins de vouloir faire une mauvaise lecture des signes du temps, le peuple a déjà tourné la page de la législature de 2011 à 2016. Comme cela arrive souvent lorsque s’annonce une fin de règne, c’est à Joseph Kabila, Président de la République, qu’il appartient d’assumer d’abord l’actif et le passif de ses deux mandats légaux (2006-2011 et 2011-2016) à la tête du pays, plus le hors-d’oeuvre de 2001 à 2006.
Les dernières manifestations populaires qui ont secoué Kinshasa et plusieurs villes des provinces du pays ont pratiquement consacré la retraite politique anticipée du Chef de l’Etat, en attendant le délai butoir du 19 décembre 2016, plus que jamais présent dans les esprits de l’écrasante majorité des Congolais. Les inconditionnels du Raïs devraient avoir le courage de lui faire comprendre que le message de la rue était sans équivoque au sujet de l’expiration de son quota constitutionnel de mandat.
Au niveau où se trouvent les revendications des Congolais d’en-bas, il serait risqué pour la famille politique du Chef de l’Etat de tenter une nouvelle violation de la Constitution ou de la Loi électorale ou une prolongation du second mandat présidentiel. S’il est établi qu’elle n’a pas l’intention de rechercher un choc frontal avec les masses populaires, l’heure devrait alors être à l’organisation d’un véritable débat interne autour de la succession de l’« Autorité morale ».
Jusque-là, on le sait, il n’a jamais été aisé pour les alliés politiques du Chef de l’Etat de poser ou même d’effleurer le problème de sa succession. Le sujet reste toujours tabou, en dépit de sa clarification par « la rue » d’abord et le Parlement ensuite, finalement libéré des contraintes de l’alinéa 3 de l’article 8 de la Loi électorale. Il va falloir démocratiser réellement le débat interne et arrêter la politique de diabolisation de quiconque tente de réfléchir dans le sens de la recherche d’une alternative pour la conservation du pouvoir, par des voies démocratiques, avec un leader autre que le Président de la République actuellement en fonctions.
Le fait d’avoir poussé certains à la démission et d’autres à la clandestinité n’a pas occulté le problème de fond, celui de l’impératif pour la Majorité Présidentielle d’engager les prochaines compétitions électorale dans la perspective de l’après-Kabila.
Pourquoi pas des « Primaires » ?
La difficulté majeure, au sein de la famille politique du Chef de l’Etat, est que celui-ci ne s’est pas encore choisi formellement un dauphin. S’il l’avait fait dès l’entame de son second et dernier mandat à la tête du pays, cela aurait eu le mérite de fixer les esprits et de tordre le cou à la cachoterie dans la gestion des ambitions politiques. Si les « faucons » n’avaient pas fait du referendum, de la révision de la Constitution ou de la Loi électorale des recettes magiques pour la prolongation du mandat présidentiel, l’espace politique se serait peut-être déjà clarifié au sein de la Majorité Présidentielle.
Compte tenu de la dure réalité de l’heure fondée sur le refus du souverain primaire de se faire voler les acquis politiques des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015, il serait temps que les vrais « animaux politiques » et les technocrates de la MP imaginent un mécanisme de renouvellement de leur leadership. Certains observateurs suggèrent l’organisation des « primaires », comme cela se passe dans les démocraties occidentales, en vue de permettre aux candidats à la candidature de la future « Autorité morale » de la Majorité Présidentielle de se manifester.
Ce serait déjà une avancée si cette plate-forme politique pouvait avoir le courage de laisser ses cadres affronter l’électorat interne pour la compétition à la succession démocratique de Joseph Kabila. Concrètement, les différents prétendants pourraient égrener, devant leurs propres cadres et militants, leurs programmes d’qction personnels en rapport avec la gouvernance du pays. Au finish, le « vainqueur » des « primaires » pourraient recevoir l’investiture du parti pour se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle, contre un ou plusieurs candidats de l’Opposition. Une fois sa candidature endossée, son projet de société pourrait être enrichi en interne et servir de programme de campagne.
Au regard des compétences et intelligences qui se recrutent, reconnaissons-le, au sein de la Majorité présidentielle, il n’est pas interdit à cette dernière de rêver, à l’image des partis tels que le MSR, de la conservation du pouvoir sur pied de la bataille des urnes. Chercher à aller droit dans le mur, comme le préconisent certains extrémistes, serait suicidaire face à la dynamique populaire observée lors des journées du 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015. Si la MP ne parvient pas à baliser la voie de la succession à Kabila, elle risque d’imploser, à l’image du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) de Mobutu au soir du 24 avril 1990, où presque tous les dignitaires du régime avaient quitté le « bateau », pour l’Opposition.
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29/01/2015

RDC: loi électorale, le doute plâne MARIE-FRANCE CROS Publié le mardi 27 janvier 2015 à 21h09 - Mis à jour le mercredi 28 janvier 2015 à 13h38

RDC: loi électorale, le doute plâne
MARIE-FRANCE CROS Publié le mardi 27 janvier 2015 à 21h09 - Mis à jour le mercredi 28 janvier 2015 à 13h38
Congo: Un alinéa litigieux retiré... Pas le reste
Loi électorale en RDC: retrait de l'alinéa controversé
INTERNATIONAL
L’opposition congolaise a exigé, mardi, la publication par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’un calendrier global des scrutins à venir, deux jours après le vote d’une nouvelle loi électorale. Or, certaines dispositions de cette dernière n’étaient pas interprétées de la même manière, mardi, dans la majorité et dans l’opposition.

Une question d’interprétation

Le premier projet de texte, voté par l’Assemblée nationale, avait provoqué quatre jours d’émeutes dans le pays, la semaine dernière, parce qu’en exigeant un recensement de la population avant les scrutins - recensement qui durera trois à quatre ans - il revenait à prolonger d’autant le Président et les députés après la fin de leur mandat.

Le Sénat avait proposé un amendement indiquant que ce recensement devait se faire "dans le respect des délais constitutionnels" fixant la durée des mandats électifs.

La commission mixte chargée d’harmoniser les deux textes a alors produit une loi - votée dimanche par les deux chambres - supprimant l’amendement du Sénat ainsi que la référence à l’obligation de recensement avant la présidentielle (article 8). Pour l’élection des députés (art. 115), toutefois, l’alinéa 1 indique que pour connaître le nombre de députés par circonscription, il faut diviser "le nombre total d’habitants" du pays par celui des sièges à pourvoir et (alinéa 4) "le nombre total d’habitants de cette circonscription" par le quotient électoral évoqué à l’alinéa 1.

"Je pense que le chef de l’Etat devra demander que la loi soit examinée en deuxième lecture pour mettre fin à cette incohérence", a indiqué à "La Libre Belgique" le député UNC (opposition) M. Mayo. "Si ce n’est pas fait, on dépendra de la bonne foi des uns et des autres. La Ceni va demander le nombre total d’habitants et puis attendre" pour lancer le processus électoral. "Et on va dépasser les mandats." Soit un retour à ce que la rue a rejeté.

Le sénateur de la majorité Evariste Mabi Mulumba se veut rassurant, bien qu’il ne dise pas vraiment autre chose: "C’est un problème d’interprétation. Je ne pense pas que cela revienne à exiger un recensement, sinon ce serait faire marche arrière et le problème resterait. C’est à la Ceni d’interpréter ce texte. Je crois qu’on fera comme en 2006 et 201 1 (précedentes élections), par extrapolation des anciennes données."

Selon les informations de "La Libre Belgique", cependant, la discussion entre les deux chambres pour harmoniser le texte de loi a largement porté sur le désir des députés de voir leur mandat prolongé comme l’avait été celui des sénateurs, le renouvellement prévu du Sénat, en 2011, ayant été annulé à la suite du scandale causé par la fraude massive pour élire Président et députés.

Doublement du coût

Jusqu’ici, les élections du Président et des députés ont eu lieu le même jour. Les découpler, nous indique un expert électoral, reviendrait à presque doubler leur coût. Cela justifierait-il de retarder aussi la présidentielle ?

Pasteur Musangu Mulume's photo.
Pasteur Musangu Mulume's photo.