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20/02/2015

RDC: la présidentielle annoncée pour fin 2016 Par RFI

 

RDC: la présidentielle annoncée pour fin 2016

mediaManifestation contre l’adoption d’une nouvelle loi électorale, à Kinshasa, RDC, le 19 janvier 2015.AFP PHOTO/ PAPY MULONGO

Cela faisait des mois que la communauté internationale réclamait un calendrier de toutes les élections à venir en RDC. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) l’a finalement publié ce jeudi 12 février. L’annonce la plus attendue est sans conteste celle de la présidentielle à laquelle le président sortant Joseph Kabila n’a plus le droit de se présenter. Cette présidentielle devrait donc se tenir le 27 novembre 2016 tel que l’exige la Constitution.

Le 27 novembre 2016, cela fera cinq ans jour pour jour que Joseph Kabila a été réélu, le 28 novembre 2011. Ce sera donc la date de la prochaine présidentielle mais aussi des législatives, a annoncé la Céni devant une assemblée d’ambassadeurs et de représentants de la société civile congolaise.

La Céni a par ailleurs affirmé vouloir répondre à trois exigences : assurer la régularités des élections, achever le cycle électoral démarré en 2011, mais aussi et surtout respecter les échéances constitutionnelles pour la présidentielle.

La date de la présidentielle est donc désormais connue, mais pas seulement car, en tout, sept scrutins ont été annoncés. Elections locales, provinciales et municipales prévues en octobre 2015, mais aussi sénatoriales ainsi que l’élection des gouverneurs en 2016, avant la présidentielle et les législatives, en novembre 2016. Cette annonce était très attendue par l’opposition et la communauté internationale tant les suspicions d’un troisième mandat pour Joseph Kabila ont été fortes ces derniers mois.

Aujourd’hui, beaucoup se sont donc dit rassurés par ce premier pas, même si les inquiétudes autour de la tenue de ces élections sont loin d’être levées. En effet, la commission électorale elle-même a reconnu qu’il y avait un certain nombre de « contraintes » à surmonter pour organiser tous ces scrutins. Ont tout d’abord été mentionnées des contraintes financières. Le budget pour financer ces élections est estimé à plus d’un milliard de dollars. Une somme gigantesque que le gouvernement va devoir débloquer. Autre contrainte, celle que le Parlement adopte un certain nombre de lois notamment sur la répartition des sièges au sein de l’Assemblée nationale, un pré-requis important pour l’organisation des législatives. Enfin, il faut mettre à jour le fichier électoral et savoir à quelle date limite ce fichier électoral sera–t-il clôturé.

Voilà quelques unes des questions qui restent ouvertes et qui font déjà craindre, à certains, toujours la possibilité d’un glissement du calendrier électoral.

Réactions prudentes

La publication d’un calendrier électoral a été accueilli avec prudence par un certain nombre d'acteurs. C'est le cas de la plateforme de la société civile « Agir pour des élections transparentes et apaisées ». Son directeur exectutif, Gérard Bisambu 

se dit rassuré qu’il y ait désormais un calendrier, mais les incertitudes restent nombreuses.

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