L’essentiel

► Syriza, obtient 145 des 300 sièges, selon les résultats sur les 61 % bulletins dépouillés.

► Tsipras a annoncé vouloir faire une coalition avec Anel, le parti souverainiste de droite.

► Unité populaire, le parti des dissidents de Syriza, essuie un échec.

Alexis Tsipras, dirigeant de la gauche Syriza, et vainqueur des législatives dimanche en Grèce a annoncé qu’il allait s’allier de nouveau avec le parti souverainiste des Grecs Indépendants (Anel) de Panos Kammenos pour former un gouvernement de coalition.

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« Nous allons unir nos forces, (...), nous allons continuer ensemble », a lancé Alexis Tsipras dans un discours devant les sympathisants du Syriza rassemblés sur une place du centre d’Athènes, avant d’être rejoint sur la tribune par M. Kammenos.

Les résultats

Selon les résultats sur 61% des bulletins dépouillés, Syriza, qui obtient 145 sièges sur les 300 du Parlement, disposera d’une majorité absolue de 155 sièges avec le renfort d’Anel.

Par ailleurs, à la faveur de la crise des migrants, le parti néonazi Aube doréesemblait, selon les résultats partiels, conforter sa place de troisième parti du pays, avec 7,19% et 19 députés (deux supplémentaires).

En revanche, Unité populaire, qui rassemble les députés dissidents du Syriza dont le vote en août a précipité ces législatives, resterait à la porte du Parlement.

Selon les premières estimations, le taux d’abstention s’élèverait à 40 %.

Meïmarakis s’avoue vaincu

Le dirigeant de ND, Vangelis Meïmarakis, a rapidement reconnu sa défaite «Il apparaît que le Syriza et M. Tsipras sont premiers, je le félicite», a-t-il déclaré à la télévision.

Vangelis Meïmarakis à sa sortie du bureau de vote. © REUTERS
Vangelis Meïmarakis à sa sortie du bureau de vote. © REUTERS

«Devant nous s’ouvre la voie du travail et des luttes», a tweeté pour sa part Alexis Tsipras, avant sa réaction officielle à la télévision.

Tsipras rejette un accord avec la ND

Si Tsipras voulait encore renforcer sa majorité, il pourrait s’allier avec d’autres formations, comme le parti centriste To Potami («la Rivière»), créé en 2014 par un ancien journaliste de télévision, Stavros Theodorakis, crédité de 10 sièges, ou le Pasok, le parti socialiste autrefois puissant, crédité de 17 sièges.

Vangelis Meïmarakis, 61 ans, parvenu à la tête de Nouvelle Démocratie il y a deux mois seulement, avait proposé «un gouvernement de coalition nationale», y compris avec Syriza.

Mais M. Tsipras, dont la fermeté semble avoir payé, avait sèchement refusé cette main tendue. Samedi, son ancien ministre des Finances Euclide Tsakalotos avait dit ne pas voir comment on pourrait faire changer la vie publique et combattre l’évasion fiscale en s’alliant à «des partis qui ont construit leur pouvoir politique sur le clientélisme».