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28/09/2015

Une rencontre Tsipras-Obama à l'Onu AFP Publié

Une rencontre Tsipras-Obama à l'Onu

AFP Publié le dimanche 27 septembre 2015 à 21h28 - Mis à jour le dimanche 27 septembre 2015 à 21h28

INTERNATIONAL

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras aura "un bref entretien lundi soir avec le président américain Barack Obama" à New York, en marge des réunions de l'Assemblée générale de l'ONU, a-t-on appris dimanche auprès des services de M. Tsipras.

Il s'agit du premier entretien d'Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, avec un dirigeant étranger depuis sa réélection au pouvoir lors des législatives du 20 septembre.

Jeudi, Barack Obama a félicité lors d'un entretien téléphonique Alexis Tsipras pour sa victoire. Les deux hommes ont abordé la crise migratoire et la nécessité de la reprise de l'économie grecque.

Selon l'agence de presse grecque Ana, Alexis Tsipras qui restera à New York jusqu'à vendredi pour assister à l'Assemblée générale de l'Onu, "doit également s'entretenir avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu et les dirigeants du Brésil, de l'Egypte et de la Palestine".

Le ministre grec de l'Economie Georges Stathakis doit également assister à ces rencontres bilatérales, selon un communiqué ministériel publié dimanche.

Au centre des discussions sera "la crise migratoire et les moyens d'y faire face via une coopération internationale", a indiqué l'Ana mais aussi le problème de la dette, selon des médias grecs.

Lors d'un discours dimanche soir sur la croissance à New York, Alexis Tsipras a évoqué le problème de la dette publique qualifiée, selon lui, de "défi international, qui se trouve au centre du système financier".

"Il faut discuter comment la restructuration de la dette peut être liée avec la croissance" a-t-il dit en soulignant que "nous ne pouvons pas parler de l'extinction de la pauvreté et du chômage sans aborder les moyens pour construire ou pour améliorer l'Etat de providence qu'on est en train de détruire".

Il a rappelé que "l'expérience historique avait montré que la restructuration de la dette était nécessaire pour rétablir la croissance même dans les pays développés, comme c'était le cas de l'Allemagne en 1953". A l'époque, 60% de la dette de l'Allemagne avait été effacée, un signe de solidarité des pays européens à ce pays vaincu après la Seconde guerre mondiale et étranglé à l'époque par les demandes de réparations.

La Grèce souffre du fardeau de la dette, qui s'élève à plus de 170% du PIB, et qui empêche la reprise de l'économie.

Au centre du programme du Syriza est la restructuration de la dette, une position prônée également par le FMI mais qui divise les pays membres de l'UE, l'Allemagne étant l'un des fervents opposants à une telle éventualité.

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