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30/09/2015

Bombardements en Syrie: Il faut "prendre les terroristes de vitesse" avant qu'ils n'arrivent "chez nous" BELGA Publ

Bombardements en Syrie: Il faut "prendre les terroristes de vitesse" avant qu'ils n'arrivent "chez nous"

BELGA Publié le mercredi 30 septembre 2015 à 17h25 - Mis à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 17h41

INTERNATIONAL

Le président Vladimir Poutine a justifié mercredi les frappes aériennes russes en Syrie, estimant qu'il fallait prendre de vitesse les jihadistes en les frappant sur les territoires déjà sous leur contrôle avant "qu'ils arrivent chez nous".

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Le maître du Kremlin a par ailleurs appelé le président syrien Bachar al-Assad à être prêt au compromis avec l'opposition syrienne tolérée par le régime. "Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international -- en Syrie comme sur les territoires voisins -- (...) est de prendre de vitesse, de lutter et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu'ils contrôlent et de ne pas attendre qu'il arrivent chez nous", a déclaré M. Poutine, dans des propos retransmis à la télévision russe.

"Tous le monde sait que le soit-disant État islamique considère depuis longtemps la Russie comme son ennemi", a-t-il ajouté.

M. Poutine a en outre confirmé que le dispositif militaire russe en Syrie ne concernait que des frappes aériennes en soutien aux forces gouvernementales syriennes, excluant ainsi - tout du moins pour l'heure - l'engagement de troupes au sol.

"Tous nos partenaires ont été informés des plans et des actions de la Russie en Syrie", a poursuivi le président russe, appelant "tous les pays intéressés par la lutte contre le terrorisme" à s'associer avec le centre de coordination mis sur pied à Bagdad par la Syrie, l'Iran, l'Irak et la Russie.

Selon Vladimir Poutine, l'implication russe en Syrie est conforme au droit international puisqu'elle s'appuie sur une demande officielle d'aide de la présidence syrienne, qui a confirmé mercredi avoir envoyé une lettre au président russe en ce sens, l'autre option étant une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Nos partenaires agissant en Syrie n'ont ni l'un, ni l'autre (l'accord du gouvernement ou un mandat de l'Onu, ndlr)", a-t-il ajouté.

"Le conflit en Syrie a des racines profondes, son origine vient de plusieurs facteurs (...) qui ont été aggravés par l'ingérence sans gêne de l'étranger dans les affaires de la région", a poursuivi le président russe, dans une claire allusion au soutien des États-Unis aux rebelles anti-Assad.

M. Poutine, soutien indéfectible de Bachar al-Assad, a néanmoins dit espérer que le président syrien était prêt "au compromis". "Le règlement définitif et durable du conflit en Syrie n'est possible que sur la base d'une réforme politique et d'un dialogue avec les forces saines du pays", a-t-il déclaré.

 

"Je sais que le président Assad le comprend et est prêt à un tel processus", a ajouté le président russe.

 

 

Pour l'Eglise orthodoxe, la Russie va mener une "guerre sainte" en Syrie

 

L'engagement militaire russe en Syrie s'inscrit dans le cadre d'une "guerre sainte" contre le terrorisme, a estimé mercredi l'Eglise orthodoxe russe alors que Moscou a confirmé les premières frappes de son aviation en Syrie. "Le combat contre le terrorisme est une guerre sainte et aujourd'hui, notre pays est peut-être celui qui le combat le plus activement", a déclaré le porte-parole de l'Eglise orthodoxe russe, Vsevolod Tchapline, cité par l'agence Interfax.

"Cette décision est conforme au droit international, à la mentalité de notre peuple et au rôle particulier que notre pays a toujours joué au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le patriarche orthodoxe Kirill a lui aussi apporté son soutien aux frappes russes en Syrie.

"La Russie a pris une décision responsable en utilisant ses forces armées pour défendre le peuple syrien frappé par le malheur", a-t-il déclaré.

Le grand mufti de Russie, Talgat Tadjouddine, a lui aussi apporté son soutien à l'engagement militaire russe en Syrie.

Moscou a confirmé mercredi ses premières frappes aériennes en Syrie, quelques heures après l'obtention par le président Vladimir Poutine du feu vert du Sénat pour ces frappes, demandées par le président syrien Bachar al-Assad.

 

Cette accélération de l'engagement de Moscou dans le dossier syrien s'inscrit sur fond de bras de fer entre le président américain Barack Obama et son homologue russe sur le sort à réserver à Bachar al-Assad.

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