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22/10/2015

4 millions de dollars pour les ex-enfants soldats

4 millions de dollars pour les ex-enfants soldats

enfants soldatsLe gouvernement japonais a disponibilisé une enveloppe de quatre millions de dollars américains en faveur d’un projet conjoint visant la réintégration communautaire et socio-économique, non seulement des ex-enfants soldats, mais aussi des enfants vulnérables. Le programme concerne aussi les enfants victimes des violences sexuelles dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, à l’Est de de la République Démocratique du Congo.

Ce projet permettra la scolarisation de  328 enfants sortis des groupes armés  et des enfants vulnérables et d’apporter de la nourriture, pendant neuf mois, à 13 mille enfants dans les écoles primaires du territoire de Rutshuru. Il vise également la construction d’un centre de formation bien équipé, dans le secteur de Bwisha, pour une bonne réinsertion sociale et économique pour les jeunes vulnérables. Au programme de formation, il est prévu, la menuiserie, la mécanique, l’agriculture et l’artisanat. Au total, 70.000 ménages sont ciblés par le projet.

Ce programme, est l’œuvre d’une collaboration entre les partenaires nationaux : le bureau de la représentante spéciale du chef de l’Etat en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants soldats ainsi que l’Institut National de Préparation professionnelle (INPP) et les agences des Nations Unies dont le Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’ONUFEMME, le Programme Alimentaire mondial (PAM) et  le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).  Tous ces partenaires s’accordent pour la lutte contre la stigmatisation des enfants en se répartissant les rôles .

            L’UNICEF devra s’occuper du retour à l’école des plus jeunes, alors que les plus âgés suivront des formations professionnelles dispensées par l’INPP, avec le soutien du Japon. Le PNUD s’engage à fournir un kit d’insertion aux jeunes, une fois diplômés, afin de leur permettre une réinsertion dans la vie active. Le PAM s’occupera de l’approvisionnement alimentaire des cantines scolaires et des lieux de formation.

            Et pendant ce temps, le PNUD prendra en charge un adulte par ménage dont sont issus les enfants sortis des groupes armés et vulnérables de la communauté, à travers un processus de réintégration socio-économique visant la création d’emplois temporaires et la relance des activités productives et génératrices des revenus. L’ONUFEMMES et l’UNICEF devront méner des activités de sensibilisation sur des questions relatives aux violences sexuelles et basées sur le genre au profit des communautés locales.

            Etant donné que ces enfants appartiennent généralement aux ménages marginalisés dont les mères ont été, dans plusieurs cas, victimes des violences sexuelles, le bureau de la représentante spéciale du chef de l’Etat en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants soldats mettra à profit son expertise pour identifier les cibles.

            Dans son discours prononcé lors de la signature de ce projet, le mercredi 7 octobre à Kinshasa, l’ambassadeur du Japon en République Démocratique du Congo a souligné la nécessité d’encourager le processus de désarmement, démobilisation et réintégration des populations (DDR).

            « Cependant, à part le Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion, il est également nécessaire d’appuyer les populations les plus vulnérables telles que les enfants-soldats, les familles des ex-combattants, les populations déplacées et les victimes des violences sexuelles. C’est précisément pour cela que le gouvernement japonais a décidé de financer ce projet conjoint du PNUD qui soutient ces populations. », a précisé Shigeru USHIO. A en croire l’ambassadeur du Japon, le succès du processus de paix dépendra de la réintégration des populations vulnérables touchées par les conflits dans les communautés.

            De son côté, Mme Priya GAJRAJ, directeur pays du PNUD en RDC, a indiqué que  ce projet repose sur une synergie d’approches complémentaires et devrait permettre trois résultats majeurs : la réintégration des ex-enfants soldats dans leurs communautés, l’autonomisation des ménages dont sont issus ces enfants,  ainsi que la sensibilisation des communautés locales et l’adoption par elles, des mesures appropriées pour lutter contre la violence basée sur le genre.

            « il est  important que nous travaillions en synergie et de façon complémentaire pour aider à améliorer les conditions de vie des populations congolaises », a-t-elle interpellé les partenaires.

Murka

 

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