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24/10/2015

La Société Civile/Forces vives veut parler d’une seule voix

La Société Civile/Forces vives veut parler d’une seule voix


force vive

Depuis que le G7 (MSR de Pierre Lumbi, ARC d’Olivier Kamitatu, PDC de José Endundo, Unafec de Gabriel Kyungu, Unadef de Charles Mwando, ADP/MSDD de Christophe Lutundula et ACO de Dany Banza) avait secoué le cocotier par sa lettre ouverte au Chef de l’Etat (14 septembre 2015), les lignes bougent sérieusement aussi bien du côté des partis politiques que de la Société civile. L’idée du respect de la Constitution et de la « libération » du processus électoral présentement bloqué est largement partagée.

Hier mercredi 21 octobre 2015, à l’ouverture du 2me Congrès de la Société Civile/Forces Vives, au Centre Nganda, à Kinshasa, 12 ans après le tout premier, tenu en 2003, il a été constaté une vive préoccupation, de la part des participants, de faire l’état des lieux d’abord en interne et ensuite au niveau de la nation. Ici, un intérêt particulier devrait être accordé à la situation politique de l’heure, avec ses inconnues concernant le calendrier électoral, le dialogue, la vacance à la présidence de la CENI.

Dans son mot de circonstance, Maggy Kiala, Coordonnatrice de la structure, a expressément exhorté ses pairs à s’activer, pendant trois jours, en vue de refaire l’unité de la Société Civile, de lui permettre de se démarquer des interférences des politiques, de parler d’une seule voix, de peser de tout son poids sur l’avenir et le devenir du Congo et des Congolais, de se positionner comme le socle de la démocratie, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance. Afin de galvaniser les troupes, elle les a renvoyées aux images du Dialogue Intercongolais, au cours duquel rien ne pouvait se décider sans la Société civile/ Forces Vives, redoutée par la classe politique comme un groupe de pression incontournable.

Elle a appelé les organisations membres de cette plate-forme à transcender leurs divergences, de manière à ne considérer que l’intérêt supérieur de la Nation.  A son avis, les travaux du Centre Nganda devaient servir non seulement à établir un diagnostic sans complaisance de 12 ans de léthargie, de querelles de leadership et de dédoublement de plusieurs organisations, mais aussi à impulser un nouveau départ pour la reconquête de son identité perdue, la requalification de ses actions pour les cinq prochaines années, la structuration de ses outils de gestion, la recherche et la planification des stratégies de consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

Le Centre Nganda devait marquer la renaissance d’une nouvelle Société Civile/Forces Vives,  capable de proposer des alternatives crédibles aux questions politiques, économiques et sociales de l’heure. Les observateurs pensent que le vendredi 23 octobre, jour de la clôture de ce 2me Congrès, des résolutions et recommandations pertinentes, seraient adoptées par rapport au processus électoral, au dialogue politique, à la vacance à la présidence de la CENI, au respect de la Constitution, aux risques de glissement des mandats des animateurs actuels des institutions de la République, etc. L’on devrait s’attendre à un signal fort au sujet des enjeux politiques, à l’instar de ceux du Centre Bondeko et de Matadi, où s’étaient réunies d’autres sensibilités de la Société civile. Tous les regards sont donc tournés vers le Centre Nganda pour un message d’sspoir en direction du souverain primaire congolais, désireux de retrouver rapidement sa liberté de choix dans les urnes, afin de donner au pays les gouvernants qu’il mérite.

                                    Kimp

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