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11/11/2015

Dialogue de « KABILA » : TSHISEKEDI fera le déplacement de Kinshasa ?

Dialogue de « KABILA » : TSHISEKEDI fera le déplacement de Kinshasa ?

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imageUDPS - Des partisana de TSHISEKEDI

 

Après un temps de flottement, le ciel semble éclaircir de part et d’autre. Les deux camps paraissent avoir aplani leurs termes de divergence. Dans la forme, la Majorité n’écarterait plus l’option d’une médiation étrangère que devait probablement mener les Nations unies, via son envoyé spécial dans les Grands Lacs. Quant au format, l’UDPS semble avoir obtenu de Kabila le principe d’un dialogue à format autour du thème central portant exclusivement sur les élections. L’UDPS s’est dit prête à quitter la table du dialogue dès l’instant où le débat s’écarterait de ce qu’elle considère comme principe sacro-saint, c’est-à-dire le respect de la Constitution. En toute discrétion, les délégués de Tshisekedi dépêchés à Kinshasa ont balisé le terrain pour une participation de l’UDPS au prochain dialogue. Ce qui n’exclut pas toute surprise de dernière minute. Est-ce que Tshisekedi fera le déplacement de Kinshasa ? Dans la Majorité, on y croit fermement. Mais, il faut savoir qu’avec Tshisekedi, rien n’est acquis à l’avance.

Le décor pour un dialogue politique se précise. L’heure est aux derniers réglages qui ne seraient, au fond, que protocolaires. Tout pourrait se jouer au cours de ce mois de novembre. Le camp du chef de l’Etat a pu trouver la clé pour faire sauter le dernier verrou qui obstruait encore la voie. Il s’agit de la participation de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi à ce forum.

Une réunion interinstitutionnelle qui rappelle l’imminence de la convocation du dialogue politique. La présence annoncée des émissaires de Tshisekedi à Kinshasa. Depuis un temps, des indices se multiplient autour de la tenue de ce forum, présenté comme celui de la dernière pour une année 2016 apaisée.

Il y a évidemment des indices qui ne trompent pas. A Kinshasa, chaque jour qui passe fait avancer d’un pas le dialogue politique. Dans le camp de la Majorité présidentielle, on continue de croire en tenue de ce dialogue. De l’autre côté, c’est-à-dire dans l’Opposition, les violons sont loin de s’accorder. Si certains, dans ses rangs, adhèrent au projet du chef de l’Etat, d’autres, par contre, redoutent, que le dialogue ne fasse le lit au glissement.

Dans tous les cas, le décor pour un dialogue se met en place. Le dernier scénario se joue sur l’axe Kinshasa-Tshisekedi. En effet, Kabila, à Kinshasa, et Tshisekedi, à Bruxelles, passent pour les deux pièces centrales du puzzle. C’est autour de ces deux personnalités que se définiront tous les autres participants au dialogue, selon qu’on est de la Majorité ou de l’Opposition.

Le verrou central

Dans la stratégie de Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi paraît comme la clé de l’énigme. Les attitudes de Kabila et de son camp le prouvent à suffisance.

Il y a un temps, le chef de l’Etat avait délégué l’un des plus proches collaborateurs, à savoir le patron des services de renseignements, pour des contacts directs avec l’UDPS. Des contacts qui se sont poursuivis à Bruxelles, lieu de convalescence de Tshisekedi, avant de se déplacer en petit format aussi bien en Italie qu’en Espagne.

Et, chaque fois que Tshisekedi manifestait son intention de ne pas adhérer à la logique du dialogue, c’était la panique dans le camp de la Majorité. Très attachée au projet de dialogue, la Majorité a tenu bon, parvenant par moment à faire fléchir l’UDPS.

Pendant ce temps, l’UDPS faisait face à une fronde intérieure – son aile la plus radicale avait du mal à cautionner la participation de l’UDPS à un quelconque dialogue sous l’égide de Kabila. Cette guerre interne a fini par contraindre Tshisekedi à prendre du recul par rapport au dialogue. Dans un communiqué signé depuis Bruxelles en date du 13 septembre 2015, Etienne Tshisekedi suspendait toute forme de négociations préliminaires avec le camp du chef de l’Etat. « L’Union pour la démocratie et le progrès social, par la voix de son président, a pris acte de l’échec des entretiens de Venise et d’Ibiza, ayant mis aux prises ses représentants à ceux du camp Kabila, et a demandé à ses délégués de se retirer dès cet instant, de la table des négociations », avait déclaré Tshisekedi.

Dans le même communiqué, Tshisekedi rappelait la nécessité d’une médiation internationale, particulièrement des Nations unies, au dialogue, ramenant toutes les discussions avec les émissaires de Kabila aux prescrits de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Aujourd’hui, après un temps de flottement, le ciel semble  éclaircir de part et d’autre. Les deux camps paraissent avoir aplani leurs termes de divergence. Dans la forme, la Majorité n’écarterait plus l’option d’une médiation étrangère que devait probablement mener les Nations unies, via son envoyé spécial dans les Grands Lacs. Quant au format, l’UDPS semble avoir obtenu de Kabila le principe d’un dialogue à format autour du thème central portant exclusivement sur les élections. L’UDPS s’est dit prête à quitter la table du dialogue dès l’instant où le débat s’écarterait de ce qu’elle considère comme principe sacro-saint, c’est-à-dire le respect de la Constitution.

En toute discrétion, les délégués de Tshisekedi dépêchés à Kinshasa ont balisé le terrain pour une participation de l’UDPS au prochain dialogue. Ce qui n’exclut pas toute surprise de dernière minute. Est-ce que Tshisekedi fera le déplacement de Kinshasa ? Dans la Majorité, on y croit fermement. Mais, il faut savoir qu’avec Tshisekedi, rien n’est acquis à l’avance.

Quoi qu’on dise, Etienne Tshisekedi passe pour le dernier verrou au dialogue politique qui est attendu au courant de ce mois de novembre 2015. A défaut, il faut y mettre une croix.

[lePotentiel]

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