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24/11/2015

Revue de la presse congolaise de ce mardi 24 Novembre 2015

Revue de la presse congolaise de ce mardi 24 Novembre 2015  


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Le procès RDC-Ouganda sur l’occupation illégale du sol congolais, et le dialogue politique intéressent la presse kinoise parue mardi 24 novembre.
 
L’Avenir revient sur le différend qui oppose l’Ouganda à la RDC sur l’occupation de son sol de 1998-2013. Le journal titre à la une :«Dénouement de l’affaire RDC contre Me Tshibangu Kalala.»
 
La RDC, dont la défense était assurée par Me Tshibangu Kalala, avait gagné, devant cette juridiction internationale, le procès qui l’opposait à l’Ouganda suite aux affres de la guerre provoquée par les troupes de ce dernier pays à l’endroit des populations congolaises. Une guerre qui avait entraîné morts d’hommes et destructions des biens.
 
Le député national honoraire Tshibangu Kalala avait gardé par devers lui les pièces devant permettre à la RDC de présenter ses moyens de défense à la Cour internationale de justice, à l’audience du 6 janvier 2016.

Suite à la médiation du Secrétaire général adjoint du PPRD, Me Tunda ya Kasende, et des membres du Conseil de l’Ordre du Barreau de Kinshasa/Gombe, entre la RDC et Me Tshibangu, ce dossier a été déclaré clos, fait savoir le quotidien.
 
«Le ministre de la Justice a exprimé sa satisfaction pour l’issue de ce dossier et regretté cette situation déplorable. Il a assuré que Me Tshibangu sera mis en liberté, c’est une question de temps, a-t-il affirmé, avant d’ajouter que ses honoraires seront également liquidés», précise L’Avenir.
 
Les pièces que détenaient Me Tshibangu Kalala ont permis à la RDC d’évaluer et de faire certifier tous les préjudices confondus à hauteur de 23 514 943 928 USD. L’affaire étant envoyée aux deux parties pour trouver un compromis de dédommagement  aux victimes, la partie congolaise exige de la partie Ougandaise de payer ladite somme, ce que ne consent pas l’Ougandaise prêt à verser la somme de 36 millions de dollars seulement, rappelle L’Avenir.
 
Forum des As aborde le même sujet et titre: «Plus rien ne s’oppose à la libération de Me Tshibangu Kalala.»

Pour réclamer ses honoraires et autres droits, Me Tshibangu Kalala avait dû retenir toutes les pièces de ce procès. Ce qui n’avait pas été du goût du Gouvernement, qui avait fini par l’embastiller à Makala voici près de deux mois, note le journal.
 
Forum des As signale que le cabinet de Me Tshibangu qu’accompagnaient les membres de l’Ordre national des avocats et le médiateur Tunda Ya Kasende qui a négocié la récupération de ces pièces judiciaires a remis au ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, les fiches d’identification des victimes de la guerre de 1998 à 2003 dans l’ex-Province Orientale.
 
Avec la remise des documents, les observateurs s’attendent à ce que Me Tshibangu soit libéré, croit savoir Forum des As.
 
Le Potentiel revient sur le dialogue politique et titre: «Crise politique et dialogue national - Le salut du pays passe par l’Eglise catholique».
 
Le journal rappelle que chaque fois que la République démocratique du Congo négocie un tournant décisif, l’Eglise catholique a toujours joué un rôle déterminant. Elle ne dérogera pas à la règle lors des échéances qui s’annoncent, à savoir le dialogue national. Témoin de la crise, à temps et à contretemps, la résolution de la crise actuelle et la sortie du tunnel passent par l’Eglise catholique.
 
La Prospérité titre de son côté : «Dialogue, Steve Mbikayi et Bitakwira ratissent large !»
 
Les deux personnalités politiques ont décidé de réunir leurs forces pour exiger la convocation rapide d’un dialogue politique inclusif afin de permettre à toutes les filles et tous les fils de la RDC de débattre sur toutes les questions liées notamment,  à l’organisation des élections crédibles, libres et transparentes, rapporte le quotidien.
 
Selon ce journal, Steve Mbikayi et Justin Bitakwira ont mis sur pied  une structure dénommée: «Forces politiques de l’Opposition et de la Société civile pour le dialogue et la paix», présentée, hier lundi 23 novembre à l’Hôtel Venus, à la Gombe.
 
Les deux députés cités par La Prospérité déplorent le fait d’avoir des chefs de secteurs, administrateurs des territoires, les maires des villes sans mandants du peuple c’est aussi une violation de la Constitution !
 
Dans un même pays, avoir d’un côté des gouverneurs sans mandat dans certaines provinces et des commissaires spéciaux illégaux et illégitimes dans d’autres, c’est aussi une violation de la Constitution, s’indignent-ils, écrit le quotidien.
 
Nous devons nous arrêter un moment pour corriger tout ça. Avoir un cycle électoral normal et complet de la base au sommet. Avoir des dirigeants légitimes à tous les niveaux : local, municipal, urbain, provincial et national, proposent les deux personnalités, décrient Mbikayi et Bitakwira, relayés par La Prospérité.
 
Le Phare reste dans la même logique du processus électoral et titre: «Des pistes de solution pour la démocratie et des élections apaisées en 2016»
 
Devant les turbulences, mutations et dédoublements des partis politiques qui caractérisent actuellement l’échiquier politique congolais, les organisations de la Société civile sont inquiètes, écrit Le Phare.
 
En effet, poursuit le quotidien, la problématique du moment se résume en une question: «Comment la République Démocratique du Congo (RDC) va passer le rendez-vous électoral de 2016 ?».
 
A ce sujet, deux thèses s’affrontent, révèle Le Phare. La première prône des concertations des acteurs politiques et des forces vives, préalables à l’organisation des scrutins à tous les niveaux. Cette démarche s’inscrit dans l’optique du Dialogue politique. La seconde est celle de la frange de l’opinion qui ne veut d’aucune discussion préalable à la tenue des élections ; estimant que tout est prévu par la Constitution et les lois relatives à l’organisation des élections dans notre pays. Selon ce dernier groupe, la tenue du Dialogue national n’est qu’une distraction pour provoquer le glissement et pourra être préjudiciable aux délais constitutionnels.
 
Deux concepts répondent à l’interrogation de la société civile : « Sécurité des activistes et respect des libertés fondamentales », note Le Phare.


(  radiookapi ,

 

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