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27/01/2016

EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ENSEIGNEMENT LE PHÉNOMÈNE 100% SEMBLE DEVENIR LE SEUL CRITÈRE DE LA MEILLEURE ÉCOLE

EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ENSEIGNEMENT LE PHÉNOMÈNE 100% SEMBLE DEVENIR LE SEUL CRITÈRE DE LA MEILLEURE ÉCOLE  


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Aujourd’hui en RDC, la meilleure école secondaire est celle dont la totalité d’élèves décroche le diplôme des humanités après une prestation avec brio aux examens d’Etat. Le phénomène communément appelé "100% " semble devenir le seul critère pour évaluer la qualité des enseignements dispensés dans une école secondaire.
" La permutation ou le maintien des préfets des études à leur poste dépend généralement de la mention « 100% », obtenue au terme de cette épreuve. C’est pourquoi, tous les moyens sont encouragés d’une façon ou d’une autre pour atteindre cet objectif. A Kinshasa, particulièrement, les élèves soutiennent, en majorité, que le maquis est un des moyens privilégiés pour mieux se préparer à la réussite", a indiqué un chef d’établissement à Kinshasa.
Chaque année scolaire, au mois d’avril pour les uns et mai pour les autres, la plupart d’élèves finalistes de Kinshasa quittent le toit parental pour aller s’interner loin des regards de leurs géniteurs. Une manière de se préparer sérieusement aux examens d’Etat. 
Le « maquis » n’est toutefois pas vu d’un bon œil par tous les parents. Les uns le soutiennent, d’autres s’y opposent, en évoquant certains inconvénients d’ordre disciplinaire et budgétaire.
Pendant cette période de basse conjoncture, un grand nombre de familles dans la capitale vit en dessous du seuil de la pauvreté. Malgré cela, certains élèves finalistes issus de ces familles optent pour le maquis. Leurs parents se sentent, dès lors obligés de subvenir à leurs besoins de logement et d’alimentation pendant la durée du maquis.
Chaque année scolaire, le " maquis " fait couler beaucoup d’encre et de salive. Face aux empoignades qu’il déclenche entre élèves, parents et autorités scolaires. Les avis sont toujours partagés sur cette épineuse question du maquis.
Les parents qui soutiennent financièrement ces « maquisards » doivent travailler, la main dans la main, avec les autorités scolaires pour que le maquis ne soit pas un « espace de débauche et autres antivaleurs » et puissent plutôt inciter les éleves à étudier convenablement leurs leçons.
Simard Simon TSOUMBOU

(  Forumdesas

 

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