Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

04/02/2016

Le dossier « Diomi » sur la table de l’Union Interparlementaire


Diomi Ndongala 1 (2)A l’issue de sa 149ème session, tenue du 15 au 25 janvier 2016 à Genève( Suisse), l’Union interparlementaire (UIP) a, entre autres, pris la décision de dépêcher une délégation à Kinshasa pour s’enquérir du dossier du député Eugène Diomi Ndongala, actuellement incarcéré  au Centre pénitentiaire et de de rééducation de Kinshasa( Cprk). Motivée par les recommandations issues des concertations nationales qui ont eu lieu du 7 septembre 2013 au 5 octobre 2015, l’UIP a appelé à leur application afin que tous les prisonniers politiques nommément cités dans ces résolutions soient effectivement libérés. Des personnalités concernées, Eugène Diomi Ndongala apparaît dans le fichier.

Cette question soumise aussi au Comité des droits de l’homme des parlementaires sera au centre de discussion lors de la prochaine visite à Kinshasa des représentants de cette structure internationale.

Chef d’un parti politique de l’opposition, la Démocratie Chrétienne( DC), rappelons-le, Diomi Ndongala avait dénoncé publiquement des cas de fraude électorale massive pendant les élections de 2011, puis contesté la légitimité des résultats. A l’origine d’un boycott de l’Assemblée nationale, il a été suivi par une quarantaine de députés de l’Opposition. Pour ces raisons, il a été la cible, depuis juin 2012, de harcèlement politico-judiciaire, notamment une arrestation le 27 juin 2012, à la veille de la mise en place d’une plateforme des partis d’Opposition ; une détention au secret du 27 juin au 11 octobre 2012 ; une levée de son immunité parlementaire le 8 janvier 2013 ; une révocation de son mandat parlementaire le 15 juin 2013 ; etc.

Notons que malgré l’adoption d’une recommandation en faveur de la libération de Diomi Ndongala dans le rapport final des concertations nationales de septembre 2013 entre les forces politiques de la majorité et de l’opposition, aucune mesure n’a jusque-là été prise en ce sens. En marge de l’organisation d’un nouveau dialogue politique en vue des élections de 2016, les partis de l’opposition ont posé comme préalable à la tenue de ce dialogue la libération des prisonniers politiques. Dans le lot, on cite les noms de Jean Claude Muyambo, Diomi Ndongala, Christopher Ngoy, Fred Bauma, etc.

Les commentaires sont fermés.