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30/03/2016

FROM THE AMERICAN PEOPLE RD Congo

usaidPour matérialiser le combat contre les discriminations faites à la femme, l’Usaid, en collaboration avec des hommes et femmes politiques congolais ainsi que ceux de certaines structures de défense des droits de l’homme, a signé un acte d’engagement pour faire avancer la mise en œuvre de la parité entre hommes et femmes en République Démocratique du Congo. Cette signature a eu lieu hier mardi 29 mars 2016, en la résidence de la directrice de l’Usaid, dans la commune de la Gombe.

Dans cet acte d’engagement, le gouvernement, Parlement et le Sénat,les agences du système des nations unies  ainsi que les membres de la société civile congolaise et internationale ont reconnu que la parité entre hommes et femmes s’appuie sur la déclaration universelle des droits humains. Ils se sont dits convaincus qu’une application plus forte de la parité hommes-femmes va déboucher sur une amélioration globale des conditions économiques et sociales au niveau national.

Ils ont pris l’engagementde promouvoir l’égalité en aidant les femmes et filles à réaliser leurs ambitions et atteindre leurs objectifs. Il est question de  soutenir une culture du changement par l’élaboration des politiques et stratégies sectorielles sensibles au genre, dont l’appui à l’éducation des filles, leur offrant de ce fait des opportunités d’épanouissement et d’autonomisation des femmes et des filles. Il y a lieu contribuer dans la mesure de ses capacités, à l’amélioration des coutumes rétrogrades, lesquelles constituent un obstacle majeur à la promotion de l’égalité de genre en RDC. Soutenir l’équité en valorisant le travail des femmes et des hommes de façon égale, contribuer à l’établissement d’un environnement protecteur en vue de préserver les hommes, les femmes et les filles de toutesformes d’exclusivité figurent au nombre des recommandations..

Pour la directrice de l’Usaid, le Dr. Diana B.Putman, la commémoration de la journée internationale de la femme est le moment propice pour faire le bilan ainsi que des réflexions qui visent à monter des stratégies et mener des actions concrètes dans le but de promouvoir l’équité dans les relations hommes-femmes. Elle a soutenu qu’il est de l’intérêt de chaque nation, institution, organisation, entreprise, parti politique, communauté et famille, d’utiliser et d’optimiser le plein potentiel ainsi que les talents des femmes. La majorité de la population étant féminine, leur implication dans divers mécanismes visant la croissance économique et le développement permettrait une productivité plus accrue et un bénéfice réel.

Pour sa part, Eve Bazaïba, députée nationale et présidente de la commission socio-culturelle au sein de l’assemblée nationale, qui s’est penchée sur la présentation de la loi congolaise sur la parité a estimé que la minorité des hommes qui dirigent la majorité des femmes en RDC a comme conséquence, le classement du pays parmi les pays plus pauvres très endettés. Cette situation est consécutive à la non maitrise des problèmes que pose la majorité féminine. Raison pour laquelle il est important de créer un équilibre au sein de la société.

Il n’est pas normal qu’une femme mariée soit déclarée incapable juridiquement alors que la fille qu’elle élève et qui a atteint 18 ans jouit pleinement de tous ses droits sans aucune contrainte.

Yves Kadima. via lavoixdukasai.blogs

 

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