Barack Obama a enjoint les étudiants à ne pas regretter un hypothétique âge d’or américain, estimant que «le bon vieux temps n’était pas si bon», citant les discriminations raciales, la pauvreté ou la place des femmes dans la société.

«Le monde est plus interconnecté que jamais», a aussi déclaré le président Obama. «Construire des murs n’y changera rien», a-t-il ajouté, se moquant ainsi de la proposition emblématique de Donald Trump d’ériger un mur à la frontière avec le Mexique.

Sans jamais prononcer le nom du républicain, Barack Obama a noté qu’aucun mur ne pourrait arrêter les épidémies de Zika ou d’Ebola, ou ne résoudrait les problèmes de compétitivité liés à la mondialisation.

«Cela ne dopera pas notre économie et n’améliorera pas notre sécurité. Isoler ou dénigrer les musulmans, ou suggérer qu’ils soient traités différemment aux frontières, cela va à l’encontre non seulement de nos valeurs, mais de ce que nous sommes», a poursuivi Barack Obama. «Cela contredit le fait que notre croissance, nos innovations, notre dynamisme ont toujours été nourris par notre capacité à attirer les meilleurs des quatre coins de la planète».

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La science et la raison

Le président américain a ensuite dénoncé les hommes politiques qui rejettent selon lui, au nom du politiquement correct, la science et la raison.

«En politique comme dans la vie, l’ignorance n’est pas une vertu», a-t-il dit. «Ce n’est pas cool de ne pas savoir de quoi vous parlez. Cela n’a rien à voir avec être franc ou dire la vérité, ou lutter contre le politiquement correct. C’est juste que vous ne savez pas ce que vous dîtes», a ajouté Barack Obama, dans une référence claire à Donald Trump, qui se vante d’être un candidat politiquement incorrect.

Barack Obama participait à la cérémonie de remise des diplômes de l’université Rutgers, dans le New Jersey, habillé d’une toge rouge et noire. Il en a profité pour critiquer les étudiants qui, en 2014, avaient protesté et fait annuler la venue de la républicaine Condoleezza Rice, l’ex-secrétaire d’Etat du président George W. Bush, en raison de son rôle de le déclenchement de la guerre d’Irak.

«Il est à mon avis malavisé de croire que cette communauté ou ce pays ne puisse rien tirer de son intervention, et qu’il soit bénéfique de ne pas lui donner la parole», a dénoncé le président démocrate.