Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

16/07/2016

Le nouveau triangle de l’insécurité : Jamaïque, camp Luka et Ma Campagne

Le nouveau triangle de l’insécurité : Jamaïque, camp Luka et Ma Campagne

kulunaDeploymentDes criminels de la pire espèce qui causent actuellement des insomnie à la Police provinciale, et des cauchemars aux paisibles habitants de Kintambo et Ngaliema, ne cessent de se signaler depuis des mois, dans trois quartiers voisins. Ce nouveau triangle de l’insécurité est localisé entre Jamaïque, camp Luka et Ma Campagne. Regroupés au sein
de plusieurs bandes, des malfaiteurs qui ont pour noms de guerre Masasi, Commando, Mbeli-Mbeli, Brigade rouge, Tungle et autres, opèrent sur plusieurs fronts.
Sur un premier palier, des délinquants rasent les rues aux heures tardives, interpellant les piétons et extorquant leurs biens de valeur. Toujours à pieds, ils ciblent les noctambules qui, aux petites heures du matin, reviennent des soirées trop prolongées. Les yeux lourds de sommeil, titubant, légèrement grisés par un verre de trop, les habitants de Jamaïque et de Ma Campagne tombent dans les griffes de ces éléments incontrôlés qui les dépouillent de leurs téléphones portables, des billets de banque et autres bijoux.

Ces malfaiteurs, qui proviendraient de Camp Luka et Selembao,
connaissent la typographie du quartier Jamaïque où ils viennent
auparavant la journée, localiser tous les points de passage entre la
rivière Makelele et le quartier Ma Campagne. Au premier accrochage
avec des éléments de la police, ils empruntent des sentiers escarpés
et disparaissent à travers des buissons, avant de rejoindre leur fief
qui se situerait au cimetière de Kintambo.

Sur un second palier, les malfrats équipés d’armes de guerre,
effectuent des vols à main armée dans les résidences de grosses
fortunes du quartier, non gardées par des policiers ou des militaires.
L’avenue Nganda, frontière poreuse entre le quartier Jamaïque et le
quartier Ma Campagne, offre un décor idéal pour des braquages à cause
de l’obscurité qui règne, la nuit, dans le secteur. Des braqueurs de
véhicules dont l’état-major est basé au Camp Luka, se livrent aux
extorsions à main armée. On se rappellera que c’est dans cette partie
de Ngaliema que des criminels patentés avaient abattu un membre de la
Haute cour militaire, venu procéder à l’échange de quelques billets de
dollars.
Aux dires des usagers de cette route, l’obscurité aidant, de nombreux
forfaits y sont perpétrés par des bandits sans foi ni loi. Modus
operandi : une panne de voiture simulée sur cette avenue, quelques
arbrisseaux jetés çà et là pour prévenir le danger, oblige les autres
automobilistes à réduire la vitesse pour contourner cet obstacle. Des
éléments incontrôlés dont on constate une forte présence ces temps
derniers, au camp Luka, sortent alors de leur cachette, encerclent le
véhicule de victimes potentielles, arrachent les clés de contact de
l’automobile et remettent leur voiture banalisée en marche.
Les victimes en pleurs sont abandonnées à leur triste sort, au bord
de la route où elles ont vécu un braquage en direct. L’émotion
ressentie cette nuit-là, ne peut être décrite sans évoquer la peur
intense qui a terrassé le chauffeur, ainsi que ses passagers durant
ces quelques moments où un moindre faux pas de leur part, pouvait
entraîner une issue fatale de ce braquage.
Certes, ils sont sortis indemnes, mais déprimés et traumatisés. Il
est aujourd’hui du devoir de la police de rechercher activement, de
retrouver la voiture volée et de traquer les bandits qui sont encore
en cavale.
Sur un troisième palier, on note des visites domiciliaires des
bandits armés à Ma Campagne. Trois Allées, avenue du Ring, Place
commerciale,  pour ne citer que ces quelques artères célèbres très
fréquentées, les riverains ont enregistré depuis le début de cette
année, des vols à main armée de la part des malfaiteurs qui
généralement, se font aider et guider vers des résidences de personnes
considérées nanties par leurs voisins.
Au niveau de la police provinciale, l’insécurité enregistrée ces
temps derniers, serait vraisemblablement la somme de nombreux actes de
banditisme, de la petite criminalité, et des vols à l’arrachée.
Mauvaise coïncidence, Kinshasa vit l’éruption des violences des
écuries de kuluna.
On peut se consoler à l’idée qu’à la lumière des instructions reçues
de l’exécutif national, les responsables de la police ont mobilisé
leurs troupes pour se redéployer en patrouilles pédestres à Kinshasa,
à travers des quartiers et des communes en proie à l’insécurité.
L’organisation de ces patrouilles, croyons-nous, peut déboucher sur
des accrochages avec des bandits, d’où il est recommandable que les
promenades nocturnes soient limitées à celles exigées par des urgences
médicales et autres.

J.R.T.

 

Les commentaires sont fermés.