INTERNATIONALL’encre de l’accord, qui n’a pas été signée par les autorités morales des deux camps(Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi, contrairement à ce que souhaitaient initialement les membres de la Cenco), n’est pas encore séchée que les interrogations se bousculent sur la gestion de cette "petite" année qui nous sépare des élections en RDC.

 1. Qui sera le Premier ministre ?

L’UDPS d’Etienne Tshisekedi souhaite ce poste. Etienne Tshisekedi ayant décroché la présidence du Conseil national de Suivi de l’accord et du processus électoral, la primature ne semble pas pouvoir revenir à son fils Félix Tshisekedi. D’autres membres de l’UDPS se positionnent, comme Jean-Marc Kabund-a-Kabund, le jeune secrétaire général du parti, venu du Haut-Katanga, ou Valentin Mubake, un vieux de la vieille qui se verrait bien récompensé pour ses années de labeur. Félix Tshisekedi, lui, pourrait se concentrer sur le parti, histoire de se préparer pour la présidentielle. Deux autres grandes plateformes du Rassemblement pourraient prétendre à ce poste : la Dynamique de l’opposition et le G7. Martin Fayulu et Olivier Kamitatu pourraient être les mieux placés.

 2. Quels ministères pour quels camps ?

Majorité et opposition vont devoir s’entendre pour partager les portefeuilles ministériels. "On a épinglé 10 ministères régaliens. Ce sera du 50-50" , explique un membre de l’opposition. Justice, Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Finances… les arbitrages s’annoncent féroces.

3. La collaboration avec le pouvoir législatif.

Le futur Premier ministre de l’opposition devra composer avec une chambre des représentants acquise à la majorité présidentielle. Au Sénat, il faudra composer avec l’hostilité du président des lieux. Selon la constitution, Léon Kengo Wa Dondo, son président, doit succéder à Joseph Kabila dans le scénario où ce dernier serait empêché. Vu le contexte de non-respect de la constitution pour l’organisation de la présidentielle, Kengo a caressé le rêve de monter sur le trône de la RDC. L’accord de la saint Sylvestre l’en privera. Pas de quoi lui donner envie de collaborer pleinement avec ce nouveau Premier ministre.