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29/01/2017

Trump a appelé Poutine, Hollande et Merkel, voici ce qu'ils ont échangé

 

Trump a appelé Poutine, Hollande et Merkel, voici ce qu'ils ont échangé

AFP Publié le - Mis à jour le

67116
INTERNATIONAL

Vladimir Poutine et Donald Trump ont convenu samedi de développer des relations "d'égal à égal" en accordant la "priorité" à la lutte contre le "terrorisme" et en mettant en place une "réelle coordination" contre le groupe Etat islamique en Syrie, a indiqué samedi le Kremlin.

"Des deux côtés a été exprimée une volonté de travailler activement en commun pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d'égal à égal et mutuellement avantageuse", a indiqué le président russe dans un communiqué à l'issue du premier entretien téléphonique des deux chefs d'Etat depuis l'entrée en fonction du président américain.

Alors que les relations russo-américaines se sont dégradées à un point inédit depuis la Guerre froide sous Barack Obama sur fond de conflit syrien, de crise ukrainienne et d'accusations d'ingérences russes dans l'élection américaine, la discussion s'est déroulée de manière "positive", selon le Kremlin, mais MM. Trump et Poutine ont évité le délicat sujet des sanctions.

En attendant une potentielle rencontre qu'ils ont dit souhaiter organiser, les deux présidents ont évoqué un grand nombre de sujets, du nucléaire iranien à l'Ukraine en passant par le conflit israélo-palestinien, la péninsule coréenne ou les relations commerciales.

"L'accent a été mis sur la priorité à donner à l'union des efforts dans la lutte contre la menace que constitue le terrorisme international. Les présidents se sont exprimés en faveur de la mise en place d'une coordination réelle des actions russes et américaines pour détruire l'EI et les autres groupements terroristes en Syrie", a indiqué la même source.

Silence sur les sanctions

Samedi, Vladimir Poutine "a rappelé que notre pays avait pendant plus de deux siècles soutenu l'Amérique, avait été son allié lors de deux guerres mondiales et considère aujourd'hui les Etats-Unis comme un partenaire important dans la lutte contre le terrorisme international", a insisté la présidence russe.

Sur le plan économique, les deux leaders ont évoqué "l'importance de rétablir des relations commerciales mutuellement avantageuses", a ajouté la même source.

Les échanges entre les deux pays ont été plombés par les sanctions économiques qui visent la Russie en raison de l'annexion de la Crimée en mars 2014 puis du conflit avec les séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, soutenus selon Kiev et les Occidentaux par la Russie.

Le sujet des sanctions n'a cependant pas été évoqué, a précisé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov à l'agence Interfax.

Vendredi, Donald Trump avait jugé qu'il était "trop tôt" pour parler d'un assouplissement de ces mesures.

Le directeur général du fonds souverain russe RDIF, Kirill Dmitriev, a indiqué samedi soir à l'agence Ria-Novosti avoir d'ores et déjà sélectionné "plus de dix projets prioritaires" pour les proposer à des investisseurs américains.

Cité par l'agence Interfax, le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Parlement, Leonid Sloutski, a estimé que "la prochaine étape" après l'entretien entre MM. Poutine et Trump devait être "des négociations pour créer une grande coalition antiterroriste en Syrie".

 

Le sénateur Frantz Klintsevitch, membre de la commission de la Défense, a indiqué à la même agence que la discussion de samedi rendait "très réaliste" un accord politique lors des pourparlers attendus en février à Genève pour tenter de mettre fin au conflit syrien.

Hollande met en garde Trump contre "le repli sur soi", plaide pour "l'accueil des réfugiés"

 Le président français François Hollande a mis en garde samedi soir son homologue américain Donald Trump contre "le repli sur soi" et l'a appelé au "respect" du principe de "l'accueil des réfugiés", fondement de "nos démocraties", selon un communiqué de la présidence.

Lors d'un entretien téléphonique, à l'initiative de M. Trump, "le chef de l'Etat a mis en garde contre les conséquences économiques et politiques d'une approche protectionniste", en soulignant que, "face à un monde instable et incertain, le repli sur soi est une réponse sans issue".

Il a aussi "rappelé sa conviction que le combat engagé pour la défense de nos démocraties" n'était "efficace" que "dans le respect des principes qui les fondent, en particulier l'accueil des réfugiés".

Une réponse directe au décret anti-réfugiés que vient de prendre le président américain ainsi qu'à ses positions protectonnistes.

M. Hollande a par ailleurs insisté sur "l'importance pour la planète de la mise en oeuvre de la convention de Paris sur le réchauffement climatique", que son homologue veut remettre en cause.

Rappelant que la lutte contre le terrorisme était une priorité commune à Paris et Washington, il a réaffirmé, selon le communiqué de la présidence, "sa détermination à poursuivre les actions engagées en Irak comme en Syrie". "Le règlement de la situation en Syrie" doit être recherché "dans un cadre politique et sous l'égide des Nations unies". "Aucune autre solution ne serait durable ni crédible", a-t-il martelé.

S'agissant de l'Iran, le président français a appelé à "la vigilance sur l'attitude de l'Iran dans son voisinage", soulignant que "l'accord sur le nucléaire devait être strictement respecté et pleinement mis en oeuvre".

Les deux hommes ont également évoqué les relations avec la Russie, M. Hollande réaffirmant "sa volonté de poursuivre et d'intensifier encore le dialogue sur l'ensemble des sujets". "Les sanctions liées à la situation en Ukraine" ne pourront "être levées que lorsque la situation à l'est du pays" sera "réglée avec la mise en oeuvre totale des accords de Minsk", lui a-t-il dit.

 Dans la journée, lors d'un "sommet des pays méditerranéens de l'UE" à Lisbonne, M. Hollande avait appelé l'Europe à faire bloc et à opposer une réponse "ferme" à son homologue américain Donald Trump qui s'était notamment réjoui bruyamment du Brexit, "une chose merveilleuse" selon lui.

 Trump et Merkel soulignent "l'importance fondamentale" de l'OTAN

Le nouveau président américain, Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné "l'importance fondamentale de l'Otan", lors d'un long entretien téléphonique samedi, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président et la chancelière sont d'accord (pour reconnaître) l'importance fondamentale de l'Otan dans le cadre d'une relation transatlantique plus large et de son rôle pour assurer la paix et la stabilité de notre communauté de l'Atlantique nord", souligne le communiqué de la Maison Blanche, qui précise que M. Trump se rendra en juillet au Sommet du G20 à Hambourg et qu'il recevra "bientôt la chancelière à Washington".

Un communiqué publié à Berlin en allemand reprend à peu près les même termes.

Donald Trump s'était montré très critique envers l'Alliance atlantique pendant sa campagne à un moment où la Russie fait peur sur le Vieux continent et où l'Otan - largement portée par les Etats-Unis - paraît le seul rempart contre Vladimir Poutine.

Il avait même qualifié l'Alliance d'"obsolète" et reprochait vertement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier.

Mme Merkel et M. Trump ont ainsi souligné que l'Otan doit se moderniser pour être capable de faire face aux défis du 21e siècle et que "notre défense commune demande un investissement approprié dans les capacités militaires pour s'assurer que tous les Alliés contribuent de manière équitable à notre sécurité collective".

Signe de l'inquiétude des Européens sur le sujet, le président français François Hollande a lui aussi tenu à souligner "le caractère indispensable de l'Otan" lors de l'entretien téléphonique qu'il a lui aussi eu samedi avec le président américain.

Le sujet avait déjà été évoqué la veille lors de la visite de Theresa May, la Première ministre britannique.

"Monsieur le président, je crois que vous avez confirmé que vous étiez à 100% derrière l'OTAN", a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec Donald Trump.

Trump et May ont décidé d'entamer "immédiatement" des pourparlers commerciaux

 Le président américain Donald Trump a accepté d'entamer immédiatement des pourparlers avec la Grande-Bretagne afin de conclure un nouvel accord commercial devant préserver les acquis actuels lorsque Londres aura quitté l'Union européenne, a annoncé samedi Downing Street.

Ces "pourparlers à haut niveau", qui ont été décidés vendredi lors de la visite de la Première ministre britannique Theresa May à Washington, sont susceptibles de provoquer l'ire des dirigeants de l'Union européenne, qui ont averti la Grande-Bretagne qu'elle ne peut pas entamer des négociations avec d'autres pays tant qu'elle n'aura pas quitté l'UE.

Les pourparlers, qui prévoient des groupes de travail conjoints, visent à établir le cadre d'un nouvel accord commercial pouvant être signé dès que possible après le Brexit. "Le premier pas vers la réalisation de cet objectif sera (la conclusion d'un) nouvel accord de négociation commerciale (TNA) qui prévoit des discussions de haut niveau entre les deux pays, devant commnencer immédiatement", a déclaré un porte-parole de Downing Street.

Cette décision a été prise au cours d'un dîner de travail ayant réuni le président Trump et Mme May à Washington. Mme May était le premier dirigeant étranger reçu par M. Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier.

Lors d'un repas, M. Trump a déclaré qu'il souhaitait que sa relation avec Mme May soit encore plus étroite que celle entretenue par Margaret Thatcher et Ronald Reagan à l'époque de la Guerre froide, ont révélé des responsables britanniques.

Mme May souhaitait tout particulièrement une décision sur le démarrage dès que possible de pourparlers en vue de la conclusion d'un futur nouvel accord commercial post-Brexit avec les Etats-Unis, dans le contexte d'une forte inquiétude en Grande-Bretagne concernant les conséquences économiques de la sortie de son pays de l'UE.

Selon Downing Street, M. Trump a promis de faire en sorte que les accords commerciaux actuels entre les deux pays, dans le cadre de l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'UE, seront toujours opérationnels après le Brexit.

"C'est le premier pas menant à un futur accord commercial avec les Etats-Unis, qui peut apporter à notre puissance économique d'énormes avantages ainsi que plus de certitude et de confiance aux entreprises", a déclaré Mme May.

Les discussions visent également à supprimer les barrières aux exportations de produits alimentaires et agricoles britanniques aux Etats-Unis, et à la reconnaissance mutuelle de diplômes professionnels, afin de faciliter les relations d'affaires entre les ressortissants des deux pays.

 

 

 

Trump a appelé Poutine, Hollande et Merkel, voici ce qu'ils ont échangé

 

Trump a appelé Poutine, Hollande et Merkel, voici ce qu'ils ont échangé

AFP Publié le - Mis à jour le

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INTERNATIONAL

Vladimir Poutine et Donald Trump ont convenu samedi de développer des relations "d'égal à égal" en accordant la "priorité" à la lutte contre le "terrorisme" et en mettant en place une "réelle coordination" contre le groupe Etat islamique en Syrie, a indiqué samedi le Kremlin.

"Des deux côtés a été exprimée une volonté de travailler activement en commun pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d'égal à égal et mutuellement avantageuse", a indiqué le président russe dans un communiqué à l'issue du premier entretien téléphonique des deux chefs d'Etat depuis l'entrée en fonction du président américain.

Alors que les relations russo-américaines se sont dégradées à un point inédit depuis la Guerre froide sous Barack Obama sur fond de conflit syrien, de crise ukrainienne et d'accusations d'ingérences russes dans l'élection américaine, la discussion s'est déroulée de manière "positive", selon le Kremlin, mais MM. Trump et Poutine ont évité le délicat sujet des sanctions.

En attendant une potentielle rencontre qu'ils ont dit souhaiter organiser, les deux présidents ont évoqué un grand nombre de sujets, du nucléaire iranien à l'Ukraine en passant par le conflit israélo-palestinien, la péninsule coréenne ou les relations commerciales.

"L'accent a été mis sur la priorité à donner à l'union des efforts dans la lutte contre la menace que constitue le terrorisme international. Les présidents se sont exprimés en faveur de la mise en place d'une coordination réelle des actions russes et américaines pour détruire l'EI et les autres groupements terroristes en Syrie", a indiqué la même source.

Silence sur les sanctions

Samedi, Vladimir Poutine "a rappelé que notre pays avait pendant plus de deux siècles soutenu l'Amérique, avait été son allié lors de deux guerres mondiales et considère aujourd'hui les Etats-Unis comme un partenaire important dans la lutte contre le terrorisme international", a insisté la présidence russe.

Sur le plan économique, les deux leaders ont évoqué "l'importance de rétablir des relations commerciales mutuellement avantageuses", a ajouté la même source.

Les échanges entre les deux pays ont été plombés par les sanctions économiques qui visent la Russie en raison de l'annexion de la Crimée en mars 2014 puis du conflit avec les séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, soutenus selon Kiev et les Occidentaux par la Russie.

Le sujet des sanctions n'a cependant pas été évoqué, a précisé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov à l'agence Interfax.

Vendredi, Donald Trump avait jugé qu'il était "trop tôt" pour parler d'un assouplissement de ces mesures.

Le directeur général du fonds souverain russe RDIF, Kirill Dmitriev, a indiqué samedi soir à l'agence Ria-Novosti avoir d'ores et déjà sélectionné "plus de dix projets prioritaires" pour les proposer à des investisseurs américains.

Cité par l'agence Interfax, le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Parlement, Leonid Sloutski, a estimé que "la prochaine étape" après l'entretien entre MM. Poutine et Trump devait être "des négociations pour créer une grande coalition antiterroriste en Syrie".

 

Le sénateur Frantz Klintsevitch, membre de la commission de la Défense, a indiqué à la même agence que la discussion de samedi rendait "très réaliste" un accord politique lors des pourparlers attendus en février à Genève pour tenter de mettre fin au conflit syrien.

Hollande met en garde Trump contre "le repli sur soi", plaide pour "l'accueil des réfugiés"

 Le président français François Hollande a mis en garde samedi soir son homologue américain Donald Trump contre "le repli sur soi" et l'a appelé au "respect" du principe de "l'accueil des réfugiés", fondement de "nos démocraties", selon un communiqué de la présidence.

Lors d'un entretien téléphonique, à l'initiative de M. Trump, "le chef de l'Etat a mis en garde contre les conséquences économiques et politiques d'une approche protectionniste", en soulignant que, "face à un monde instable et incertain, le repli sur soi est une réponse sans issue".

Il a aussi "rappelé sa conviction que le combat engagé pour la défense de nos démocraties" n'était "efficace" que "dans le respect des principes qui les fondent, en particulier l'accueil des réfugiés".

Une réponse directe au décret anti-réfugiés que vient de prendre le président américain ainsi qu'à ses positions protectonnistes.

M. Hollande a par ailleurs insisté sur "l'importance pour la planète de la mise en oeuvre de la convention de Paris sur le réchauffement climatique", que son homologue veut remettre en cause.

Rappelant que la lutte contre le terrorisme était une priorité commune à Paris et Washington, il a réaffirmé, selon le communiqué de la présidence, "sa détermination à poursuivre les actions engagées en Irak comme en Syrie". "Le règlement de la situation en Syrie" doit être recherché "dans un cadre politique et sous l'égide des Nations unies". "Aucune autre solution ne serait durable ni crédible", a-t-il martelé.

S'agissant de l'Iran, le président français a appelé à "la vigilance sur l'attitude de l'Iran dans son voisinage", soulignant que "l'accord sur le nucléaire devait être strictement respecté et pleinement mis en oeuvre".

Les deux hommes ont également évoqué les relations avec la Russie, M. Hollande réaffirmant "sa volonté de poursuivre et d'intensifier encore le dialogue sur l'ensemble des sujets". "Les sanctions liées à la situation en Ukraine" ne pourront "être levées que lorsque la situation à l'est du pays" sera "réglée avec la mise en oeuvre totale des accords de Minsk", lui a-t-il dit.

 Dans la journée, lors d'un "sommet des pays méditerranéens de l'UE" à Lisbonne, M. Hollande avait appelé l'Europe à faire bloc et à opposer une réponse "ferme" à son homologue américain Donald Trump qui s'était notamment réjoui bruyamment du Brexit, "une chose merveilleuse" selon lui.

 Trump et Merkel soulignent "l'importance fondamentale" de l'OTAN

Le nouveau président américain, Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné "l'importance fondamentale de l'Otan", lors d'un long entretien téléphonique samedi, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président et la chancelière sont d'accord (pour reconnaître) l'importance fondamentale de l'Otan dans le cadre d'une relation transatlantique plus large et de son rôle pour assurer la paix et la stabilité de notre communauté de l'Atlantique nord", souligne le communiqué de la Maison Blanche, qui précise que M. Trump se rendra en juillet au Sommet du G20 à Hambourg et qu'il recevra "bientôt la chancelière à Washington".

Un communiqué publié à Berlin en allemand reprend à peu près les même termes.

Donald Trump s'était montré très critique envers l'Alliance atlantique pendant sa campagne à un moment où la Russie fait peur sur le Vieux continent et où l'Otan - largement portée par les Etats-Unis - paraît le seul rempart contre Vladimir Poutine.

Il avait même qualifié l'Alliance d'"obsolète" et reprochait vertement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier.

Mme Merkel et M. Trump ont ainsi souligné que l'Otan doit se moderniser pour être capable de faire face aux défis du 21e siècle et que "notre défense commune demande un investissement approprié dans les capacités militaires pour s'assurer que tous les Alliés contribuent de manière équitable à notre sécurité collective".

Signe de l'inquiétude des Européens sur le sujet, le président français François Hollande a lui aussi tenu à souligner "le caractère indispensable de l'Otan" lors de l'entretien téléphonique qu'il a lui aussi eu samedi avec le président américain.

Le sujet avait déjà été évoqué la veille lors de la visite de Theresa May, la Première ministre britannique.

"Monsieur le président, je crois que vous avez confirmé que vous étiez à 100% derrière l'OTAN", a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec Donald Trump.

Trump et May ont décidé d'entamer "immédiatement" des pourparlers commerciaux

 Le président américain Donald Trump a accepté d'entamer immédiatement des pourparlers avec la Grande-Bretagne afin de conclure un nouvel accord commercial devant préserver les acquis actuels lorsque Londres aura quitté l'Union européenne, a annoncé samedi Downing Street.

Ces "pourparlers à haut niveau", qui ont été décidés vendredi lors de la visite de la Première ministre britannique Theresa May à Washington, sont susceptibles de provoquer l'ire des dirigeants de l'Union européenne, qui ont averti la Grande-Bretagne qu'elle ne peut pas entamer des négociations avec d'autres pays tant qu'elle n'aura pas quitté l'UE.

Les pourparlers, qui prévoient des groupes de travail conjoints, visent à établir le cadre d'un nouvel accord commercial pouvant être signé dès que possible après le Brexit. "Le premier pas vers la réalisation de cet objectif sera (la conclusion d'un) nouvel accord de négociation commerciale (TNA) qui prévoit des discussions de haut niveau entre les deux pays, devant commnencer immédiatement", a déclaré un porte-parole de Downing Street.

Cette décision a été prise au cours d'un dîner de travail ayant réuni le président Trump et Mme May à Washington. Mme May était le premier dirigeant étranger reçu par M. Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier.

Lors d'un repas, M. Trump a déclaré qu'il souhaitait que sa relation avec Mme May soit encore plus étroite que celle entretenue par Margaret Thatcher et Ronald Reagan à l'époque de la Guerre froide, ont révélé des responsables britanniques.

Mme May souhaitait tout particulièrement une décision sur le démarrage dès que possible de pourparlers en vue de la conclusion d'un futur nouvel accord commercial post-Brexit avec les Etats-Unis, dans le contexte d'une forte inquiétude en Grande-Bretagne concernant les conséquences économiques de la sortie de son pays de l'UE.

Selon Downing Street, M. Trump a promis de faire en sorte que les accords commerciaux actuels entre les deux pays, dans le cadre de l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'UE, seront toujours opérationnels après le Brexit.

"C'est le premier pas menant à un futur accord commercial avec les Etats-Unis, qui peut apporter à notre puissance économique d'énormes avantages ainsi que plus de certitude et de confiance aux entreprises", a déclaré Mme May.

Les discussions visent également à supprimer les barrières aux exportations de produits alimentaires et agricoles britanniques aux Etats-Unis, et à la reconnaissance mutuelle de diplômes professionnels, afin de faciliter les relations d'affaires entre les ressortissants des deux pays.

 

 

 

Trump a appelé Poutine, Hollande et Merkel, voici ce qu'ils ont échangé

 

Trump a appelé Poutine, Hollande et Merkel, voici ce qu'ils ont échangé

AFP Publié le - Mis à jour le

67116
INTERNATIONAL

Vladimir Poutine et Donald Trump ont convenu samedi de développer des relations "d'égal à égal" en accordant la "priorité" à la lutte contre le "terrorisme" et en mettant en place une "réelle coordination" contre le groupe Etat islamique en Syrie, a indiqué samedi le Kremlin.

"Des deux côtés a été exprimée une volonté de travailler activement en commun pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d'égal à égal et mutuellement avantageuse", a indiqué le président russe dans un communiqué à l'issue du premier entretien téléphonique des deux chefs d'Etat depuis l'entrée en fonction du président américain.

Alors que les relations russo-américaines se sont dégradées à un point inédit depuis la Guerre froide sous Barack Obama sur fond de conflit syrien, de crise ukrainienne et d'accusations d'ingérences russes dans l'élection américaine, la discussion s'est déroulée de manière "positive", selon le Kremlin, mais MM. Trump et Poutine ont évité le délicat sujet des sanctions.

En attendant une potentielle rencontre qu'ils ont dit souhaiter organiser, les deux présidents ont évoqué un grand nombre de sujets, du nucléaire iranien à l'Ukraine en passant par le conflit israélo-palestinien, la péninsule coréenne ou les relations commerciales.

"L'accent a été mis sur la priorité à donner à l'union des efforts dans la lutte contre la menace que constitue le terrorisme international. Les présidents se sont exprimés en faveur de la mise en place d'une coordination réelle des actions russes et américaines pour détruire l'EI et les autres groupements terroristes en Syrie", a indiqué la même source.

Silence sur les sanctions

Samedi, Vladimir Poutine "a rappelé que notre pays avait pendant plus de deux siècles soutenu l'Amérique, avait été son allié lors de deux guerres mondiales et considère aujourd'hui les Etats-Unis comme un partenaire important dans la lutte contre le terrorisme international", a insisté la présidence russe.

Sur le plan économique, les deux leaders ont évoqué "l'importance de rétablir des relations commerciales mutuellement avantageuses", a ajouté la même source.

Les échanges entre les deux pays ont été plombés par les sanctions économiques qui visent la Russie en raison de l'annexion de la Crimée en mars 2014 puis du conflit avec les séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, soutenus selon Kiev et les Occidentaux par la Russie.

Le sujet des sanctions n'a cependant pas été évoqué, a précisé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov à l'agence Interfax.

Vendredi, Donald Trump avait jugé qu'il était "trop tôt" pour parler d'un assouplissement de ces mesures.

Le directeur général du fonds souverain russe RDIF, Kirill Dmitriev, a indiqué samedi soir à l'agence Ria-Novosti avoir d'ores et déjà sélectionné "plus de dix projets prioritaires" pour les proposer à des investisseurs américains.

Cité par l'agence Interfax, le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Parlement, Leonid Sloutski, a estimé que "la prochaine étape" après l'entretien entre MM. Poutine et Trump devait être "des négociations pour créer une grande coalition antiterroriste en Syrie".

 

Le sénateur Frantz Klintsevitch, membre de la commission de la Défense, a indiqué à la même agence que la discussion de samedi rendait "très réaliste" un accord politique lors des pourparlers attendus en février à Genève pour tenter de mettre fin au conflit syrien.

Hollande met en garde Trump contre "le repli sur soi", plaide pour "l'accueil des réfugiés"

 Le président français François Hollande a mis en garde samedi soir son homologue américain Donald Trump contre "le repli sur soi" et l'a appelé au "respect" du principe de "l'accueil des réfugiés", fondement de "nos démocraties", selon un communiqué de la présidence.

Lors d'un entretien téléphonique, à l'initiative de M. Trump, "le chef de l'Etat a mis en garde contre les conséquences économiques et politiques d'une approche protectionniste", en soulignant que, "face à un monde instable et incertain, le repli sur soi est une réponse sans issue".

Il a aussi "rappelé sa conviction que le combat engagé pour la défense de nos démocraties" n'était "efficace" que "dans le respect des principes qui les fondent, en particulier l'accueil des réfugiés".

Une réponse directe au décret anti-réfugiés que vient de prendre le président américain ainsi qu'à ses positions protectonnistes.

M. Hollande a par ailleurs insisté sur "l'importance pour la planète de la mise en oeuvre de la convention de Paris sur le réchauffement climatique", que son homologue veut remettre en cause.

Rappelant que la lutte contre le terrorisme était une priorité commune à Paris et Washington, il a réaffirmé, selon le communiqué de la présidence, "sa détermination à poursuivre les actions engagées en Irak comme en Syrie". "Le règlement de la situation en Syrie" doit être recherché "dans un cadre politique et sous l'égide des Nations unies". "Aucune autre solution ne serait durable ni crédible", a-t-il martelé.

S'agissant de l'Iran, le président français a appelé à "la vigilance sur l'attitude de l'Iran dans son voisinage", soulignant que "l'accord sur le nucléaire devait être strictement respecté et pleinement mis en oeuvre".

Les deux hommes ont également évoqué les relations avec la Russie, M. Hollande réaffirmant "sa volonté de poursuivre et d'intensifier encore le dialogue sur l'ensemble des sujets". "Les sanctions liées à la situation en Ukraine" ne pourront "être levées que lorsque la situation à l'est du pays" sera "réglée avec la mise en oeuvre totale des accords de Minsk", lui a-t-il dit.

 Dans la journée, lors d'un "sommet des pays méditerranéens de l'UE" à Lisbonne, M. Hollande avait appelé l'Europe à faire bloc et à opposer une réponse "ferme" à son homologue américain Donald Trump qui s'était notamment réjoui bruyamment du Brexit, "une chose merveilleuse" selon lui.

 Trump et Merkel soulignent "l'importance fondamentale" de l'OTAN

Le nouveau président américain, Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné "l'importance fondamentale de l'Otan", lors d'un long entretien téléphonique samedi, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président et la chancelière sont d'accord (pour reconnaître) l'importance fondamentale de l'Otan dans le cadre d'une relation transatlantique plus large et de son rôle pour assurer la paix et la stabilité de notre communauté de l'Atlantique nord", souligne le communiqué de la Maison Blanche, qui précise que M. Trump se rendra en juillet au Sommet du G20 à Hambourg et qu'il recevra "bientôt la chancelière à Washington".

Un communiqué publié à Berlin en allemand reprend à peu près les même termes.

Donald Trump s'était montré très critique envers l'Alliance atlantique pendant sa campagne à un moment où la Russie fait peur sur le Vieux continent et où l'Otan - largement portée par les Etats-Unis - paraît le seul rempart contre Vladimir Poutine.

Il avait même qualifié l'Alliance d'"obsolète" et reprochait vertement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier.

Mme Merkel et M. Trump ont ainsi souligné que l'Otan doit se moderniser pour être capable de faire face aux défis du 21e siècle et que "notre défense commune demande un investissement approprié dans les capacités militaires pour s'assurer que tous les Alliés contribuent de manière équitable à notre sécurité collective".

Signe de l'inquiétude des Européens sur le sujet, le président français François Hollande a lui aussi tenu à souligner "le caractère indispensable de l'Otan" lors de l'entretien téléphonique qu'il a lui aussi eu samedi avec le président américain.

Le sujet avait déjà été évoqué la veille lors de la visite de Theresa May, la Première ministre britannique.

"Monsieur le président, je crois que vous avez confirmé que vous étiez à 100% derrière l'OTAN", a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec Donald Trump.

Trump et May ont décidé d'entamer "immédiatement" des pourparlers commerciaux

 Le président américain Donald Trump a accepté d'entamer immédiatement des pourparlers avec la Grande-Bretagne afin de conclure un nouvel accord commercial devant préserver les acquis actuels lorsque Londres aura quitté l'Union européenne, a annoncé samedi Downing Street.

Ces "pourparlers à haut niveau", qui ont été décidés vendredi lors de la visite de la Première ministre britannique Theresa May à Washington, sont susceptibles de provoquer l'ire des dirigeants de l'Union européenne, qui ont averti la Grande-Bretagne qu'elle ne peut pas entamer des négociations avec d'autres pays tant qu'elle n'aura pas quitté l'UE.

Les pourparlers, qui prévoient des groupes de travail conjoints, visent à établir le cadre d'un nouvel accord commercial pouvant être signé dès que possible après le Brexit. "Le premier pas vers la réalisation de cet objectif sera (la conclusion d'un) nouvel accord de négociation commerciale (TNA) qui prévoit des discussions de haut niveau entre les deux pays, devant commnencer immédiatement", a déclaré un porte-parole de Downing Street.

Cette décision a été prise au cours d'un dîner de travail ayant réuni le président Trump et Mme May à Washington. Mme May était le premier dirigeant étranger reçu par M. Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier.

Lors d'un repas, M. Trump a déclaré qu'il souhaitait que sa relation avec Mme May soit encore plus étroite que celle entretenue par Margaret Thatcher et Ronald Reagan à l'époque de la Guerre froide, ont révélé des responsables britanniques.

Mme May souhaitait tout particulièrement une décision sur le démarrage dès que possible de pourparlers en vue de la conclusion d'un futur nouvel accord commercial post-Brexit avec les Etats-Unis, dans le contexte d'une forte inquiétude en Grande-Bretagne concernant les conséquences économiques de la sortie de son pays de l'UE.

Selon Downing Street, M. Trump a promis de faire en sorte que les accords commerciaux actuels entre les deux pays, dans le cadre de l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'UE, seront toujours opérationnels après le Brexit.

"C'est le premier pas menant à un futur accord commercial avec les Etats-Unis, qui peut apporter à notre puissance économique d'énormes avantages ainsi que plus de certitude et de confiance aux entreprises", a déclaré Mme May.

Les discussions visent également à supprimer les barrières aux exportations de produits alimentaires et agricoles britanniques aux Etats-Unis, et à la reconnaissance mutuelle de diplômes professionnels, afin de faciliter les relations d'affaires entre les ressortissants des deux pays.