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19/11/2017

Quelle riposte après la vente aux enchères de migrants africains en Libye ?

AFRIQUE

Quelle riposte après la vente aux enchères de migrants africains en Libye ? 

 
Commentaire : Emmanuelle Godard / Images : Kaourou Magassa / Montage : Véronique Perez

La révolte gronde à travers le monde après les images de migrants africains vendus aux enchères en Libye. Les réactions d'indignation se multiplient. Fer de lance des mobilisations, les artistes, les associations et les simples citoyens. 

dans

"Non à l'esclavage". Des centaines de personnes rassemblées devant l'ambassade de Libye à Paris s'indignent.

Un peu partout dans le monde, des voix s'élèvent, les tweet se succèdent sur la toile : Asalfo, de Magic System ; Koffi Olomide, chanteur congolais ; Marie Philomène Nga, actrice camerounaise... Tous sont choqués, dénoncent l'humiliation, expriment leur colère. 

Vous ne comprenez pas ce qui se joue ? C'est l'avenir de l'humanité, de toute l'humanité. Lorsque des êtres humains sont capables de vendre d'autres êtres humains, c'est qu'ils s'empoisonnent eux-mêmes, ils se privent de l'humanité. Lorsque des personnes ferment les yeux sur cela, ils se privent de cette humanité, ils rusent avec des principes.

Claudy Siar, journaliste

A Bamako, un sit-in devant l'ambassade de Libye était prévu mais il a été interdit par les autorités. A la place, une conférence autour de l'Association malienne des expulsés et du mouvement Trop c'est trop.

Nous sommes choqués aussi par l'inaction des dirigeants occidentaux mais nous comprenons qu'ils sont dans le complot puisque c'est eux qui financent ceux qui donnent des ordres pour que nos frères soient bloqués en Libye.

Tiken Jah Fakoly, artiste chanteur ivoirien

C'est un documentaire de la chaîne américaine CNN qui a révélé le scandale. Des migrants vendus aux enchères en Libye. Les témoignages sont accablants. Les traitements subis inhumains.

Le président de l'Union africaine Alpha Condé assure que ces crimes ne resteront pas impunis. Et le président nigérien Mahamadou Issoufou a insisté sur le fait que cette affaire doit être mise à l'ordre du jour du sommet de l'Union africaine fin novembre.

Face à ces vives réactions en chaîne, le gouvernement libyen lance une enquête officielle sur ces ventes d'êtres humains.

Quelle riposte après la vente aux enchères de migrants africains en Libye ?

AFRIQUE

Quelle riposte après la vente aux enchères de migrants africains en Libye ? 

 
Commentaire : Emmanuelle Godard / Images : Kaourou Magassa / Montage : Véronique Perez

La révolte gronde à travers le monde après les images de migrants africains vendus aux enchères en Libye. Les réactions d'indignation se multiplient. Fer de lance des mobilisations, les artistes, les associations et les simples citoyens. 

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"Non à l'esclavage". Des centaines de personnes rassemblées devant l'ambassade de Libye à Paris s'indignent.

Un peu partout dans le monde, des voix s'élèvent, les tweet se succèdent sur la toile : Asalfo, de Magic System ; Koffi Olomide, chanteur congolais ; Marie Philomène Nga, actrice camerounaise... Tous sont choqués, dénoncent l'humiliation, expriment leur colère. 

Vous ne comprenez pas ce qui se joue ? C'est l'avenir de l'humanité, de toute l'humanité. Lorsque des êtres humains sont capables de vendre d'autres êtres humains, c'est qu'ils s'empoisonnent eux-mêmes, ils se privent de l'humanité. Lorsque des personnes ferment les yeux sur cela, ils se privent de cette humanité, ils rusent avec des principes.

Claudy Siar, journaliste

A Bamako, un sit-in devant l'ambassade de Libye était prévu mais il a été interdit par les autorités. A la place, une conférence autour de l'Association malienne des expulsés et du mouvement Trop c'est trop.

Nous sommes choqués aussi par l'inaction des dirigeants occidentaux mais nous comprenons qu'ils sont dans le complot puisque c'est eux qui financent ceux qui donnent des ordres pour que nos frères soient bloqués en Libye.

Tiken Jah Fakoly, artiste chanteur ivoirien

C'est un documentaire de la chaîne américaine CNN qui a révélé le scandale. Des migrants vendus aux enchères en Libye. Les témoignages sont accablants. Les traitements subis inhumains.

Le président de l'Union africaine Alpha Condé assure que ces crimes ne resteront pas impunis. Et le président nigérien Mahamadou Issoufou a insisté sur le fait que cette affaire doit être mise à l'ordre du jour du sommet de l'Union africaine fin novembre.

Face à ces vives réactions en chaîne, le gouvernement libyen lance une enquête officielle sur ces ventes d'êtres humains.

17/11/2017

Revue de presse du vendredi 17 novembre 2017.

Revue de presse du vendredi 17 novembre 2017.  

La presse congolaise s’intéresse vendredi 17 novembre à la question de l’organisation des élections en RDC. Certains journaux et sites internet s’attardent sur l’échange entre les diplomates étrangers et le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku. D’autres reviennent sur l’appel du Premier ministre Bruno Tshibala aux politiques pour accompagner le processus électoral. D’autres encore se focalisent sur la «photo-choc» d’une mineure de 15 ans de la LUCHA arrêtée pendant les manifestations du 15 novembre dernier.
 
L’Avenir rapporte qu’une délégation des diplomates occidentaux conduite par l’ambassadeur Bart Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne, a été reçue jeudi 16 novembre par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko. Au menu de ces discussions, les élections en RDC avec les différentes étapes assorties au calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante.
 
D’autres matières législatives, notamment, la loi portant amendement de la loi électorale, la loi en cours d’examen à l’Assemblée nationale sur les Associations sans but lucratif, ou encore des questions d’actualité telle que la liberté de manifestations, ont été évoquées par les deux parties, ajoute le quotidien.
 
«Nous avons parlé tout d’abord des élections. Et nous estimons qu’une étape importante a été franchie avec la publication du calendrier électoral ». Il était question pour nous de discuter sur la manière de procéder dans l’organisation des différents scrutins et le rôle que devra jouer l’Assemblée nationale, a fait savoir Bart Ourvry, cité par Forum des As.
 
Ce diplomate européen estime que la chambre basse du Parlement doit accélérer le vote des amendements des lois liées au processus électoral. Les deux parties ont aussi échangé sur «les droits à manifester en rapport avec les événements du mercredi 15 novembre», ajoute le tabloïd, qui indique que le chef de la délégation a transmis leurs inquiétudes et «des craintes et espoirs pour un climat apaisé permettant d’organiser les élections crédibles à la fin de l’année», a conclu le chef de la délégation des diplomates occidentaux.»
 
A sujet des manifestations publiques, Capsud.net fait savoir que la délégation des diplomates occidentaux a aussi insisté sur le respect du droit de rassemblement. L’UE exhorte le gouvernement congolais à travailler avec la Société civile et les représentants de l’opposition plutôt que de travailler à interdire et perturber ces réunions en recourant à la force excessive, poursuit le site Internet d’informations générales.
 
«Photo-choc»
 
Le média en ligne revient aussi sur une photo… celle d’une mineure du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA). Elle s’appelle Binja Yalala, surnommée Consolatrice, elle a 15 ans.

La photo qui circule sur les réseaux sociaux la montre arrêtée et menottée par les forces de la police nationale congolaise alors qu’elle manifestait le 15 novembre 2017 en compagnie d’autres personnes sur son Île d’Idwji. Elle aurait été battue par la police comme les autres personnes interpellées lors de la manifestation pacifique contre le calendrier électoral, relate le site qui parle d’une police de la honte.
 
Menotte de la honte, renchérit de son côté Actualité.cd. «Il y a 24 heures, elle était une parfaite inconnue. Maintenant, elle est une véritable attraction sur les réseaux sociaux en RDC […] Elle a 15 ans. Elle a été là dans la foule quand la police est  venue « ramasser » les militants qui manifestaient pour rejeter le calendrier électoral de la Ceni et demander la démission de Joseph Kabila», détaille le média.
 
Le site Internet ajoute : «elle savait ce qui se passait. Elle était informée. Elle qui vit aux rythmes des revendications depuis près d’une année. Elle dont le père, Claude Yalala, milite activement au sein de la LUCHA voilà une année.»
 
Formée et équipée par l’Union européenne dans le cadre du projet Eupol, la Police nationale congolais est encore loin de se départir de ses vieux démons. Et lorsqu’il s’agit d’assurer l’ordre public, comme ce fût le cas dans la journée du 15 novembre 2017, elle traite ses cibles selon qu’elles appartiennent à l’Opposition ou à la MP. Aux uns, elle applique la rigueur de la loi, aux autres, elle garantit l’encadrement. L’UE condamne ce comportement et l’a fait savoir dans une déclaration faite jeudi, soutenue dans cette position par les Etats-Unis, la Suisse et le Canada. C’est donc une police à deux vitesses, conclut Le Potentiel.
 
Budget 2018
 
« Elections : le budget 2018 sème le doute », titre Le Phare.
 
Sur papier, l’année 2018 est réputée électorale. Mais, avant d’en arriver là, les années 2016 et 2017 l’étaient aussi, avec les promesses fermes du gouvernement de mettre à la disposition de la CENI les fonds indispensables à la bonne conduite du processus électoral. En 2012, les deux chambres du Parlement avaient même voté une ligne budgétaire annuelle de 250 millions de dollars américains qui devraient permettre à cette institution d’appui à la démocratie de boucler, sans problème, toutes les opérations préélectorales et électorales à l’horizon 2016, analyse le journal.
 
« Au regard de l’agenda caché des hommes au pouvoir en place visant une éternelle «prolongation» du second et dernier mandat du Chef de l’Etat actuellement en poste, les contraintes financières représentent le prétexte le plus sûr pour ne pas observer l’échéance du 23 décembre 2018», suppute Le Phare. Le scénario à venir est quasi connu. A l’heure des comptes, le gouvernement va, sans aucun doute, évoquer la basse conjoncture économique interne et externe pour justifier l’insuffisance des fonds à affecter au processus électoral, anticipe Le Phare.
 
Ce n’est pas l’avis de Bruno Tshibala qui appelle les politiques à préparer les élections du 23 décembre 2018, fait remarquer Dépêche.cd. «Nous nous sommes retrouvés devant plusieurs préalables avant d’arriver à ce jour où nous sommes parvenus à déposer le budget 2018 à l’Assemblée nationale. Nous pensons qu’avec le calendrier de la CENI publié le 5 novembre dernier et une fois ce budget voté et promulgué ; tous, nous allons embarquer  dans la locomotive  dont la gare centrale sera la tenue des élections fixée le 23 décembre 2018,» a dit le Premier ministre congolais cité par le média en ligne.

 (  ro , 

       

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