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25/06/2016

Cinglant revers pour Barack Obama sur l'immigration

Cinglant revers pour Barack Obama sur l'immigration

AFP Publié le - Mis à jour le

INTERNATIONAL

La Cour suprême des Etats-Unis a infligé jeudi un lourd camouflet à Barack Obama, en bloquant de facto sa politique emblématique sur l'immigration.

Ce tournant judiciaire est "frustrant" et "douloureux" pour des millions d'immigrés en situation irrégulière, a immédiatement souligné le président américain, tentant de placer le sujet au coeur de la campagne qui désignera son successeur à la Maison Blanche.

"Si nous voulons véritablement résoudre ce problème, il faut que le Congrès vote une loi", a martelé M. Obama pour mieux insister sur l'importance de l'échéance du 8 novembre, au cours de laquelle les Américains seront aussi appelés à renouveler une partie de leurs représentants au Congrès.

A sept mois de son départ, M. Obama, qui n'a plus le temps de revoir sa copie, doit se résoudre à déplorer le statu quo. "L'immigration n'est pas quelque chose dont il faut avoir peur", a-t-il une nouvelle fois martelé, dans une allusion à peine voilée à Donald Trump.

L'immigration est l'un des chevaux de bataille du candidat républicain à la présidentielle qui a promis de dresser un mur à la frontière avec le Mexique, électrisant davantage un débat à fort clivage. "Nous sommes une nation d'immigrants", a encore dit M. Obama.

"La décision déchirante de la Cour suprême sur l'immigration pourrait séparer quelque 5 millions de familles menacées d'expulsion. Nous devons faire mieux", a lancé en écho sur Twitter la candidate démocrate Hillary Clinton.

L'arrêt de la Cour suprême, obtenu sans majorité, à quatre juges contre quatre, se traduit par une poursuite de l'actuel blocage des décrets Obama sur cette question extrêmement chargée politiquement, en pleine année électorale.

11 millions de clandestins

 M. Obama avait annoncé en novembre 2014 une série de mesures règlementaires s'assimilant à des régularisations temporaires pour quelque 4 à 5 millions de migrants majoritairement hispaniques.

Ces décrets prévoyaient pour eux la délivrance de permis de travail, mais une vingtaine d'Etats, pratiquement tous à majorité républicaine, ont refusé de les appliquer.

Ils ont aussi souvent obtenu des décisions de tribunaux soulignant que le chef de l'Etat avait outrepassé ses droits en court-circuitant les parlementaires. De fait, l'initiative phare d'Obama est demeurée au point mort, alors qu'il avait fait de ce dossier l'une de ses priorités en arrivant au pouvoir en 2009. La décision de la Cour suprême revient à l'enterrer encore plus profondément.

Le président américain a profité de l'occasion pour dénoncer l'attitude de ses adversaires républicains qui refusent d'examiner la nomination de Merrick Garland, un progressiste modéré, à la Cour suprême, prolongeant une situation de blocage. Aux termes de la Constitution américaine, les neuf magistrats de la plus haute instance judiciaire - régulièrement appelée à se prononcer sur les grands débats de société - sont nommés à vie par le président. Il appartient ensuite au Sénat d'approuver ou non ce choix.

Le camp conservateur n'a pas tardé à se réjouir de cette annonce.

"Cette décision aujourd'hui conforte ce que nous maintenons depuis le début: une personne, quand bien même serait-elle le président, ne peut changer la loi de façon unilatérale", a commenté Ken Paxton, le procureur général du Texas. On estime que plus de 11 millions d'immigrants en situation irrégulière vivent aux Etats-Unis. Près de la moitié sont originaires du Mexique.

Les mesures de la Maison Blanche visaient typiquement les clandestins habitant depuis plus de cinq ansaux Etats-Unis, sans casier judiciaire et ayant au moins un enfant américain. Malgré ses décrets d'intégration des clandestins, Barack Obama restera comme un président qui a beaucoup plus expulsé que ses prédécesseurs, avec au moins 2,4 millions de personnes raccompagnées à la frontière ou renvoyées dans leur pays.

Le rythme baisse toutefois depuis trois ans.

24/06/2016

RD Congo : les États-Unis gèlent les avoirs de Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa

RD Congo : les États-Unis gèlent les avoirs de Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa

Le général Célestin Kanyama, commissaire provincial de la police nationale congolaise à Kinshasa, voit ses avoirs aux États-Unis gelés pour « violences contre des civils ».

Cela faisait plusieurs semaines que la menace de sanctions américaines ciblées contre des responsables congolais se précisaient. Ce jeudi 23 juin, Washington a franchi le pas, pour accroître la pression sur l’entourage du président Joseph Kabila pour qu’il organise l’élection présidentielle avant la fin de son ultime mandat constitutionnel, le 19 décembre prochain.

Le Trésor américain a ainsi ajouté le chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, à la liste des individus sanctionnés, pour « violences envers des civils ».

Tous ses avoirs « basés aux États-Unis ou en possession de citoyens américains sont gelés » et « tous les citoyens américains ont interdiction d’effectuer des transactions avec lui », indique le communiqué du Trésor.

Une vive critique du régime

« Alors que le dernier mandat constitutionnel du président Kabila approche de sa fin, en décembre, le régime est engagé dans un schéma répressif, avec des arrestations d’opposants et la répression violente de manifestations politiques afin de d’éviter la programmation des élections nationales », explique John Smith, le directeur du Bureau de contrôle des avoirs étrangers au département du Trésor.

Chef de la police de Kinshasa, Célestin Kanyama, parfois surnommé « esprit de mort », a été épinglé à plusieurs reprises par les organisations de défense des droits de l’Homme ces dernières années, notamment pour la répression violente contre des manifestations de janvier 2015. « Plus de 40 personnes ont été tuées […] dont au moins 20 par arme à feu et par les forces de sécurité, écrit le Trésor américain. Les manifestants protestaient contre des modifications de la loi électorale dont de nombreux Congolais pensaient qu’elle allaient permettre au président Kabila de rester au-delà de la limite de deux mandats constitutionnels. »

Ce premier gel d’avoirs pourrait être suivi d’autres. Les États-Unis cherchent en effet à accroître la pression contre l’entourage du président Joseph Kabila afin que la prochaine élection présidentielle soit organisée dans les délais constitutionnels.

Le porte-parole du gouvernement congolais n’était pas immédiatement disponible pour commenter cette décision.

Pierre Boisselet via la voix du Kasai

23/06/2016

AETA : Jérôme Bonso et Bisambu interdits de parole

AETA : Jérôme Bonso et Bisambu interdits de parole


aetaAprès les points de vue contradictoires émis à travers les médias par le secrétaire exécutif et le secrétaire permanant de la plate forme Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées  (AETA) sur l’organisation des élections dans le délai constitutionnel, le comité de coordination de cette association s’est réunie hier mardi 22 juin 2016 à son siège dans la commune de Limete, pour arrêter de nouvelles mesures et stratégies dans le but de lever toute équivoque. Après le tour d’horizon des différentes problématiques posées à l’interne comme à l’extérieur de la structure, le comité a statué sur 4 questions essentielles, notamment la communication interne et externe de l’AETA, la gouvernance interne, le processus électoral et la question sécuritaire.

Comme annoncé à la presse par Guy Mudumbula, modérateur du comité de coordination,  à l’issue de cette réunion, le comité a décidé de retirer à Jérôme Bonso et Gérard Bisambu, respectivement secrétaire exécutif et secrétaire permanant, le mandat ou prérogatives d’engager l’AETA ou de parler en son nom dans leurs interventions jusqu’à nouvel ordre. Le comité a ainsi décidé la mise en place d’une cellule ad hoc qui va se charger de la diffusion des informations de la plate forme.

Et dans le souci de préserver l’image de l’AETA, Guy Mudumbula a indiqué que le comité de coordination a également décidé de l’élaboration dans un bref délai, d’un code de bonne conduite qui sera rendu public avec la dynamique d’auto surveillance afin d’éviter de tomber dans des cas similaires dans les jours à venir.

En ce qui concerne la faisabilité de la tenue des élections dans le respect du délai constitutionnel en novembre 2016, Guy Mudumbula a écarté toute zone d’ombre. L’AETA, a-t-il insisté, n’a jamais changé de position : « Techniquement, il existe des technologies pouvant nous permettre d’organiser les élections dans le délai ».

Au cours de son adresse, le modérateur est revenu notamment sur les menaces et intimidations dont font l’objet certains animateurs de l’AETA. Tout en dénonçant ces actes, il a rappelé que le travail abattu par l’AETA n’est rien d’autre qu’un travail militant pour les valeurs de la démocratie et d’un Etat de droit et non un travail
nuisible pour le pays.

Myriam Iragi

via www.bondousa.org