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14/06/2016

Pouvoir-Opposition : c’est la guerre des nerfs !

Pouvoir-Opposition : c’est la guerre des nerfs !

13/06/2016

RDC: l’ONG ACVDP invite l’Etat à mettre fin au travail des enfants

RDC: l’ONG ACVDP invite l’Etat à mettre fin au travail des enfants  


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Le monde célèbre dimanche 12 juin, la journée de lutte contre le travail des enfants. Beaucoup d’enfants, à travers le monde, s’adonnent en effet aux travaux habituellement réservés aux adultes. A Kinshasa, par exemple, les enfants se livrent à diverses activités lucratives comme la vente de l’eau en sachet, a dénoncé l’ONG «Action contre les violations des personnes vulnérables» (ACVDP).
 
Les enfants de la RDC, sont présents dans les activités des mines, des champs, de la pêche...
 
«Nous avons les ‘Bana Itiro’, ce sont les enfants qui raccommodent les sacs. Nous avons les ‘Bana cirage’, qui cirent les chaussures, les ‘Bana Vernis’ qui font le pédicurage et le manucurage, les ‘Bana pétrole' qui vendent le pétrole lampant, les ‘Bana Mayi, qui vendent l'eau en sachet. Et il y des conséquences énormes sur leur santé. Transporter des bassines d’eau durant tout la journée, un enfant peut avoir la malformation de sa colonne vertébrale », s'inquiète Crispin Kabolongo Kongunde, président de l'ONG "Action contre les violations des personnes vulnérables".
 
Pour lutter contre ce mal, Kobolongo Kongunde appelle le gouvernement congolais à mettre par exemple en pratique la gratuité de l’enseignement à l’école primaire.
 
Selon lui, la place de l’enfant est à l’école et non dans la rue en train d’exercer des activités lucratives. Il invite l’Etat à favoriser les parents à bien prendre en charge la scolarité de leur progéniture, « en instaurant par exemple un SMIG pour les parents qui travaillent.»
 
Il interpelle le gouvernement congolais à protéger les enfants, « tout en s’engageant activement dans l’application de différents instruments juridiques internationaux». Il rappelle par ailleurs qu’au niveau national, il y a la loi portant protection de l’enfant congolais qui interdit le travail des enfants.
 
Éliminer le travail des enfants dans les chaînes de production
 
Cette année, la Journée mondiale contre le travail des est consacrée au travail des enfants dans les chaînes de production. Toutes les chaînes de production, de l’agriculture à l’industrie, des services à la construction, courent le risque d'employer des enfants, renseigne l’organisation internationale du travail(OIT).
 
Dans sa déclaration, Guy Ryder, Directeur général de OIT, indique que  168 millions enfants  travaillent dans le monde, dont 85 millions font un travail dangereux. Ces enfants sont employés dans l’agriculture, dans les mines, dans les usines et dans le tourisme, produisant des marchandises et des services consommés par des millions de personnes chaque jour.
 
Il précise que le travail des enfants est surtout répandu dans les économies rurales ou informelles, qui échappent à l’inspection du travail et ne bénéficient ni de la protection des syndicats ni des orientations des organisations d’employeurs et de producteurs.
(  radiookapi , via www.bondousa.org)

image: http://congosynthese.com/ImgNews/Enfants%20de%20Kalemie.jpg

 

 

12/06/2016

L’opposition congolaise tient son accord de Genval!

 

L’opposition congolaise tient son accord de Genval!

HUBERT LECLERCQ Publié le - Mis à jour le

INTERNATIONALLes principales formations sont parvenues à un accord inédit qui bouleverse la donne à Kinshasa.

 

Quarante-huit heures après la fermeture du conclave de l’opposition congolaise, le lac de Genval, aux premières loges des tractations peine encore à retrouver son calme.

C’est que ces 8 et 9 juin, la quasi-totalité des leaders de l’opposition congolaise avaient rendez-vous dans les salons de L’hôtel du Lac, plus habitué aux repas d’affaires cravatés et aux parties de croquet ouatées qu’aux palabres sans fin de certains gouailleurs bien en voix.

Objectif de ce conclave ? Obtenir une fumée blanche sur un texte qui réunirait les grands courants de l’opposition qui refuse d’envisager la préemption du pouvoir par le président Joseph Kabila et sa clique.

Un clan qui joue la montre et refuse d’enclencher la machinerie qui doit permettre aux Congolais d’élire leur futur président en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

Et pour cause, l’actuel locataire devrait passer la main lui qui est rattrapé par la limite des deux mandats successifs et qui n’a pas voulu former un dauphin.

Organisateur de ce conclave ? L’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, le vétéran des opposants, celui qui a toujours refusé de reconnaître la victoire de Kabila.

Autour de la table ? Les principales plateformes de l’opposition congolaise et des représentants de la société civile, avec des acteurs dont l’importance croît de plus en plus et qui savent, depuis la chute du président Campaore au Burkina Faso que leur pouvoir, à travers les réseaux sociaux, notamment, n’est pas qu’une vue de l’esprit.

Le pari était osé. Entre le G7, cartel de sept partis qui a osé claquer la porte du pouvoir face au refus du président de se prononcer sur son envie de respecter la Constitution, et les formations de la Dynamique, union hétéroclite mais puissante, les divergences ne sont pas que sémantiques, ans oublier que l’UDPS est plutôt une famille qui préfère jouer en solo.

Et le conclave ne fut d’ailleurs pas un long fleuve tranquille. “On ne vient pas pour apposer notre signature sur un texte prémâché sans concertation par l’UDPS”, avait lâché, en entrant dans son avion à Kinshasa lundi soir, Joseph Olenghankoy, le bouillant leader du Fonus et membre de la Dynamique, avant de conclure : “On va peut-être demander le report de ce conclave”.

Une première salve qui faisait blêmir l’UDPS et les membres de l’Alternance pour la République (AR), présidé par Raphaël Katebe Katoto, le grand frère de Moïse Katumbi, grand absent de ce conclave, “pour des raisons médicales. Il est toujours à Londres pour subir des examens après les agressions dont il a été victime à Lubumbashi”. “Mais il n’a pas besoin d’être là pour être omniprésent. On me parle sans cesse de lui”, conclut-il en regardant par-dessus ses lunettes teintées.

Le Conclave annoncé sur deux jours, débutera finalement avec une petite dizaine d’heures de retard. “Pas un souci puisque ces heures ont été mises à contribution pour faire avancer le débat avec différentes commissions”, pour Martin Fayulu, autre membre de la Dynamique et premier candidat déclaré à la présidentielle. “Il faut éviter de froisser les ego. La route sera longue, nous devons partir sur de bonnes bases”, disait pour sa part Delly Sesanga, patron du parti Envol et ancien ministre du Plan.

Jeudi 9 juin, la nuit a été courte pour certains négociateurs qui ont poursuivi les discussions au finish dans les coulisses. “Nous devons et nous allons trouver un accord”, rassurait Félix Tshisekedi, le fils de. “Mon père est déterminé. Il est dans l’hôtel. Il ne participe pas directement aux négociations mais il est tenu au courant de tout ce qui se dit”.

Il faudra attendre le coup de 23 heures pour que la fumée blanche tant attendue crève le ciel de Genval.“Un vrai combat de rue”, sourit Olenghankoy. “Mais le texte de l’accord est bon. Très bon”.

Il faudra encore attendre près de deux heures pour que débute l’assemblée plénière sous la présidence d’un Etienne Tshisekedi qui aura veillé bien tard.

La lecture des différents points est saluée par une salve d’applaudissements et de cris. “Kabila doit partir”, hurle un combattant dans la salle. Le texte est sans concession. Il souligne le strict respect de la Constitution et donc ses corollaires : le lancement de la campagne électorale le 19 septembre prochain et le départ de Joseph Kabila le 19 décembre. “Pas un jour de plus”, lance un participant, repris en chœur par une large majorité de l’auditoire.

Le texte consacre aussi l’enterrement le Dialogue voulu par Kabila et porté à bout de bras par l’Union africaine présidée par la Sud-africaine Madame Zuma qui a désigné l’ancien premier ministre togolais Edem Kodjo comme facilitateur de cette crise congolaise.

Seul souci, la crédibilité de ces deux acteurs très – trop – proches du pouvoir en place à Kinshasa.

À ce dialogue, honni, le conclave préfère la résolution 2277 de l’Onu.

Le texte demande aussi la fin des poursuites contre les opposants, la fin des entraves à l’égard des médias qui dérangent le pouvoir et appelle la communauté internationale à se pencher sur la situation de ce géant d’Afrique qui peut encore éviter le pire.

Vendredi 10 juin, 3 heures du matin, les derniers feux de la rampe s’éteignent sur le conclave. “Le début d’un nouveau combat car il va falloir qu’on fasse connaître ce bon accord aux quatre coins du monde”, explique Olivier Kamitatu du G7. “Nous devons aussi et surtout l’expliquer aux Congolais. Le pouvoir en place a confisqué les médias dans notre pays sans que cela ne semble gêner personne. Mais nous irons sur le terrain pour expliquer la portée de cet accord et mobiliser les Congolais”.

 

 

Absents de marque… mai

Outre Moïse Katumbi, deux grandes absences ont suscité bien des commentaires. Le premier, Vital Kamerhe, le patron de l’UNC arrivé en 3e position derrière Kabila et Tshisekedi lors de la présidentielle de 2011. “Il pense avoir un statut qui lui permet de ne pas siéger avec les autres chefs de l’opposition. Il pense qu’il leur est supérieur. Mais il a envoyé un émissaire et son secrétaire général était venu en indépendant. Tous deux ont reconnu que le texte de Genval était un bon texte. On doit espérer qu’il les rejoigne”, expliquait un membre de l’UDPS. “Aujourd’hui, l’opposition a parlé d’une même voix pour contraindre M. Kabila à organiser les élections. Quand le processus sera en place, tout le monde pourra reprendre son indépendance. Mais aujourd’hui, mettons nos querelles et nos ego de côté”.

Autre absente, Eve Bazaiba, présidente du MLC de Jean-Pierre Bemba. “Le cas est tout différent. Ce parti ne se fixera pas de cap avant trois semaines. Tout le monde attend le verdict dans le procès du président historique de ce parti, Jean-Pierre Bemba. Un verdict annoncé pour le 21 juin”, expliquait un membre de l’opposition originaire de la région de l’Equateur, comme Bemba.

 via www.bondousa.org