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10/06/2016

RD Congo : derrière Tshisekedi, l’opposition fonde le « Rassemblement » contre Kabila

RD Congo : derrière Tshisekedi, l’opposition fonde le « Rassemblement » contre Kabila

Par Jeune Afrique avec AFP

Malgré quelques absences, la majeure partie de l'opposition congolaise a décidé de s'unir au sein d'une nouvelle structure, baptisée "Rassemblement", dans la nuit de jeudi à vendredi près de Bruxelles. Elle exige le départ en fin d'année du président Joseph Kabila.

« Quelles que soient les circonstances dans lesquelles le pays va vivre, nous sommes tout près de la victoire », a déclaré, dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 juin, devant une centaine de délégués de l’opposition et de la société civile congolaise l’opposant historique Étienne Tshisekedi, en clôture du conclave de Genval, à une vingtaine de kilomètres de la capitale belge.

Tshisekedi à la tête des « sages »

L’accord des partis de l’opposition a été annoncé à l’issue de deux jours de conciliabules à huis clos, parfois tendus, lancés à l’initiative de Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Le texte, dit « Acte d’engagements », prévoit d’unir les forces de l’opposition au sein du « Rassemblement » pour faire aboutir la lutte du peuple congolais au service de l’alternance et de l’État de droit.

Un comité des sages, placé sous la direction d’Étienne Tshisekedi, sera chargé, avec l’aide d’un organe plus technique, de coordonner l’action de l’opposition, qui avait jusqu’ici échoué à former un front uni contre Joseph Kabila.

Dénonçant le coup d’État constitutionnel que constituerait selon eux le maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà de la fin de son mandat, le 19 décembre, les signataires exigent l’organisation d’une élection présidentielle avant cette date.

Appel à la communauté internationale

Ils réclament également la mise en œuvre intégrale de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations unies. Celle-ci insiste sur la nécessité d’un dialogue politique ouvert, permettant la tenue des élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2016, conformément à la Constitution, une prise deposition jugée irresponsable par Kinshasa.

Les participants au conclave appellent un panel de représentants de la communauté internationale (ONU, Organisation internationale de la Francophonie, Union européenne, Etats-Unis) à épauler l’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) en RD Congo, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, qu’ils jugent trop proche du pouvoir.

Les conseillers de Katumbi présents

Ils posent en outre une série d’exigences, telles que la libération immédiate et sanscondition de tous les détenus politiques, ou encore l’arrêt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives, policières ainsi que de toute procédure judiciaire arbitraire contre les membres de l’opposition et de la société civile.

« S’il n’y a pas de volonté du pouvoir, nous n’avons pas de cadeau à lui faire », a déclaré l’un des principaux participants, le secrétaire-général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), la troisième grande force de l’opposition à l’Assemblée nationale, Jean-Bertrand Ewanga. « C’est une victoire d’avoir imaginé l’unification de l’opposition. Cette nouvelle complicité va nous permettre d’aller de l’avant », a-t-il ajouté.

Mais, si Ewanga a signé l’accord à titre personnel, le leader de son parti, Vital Kamerhe, était le grand absent de ces assises. De même, le Mouvement pour la libération du Congo de Jean-Pierre Bemba n’avait pas envoyé de délégation. Ces deux hommes font toutefois partie de la coalition « Dynamique de l’opposition », laquelle était représentée, notamment par Martin Fayulu. Les absents semblent notamment s’inquiéter d’une possible récupération de ce rassemblement par Moïse Katumbi.

L’ancien gouverneur du Katanga n’a certes pas fait d’apparition, mais le G7, un groupe de sept partis passés qui soutient sa candidature à la présidentielle était représenté au plus haut niveau et très actif dans les discussions. Inculpé d’atteinte à la sécurité de l’État, Katumbi a quitté la RD Congo pour l’Afrique du Sud le 20 mai, officiellement pour s’y faire soigner, avant de rejoindre l’Europe. via www.bondousa.org

 
 
 

RD Congo : derrière Tshisekedi, l’opposition fonde le « Rassemblement » contre Kabila

RD Congo : derrière Tshisekedi, l’opposition fonde le « Rassemblement » contre Kabila

Par Jeune Afrique avec AFP

Malgré quelques absences, la majeure partie de l'opposition congolaise a décidé de s'unir au sein d'une nouvelle structure, baptisée "Rassemblement", dans la nuit de jeudi à vendredi près de Bruxelles. Elle exige le départ en fin d'année du président Joseph Kabila.

« Quelles que soient les circonstances dans lesquelles le pays va vivre, nous sommes tout près de la victoire », a déclaré, dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 juin, devant une centaine de délégués de l’opposition et de la société civile congolaise l’opposant historique Étienne Tshisekedi, en clôture du conclave de Genval, à une vingtaine de kilomètres de la capitale belge.

Tshisekedi à la tête des « sages »

L’accord des partis de l’opposition a été annoncé à l’issue de deux jours de conciliabules à huis clos, parfois tendus, lancés à l’initiative de Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Le texte, dit « Acte d’engagements », prévoit d’unir les forces de l’opposition au sein du « Rassemblement » pour faire aboutir la lutte du peuple congolais au service de l’alternance et de l’État de droit.

Un comité des sages, placé sous la direction d’Étienne Tshisekedi, sera chargé, avec l’aide d’un organe plus technique, de coordonner l’action de l’opposition, qui avait jusqu’ici échoué à former un front uni contre Joseph Kabila.

Dénonçant le coup d’État constitutionnel que constituerait selon eux le maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà de la fin de son mandat, le 19 décembre, les signataires exigent l’organisation d’une élection présidentielle avant cette date.

Appel à la communauté internationale

Ils réclament également la mise en œuvre intégrale de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations unies. Celle-ci insiste sur la nécessité d’un dialogue politique ouvert, permettant la tenue des élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2016, conformément à la Constitution, une prise deposition jugée irresponsable par Kinshasa.

Les participants au conclave appellent un panel de représentants de la communauté internationale (ONU, Organisation internationale de la Francophonie, Union européenne, Etats-Unis) à épauler l’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) en RD Congo, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, qu’ils jugent trop proche du pouvoir.

Les conseillers de Katumbi présents

Ils posent en outre une série d’exigences, telles que la libération immédiate et sanscondition de tous les détenus politiques, ou encore l’arrêt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives, policières ainsi que de toute procédure judiciaire arbitraire contre les membres de l’opposition et de la société civile.

« S’il n’y a pas de volonté du pouvoir, nous n’avons pas de cadeau à lui faire », a déclaré l’un des principaux participants, le secrétaire-général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), la troisième grande force de l’opposition à l’Assemblée nationale, Jean-Bertrand Ewanga. « C’est une victoire d’avoir imaginé l’unification de l’opposition. Cette nouvelle complicité va nous permettre d’aller de l’avant », a-t-il ajouté.

Mais, si Ewanga a signé l’accord à titre personnel, le leader de son parti, Vital Kamerhe, était le grand absent de ces assises. De même, le Mouvement pour la libération du Congo de Jean-Pierre Bemba n’avait pas envoyé de délégation. Ces deux hommes font toutefois partie de la coalition « Dynamique de l’opposition », laquelle était représentée, notamment par Martin Fayulu. Les absents semblent notamment s’inquiéter d’une possible récupération de ce rassemblement par Moïse Katumbi.

L’ancien gouverneur du Katanga n’a certes pas fait d’apparition, mais le G7, un groupe de sept partis passés qui soutient sa candidature à la présidentielle était représenté au plus haut niveau et très actif dans les discussions. Inculpé d’atteinte à la sécurité de l’État, Katumbi a quitté la RD Congo pour l’Afrique du Sud le 20 mai, officiellement pour s’y faire soigner, avant de rejoindre l’Europe. via www.bondousa.org

 
 
 

Rapport de la conférence de GENVAL, en Belgique du 08 au 09 Juin 2016

Rapport de la conférence de GENVAL, en Belgique du 08 au 09 Juin 2016


opposition_conclave_bruxelle_tshisekedi_salut_delegation_elise_barthet_640_350_1CONFERENCE DES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES ACQUISES AU CHANGEMENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO REUNIES EN CONFERENCE A GENVAL, EN BELGIQUE, DU 08 AU 09 JUIN 2016

A l’initiative du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, leader historique de l’opposition congolaise, les Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement de la République Démocratique du Congo se sont réunies en Conférence à Genval, en Belgique, du 08 au 09 juin 2016. Cette Conférence avait pour objectif de sceller l’unité des Forces politiques et sociales acquises au changement autour des objectifs communs. Les participants ont réfléchi en toute responsabilité sur la crise planifiée et exécutée par Monsieur Kabila afin de placer la Nation congolaise tout entière devant un fait accompli et ainsi réaliser un coup d’Etat constitutionnel. Les travaux se sont déroulés dans un esprit de patriotisme, de respect mutuel, d’humilité, de fraternité et de tolérance. Quatre points ont été examinés à l’ordre du jour : 1. L’évaluation du contexte politique ; 2. Le processus électoral ; 3. La mise en œuvre de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 30 mars 2016 ; 4. Le Mécanisme de suivi de la mise en œuvre des conclusions de la Conférence et de la coordination des actions de l’opposition.

1. DE L’EVALUATION DU CONTEXTE POLITIQUE

Les participants à la Conférence de Genval ont rendu un vibrant hommage au peuple congolais y compris la diaspora congolaise pour la bravoure dont ils onta fait preuve dans le combat pour la libération totale de notre pays ainsi que pour leur maturité politique dans la perception des enjeux de l’heure particulièrement dans leur détermination à sauver la démocratie, à faire respecter la Constitution de la République et à exprimer leur adhésion au principe de l’alternance démocratique. 2 A quelques mois des élections présidentielle et législatives, les participants ont exprimé leurs vives préoccupations du fait de l’installation d’un climat politique délétère caractérisé par la morosité, l’angoisse et les tensions diverses, l’insécurité généralisée dans le pays, délibérément créées et entretenues par Monsieur Joseph Kabila qui affiche chaque jour sa détermination à ne passe soumettre à la Constitution et qui cherche à se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat. Cependant, les incertitudes profondes qui planent encore sur l’organisation du troisième cycle électoral ainsi que le rétrécissement de l’espace des libertés fondamentales assombrissent davantage le climat politique. En outre, les violations massives et répétées des droits humains exacerbées notamment par les massacres de Beni, de Butembo, de Lubero et d’ailleurs menacent gravement la paix civile dans le pays, la stabilité des institutions de la République, la cohésion nationale et le développement de notre pays ainsi que celui de toute la Région.

2. DU PROCESSUS ELECTORAL

Les participants ont exprimé leurs préoccupations quant au blocage intentionnel et volontaire du processus électoral par le régime de Monsieur Kabila afin de se pérenniser au pouvoir en violation de la Constitution et ainsi créer lesconditions de la restauration de la dictature dans notre pays. Face à cette situation, les Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement ont réaffirmé leur foi en la démocratie et ont convenu de mettre en commun leurs forces et énergies en vue de faire échec à toutes velléités de renversement de l’ordre constitutionnel. Un acte d’engagements a été adopté par les participants dont copie est annexée au présent rapport.

3. DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA RESOLUTION 2277 DU CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES

DU 30 MARS 2016 Les participants ont renouvelé leur adhésion à la lettre et à l’esprit de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et appellent à sa mise en œuvre intégrale sous la modération du facilitateur international renforcé par un panel des représentants des NationsUnies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de l’Organisation Internationale de la Francophonie ainsi que des Etats-Unis d’Amérique.

4. DU MECANISME DE SUIVI ET DE COORDINATION POUR LA MISE EN ŒUVRE DES CONCLUSIONS DE LA CONFERENCE DE GENVAL

Pour matérialiser les engagements solennels pris lors de la Conférence, les Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement ont décidé de mettre en place un mécanisme de suivi, dénommé le RASSEMBLEMENT comportant deux organes: – Le Conseil des Sages, composé des représentants de chaque partie prenante et présidée par Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba en sa qualité d’initiateur ; 3 – La coordination des actions, chargée d’exécuter les résolutions de la Conférence et de coordonner les actions en vue de favoriser l’avènement de l’alternance démocratique dans notre pays. Enfin, les participants remercient très sincèrement le peuple belge ainsi que les autorités belges pour leur hospitalité et pour leur soutien à la tenue de la Conférence.

Fait à Genval, le 10 juin 2016 Le Secrétariat de la Conférence via www.bondousa.org