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22/07/2016

Obama: la vision apocalyptique de Trump ne correspond pas à la réalité

 

Obama: la vision apocalyptique de Trump ne correspond pas à la réalité

AFP Publié le - Mis à jour le

INTERNATIONAL

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que le tableau apocalyptique de l'Amérique peint par le candidat républicain Donald Trump ne "correspondait pas à la réalité" vécue par les Américains. "Cette idée selon laquelle l'Amérique serait au bord de l'effondrement, cette vision de violence et de chaos partout, ne correspond pas vraiment à ce que les gens vivent", a déclaré le dirigeant démocrate lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une rencontre avec le président mexicain Enrique Peña Nieto.

"Nous n'allons pas prendre de bonnes décisions si elles sont basées sur des peurs qui ne sont pas soutenues par des faits", a-t-il souligné.

"L'Amérique est beaucoup moins violente qu'il y a 20 ou 30 ans, et l'immigration est beaucoup moins un problème non seulement qu'il y a 20 ou 30 ans mais aussi que lorsque je suis devenu président", même si "cela ne signifie pas que nous avons résolu tous les problèmes", a soutenu M. Obama.

"En ce qui concerne la criminalité, le taux de crimes violents en Amérique a davantage baissé sous ma présidence que lors des trois ou quatre décennies passées", a-t-il précisé.

"Le taux de violences aujourd'hui est bien plus bas que ce qu'il était quand Ronald Reagan était président. Et plus bas que lorsque je suis entré en fonction", a-t-il ajouté.

Quant au nombre de policiers tués dans l'exercice de leur fonction, le président a aussi assuré qu'il était "significativement plus bas que sous la présidence de Ronald Reagan".

"Ce sont des faits. Ce sont des données", a-t-il insisté.

En matière d'immigration, le taux de clandestins aux Etats-Unis "a baissé aujourd'hui de deux-tiers par rapport à l'époque où Ronald Reagan était président". "Nous avons beaucoup moins de travailleurs clandestins qui traversent la frontière que dans les années 80 ou 90 ou quand George Bush était président. C'est un fait", a-t-il dit.

Congo: une résolution qui fait du bruit

Congo: une résolution qui fait du bruit

HUBERT LECLERCQ Publié le - Mis à jour le

INTERNATIONAL

Et pour cause, ils ont approuvé, le 20 juillet au soir, une proposition de résolution, déposée par leurs collègues de la commission des relations internationales, qui appellent les autorités au pouvoir à Kinshasa a respecté leur constitution en particulier pour ce qui concerne l'organisatiion de l'élection présidentielle et de la limite des mandats autorisés au président.

Un message clair envoyé au président Joseph Kabila qui arrivera au terme de son second mandat le 19 décembre prochain et qui ne peut donc, selon la constitution, plus se représenter.

Mais aujourd'hui, à 5 mois de cette fin de mandat, rien n'est prêt dans cet Etat aux allures de continent pour l'organisation de ce scrutin. Dès lors, la majorité présidentielle semble vouloir jouer la montre et le pourrissement de la situation pour permettre à son champion – qui n'a toujours pas expliqué ce qu'il entendait faire après son second mandat, ni désigné de successeur – de s'accrocher quelque temps encore au pouvoi

Opposition soudée

Face à cette volonté de plus en plus évidente, l'opposition congolaise est parvenue jusqu'ici à présenter un visage assez uni pour exiger le respect de la Constitution. Elle est soutenue par un large pan de la société civile mais aussi par me clergé catholique toujours très écouté en République démocratique du Congo.

Le texte voté par la chambre belge ne modifiera pas la donne à lui tout seul mais il viet 'ajouter à une longue liste de recommandations similaires envoyées à Kinshasa par les capitales qui comptent dans la région. « Le texte belge fait mal à Kinshasa, explique un investisseur belge, toujours présent dans la capitale congolaise. Il y avait déjà eu quelques sorties du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders qui allaient dans le même sens mais ici, c'est un texte signé au Parlement et les parlementaires proposent même de travailler avec leurs collègues congolais pour aller dans le sens du respect de la constitution. Ici, ça agace».

Un autre témoin qui préfère aussi garder l'anonymat « vu la situation sécuritaire à Kinshasa où vous vous plongez dans les ennuis pour une parole de travers ou parce que vous avez un message qui n'est pas favorable à Kabila dans votre portable », pointe lui du doigt le fait que « Kabila se sent de plus en plus esseulé et constate que toutes les missions qui sont envoyées aux quatre coins du monde ne parviennent pas à faire entendre sa voix qui est systématiquement couverte par cela, bien plus porteuse, de l'opposition. Dan ce registre, il y a fort à parier que le pouvoir de Kinshasa sera mis au ban de la communauté internationale lors de la prochaine sessions des Nations unies, si pas avant.»

Katumbi : « merci aux élus belges »

Dans les rangs de la majorité certains font mine de ne pas être au courant du texte signé par la Chambre des représentants. D'autres l'interprètent comme une « nouvelle preuve du néocolonialisme ambiant sur le vieux continent et aux Etats-Unis ». « Les Belges pensent-ils qu'ils dirigent toujours leur colonie », nous lance un zélote du régime Kabila.

Dans les rangs de l'opposition, par contre, tous applaudissent ce texte « qui met bien les responsables de a situation en face de leur responsabilité », explique Joseph Olengha Nkoy, un des porte-voix de la Dynamique de l'opposition.

Olivier Kamitatu, pour le G7, plate-forme politique qu a quitté la majorité présidentielle il y a un peu moins d'un an face au refus du président de s'exprimer sur sa position face à la tenue de la présidentielle, explique sur les réseaux sociaux que « les élus belges ajoutent leurs voix à celles de tous les Congolais qui appellent Joseph Kabila à respecter son serment ».

Moïse Katumbi, lui, insiste sur « la qualité du texte des députés belges. Chaque mot a son importance. Je tiens à remercier les parlementaires belges pour ce travail remarquable, pour leur soutien indéfectible au peuple congolais et à notre cause qui est juste et qui triomphera parce que nous sommes dans notre droit le plus strict. C'est un texte très important dans notre lutte pour le respect de la Constitution et de nos droits.»

21/07/2016

Zimbabwe : Mugabe désavoué par une partie de ses sympathisants

Zimbabwe : Mugabe désavoué par une partie de ses sympathisants

Par Jeune Afrique avec AFP
 

Les anciens combattant ont dénoncé jeudi son attitude dictatoriale, prévenant qu'ils ne le soutiendraient pas lors de l'élection de 2018.

« Nous notons avec inquiétude, choc et une totale consternation le renforcement des tendances dictatoriales incarnées par le président », a déclaré, jeudi 21 juillet, l’Association des vétérans de la guerre de libération du Zimbabwe. Et de marteler : « Nous déclarons (…) désormais qu’aux prochaines élections, nous ne soutiendrons pas un tel dirigeant. »

Dans un texte au ton très ferme, l’association accuse le président au pouvoir depuis l’indépendance de 1980, et plus vieux (92 ans) chef d’État au monde encore en exercice, d’être responsable de l’énorme souffrance de la population destinée à servir son auto-glorification et celle de ses complices. « Le parti de la Zanu-PF au pouvoir a lamentablement échoué à utiliser le mandat qui lui a été donné aux élections générales de 2013 pour résoudre les problèmes économiques qui assaillent notre grande nation », ont encore déploré les anciens vétérans.

Grèves et manifestations

Ces déclarations interviennent dans un contexte de contestation croissante contre le régime. Ces dernières semaines, le pays a connu une série de grèves et de manifestations – les plus importantes depuis des années – pour protester contre la crise économique dans laquelle le pays est embourbé depuis le début des années 2000. Les relations entre le président Mugabe et les anciens combattants se sont aussi récemment dégradées. En février, la police avait lancé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour empêcher une réunion où ils comptaient faire part de leurs doléances et dénoncer des purges au sein du parti présidentiel visant des proches de l’ancienne vice-présidente Joice Mujuru. 

Le communiqué marque donc un tournant dans l’attitude des anciens combattants vis-à-vis du chef de l’État, héros de l’indépendance. Ces vétérans de la guerre d’indépendance ont pourtant joué un rôle capital au début des années 2000 dans la politique de Robert Mugabe, en occupant des fermes appartenant à des Blancs dans le cadre d’une réforme agraire controversée destinée officiellement à redistribuer les terres agricoles à la majorité noire. Cette réforme a provoqué une chute drastique de la production agricole du Zimbabwe, ancien grenier à céréales de la région.