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03/01/2017

RDC : Comment partager le pouvoir entre ennemis ?

H. LE. Publié le - Mis à jour le

63
INTERNATIONALL’encre de l’accord, qui n’a pas été signée par les autorités morales des deux camps(Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi, contrairement à ce que souhaitaient initialement les membres de la Cenco), n’est pas encore séchée que les interrogations se bousculent sur la gestion de cette "petite" année qui nous sépare des élections en RDC.

 1. Qui sera le Premier ministre ?

L’UDPS d’Etienne Tshisekedi souhaite ce poste. Etienne Tshisekedi ayant décroché la présidence du Conseil national de Suivi de l’accord et du processus électoral, la primature ne semble pas pouvoir revenir à son fils Félix Tshisekedi. D’autres membres de l’UDPS se positionnent, comme Jean-Marc Kabund-a-Kabund, le jeune secrétaire général du parti, venu du Haut-Katanga, ou Valentin Mubake, un vieux de la vieille qui se verrait bien récompensé pour ses années de labeur. Félix Tshisekedi, lui, pourrait se concentrer sur le parti, histoire de se préparer pour la présidentielle. Deux autres grandes plateformes du Rassemblement pourraient prétendre à ce poste : la Dynamique de l’opposition et le G7. Martin Fayulu et Olivier Kamitatu pourraient être les mieux placés.

 2. Quels ministères pour quels camps ?

Majorité et opposition vont devoir s’entendre pour partager les portefeuilles ministériels. "On a épinglé 10 ministères régaliens. Ce sera du 50-50" , explique un membre de l’opposition. Justice, Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Finances… les arbitrages s’annoncent féroces.

3. La collaboration avec le pouvoir législatif.

Le futur Premier ministre de l’opposition devra composer avec une chambre des représentants acquise à la majorité présidentielle. Au Sénat, il faudra composer avec l’hostilité du président des lieux. Selon la constitution, Léon Kengo Wa Dondo, son président, doit succéder à Joseph Kabila dans le scénario où ce dernier serait empêché. Vu le contexte de non-respect de la constitution pour l’organisation de la présidentielle, Kengo a caressé le rêve de monter sur le trône de la RDC. L’accord de la saint Sylvestre l’en privera. Pas de quoi lui donner envie de collaborer pleinement avec ce nouveau Premier ministre.

RDC : Comment partager le pouvoir entre ennemis ?

H. LE. Publié le - Mis à jour le

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INTERNATIONALL’encre de l’accord, qui n’a pas été signée par les autorités morales des deux camps(Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi, contrairement à ce que souhaitaient initialement les membres de la Cenco), n’est pas encore séchée que les interrogations se bousculent sur la gestion de cette "petite" année qui nous sépare des élections en RDC.

 1. Qui sera le Premier ministre ?

L’UDPS d’Etienne Tshisekedi souhaite ce poste. Etienne Tshisekedi ayant décroché la présidence du Conseil national de Suivi de l’accord et du processus électoral, la primature ne semble pas pouvoir revenir à son fils Félix Tshisekedi. D’autres membres de l’UDPS se positionnent, comme Jean-Marc Kabund-a-Kabund, le jeune secrétaire général du parti, venu du Haut-Katanga, ou Valentin Mubake, un vieux de la vieille qui se verrait bien récompensé pour ses années de labeur. Félix Tshisekedi, lui, pourrait se concentrer sur le parti, histoire de se préparer pour la présidentielle. Deux autres grandes plateformes du Rassemblement pourraient prétendre à ce poste : la Dynamique de l’opposition et le G7. Martin Fayulu et Olivier Kamitatu pourraient être les mieux placés.

 2. Quels ministères pour quels camps ?

Majorité et opposition vont devoir s’entendre pour partager les portefeuilles ministériels. "On a épinglé 10 ministères régaliens. Ce sera du 50-50" , explique un membre de l’opposition. Justice, Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Finances… les arbitrages s’annoncent féroces.

3. La collaboration avec le pouvoir législatif.

Le futur Premier ministre de l’opposition devra composer avec une chambre des représentants acquise à la majorité présidentielle. Au Sénat, il faudra composer avec l’hostilité du président des lieux. Selon la constitution, Léon Kengo Wa Dondo, son président, doit succéder à Joseph Kabila dans le scénario où ce dernier serait empêché. Vu le contexte de non-respect de la constitution pour l’organisation de la présidentielle, Kengo a caressé le rêve de monter sur le trône de la RDC. L’accord de la saint Sylvestre l’en privera. Pas de quoi lui donner envie de collaborer pleinement avec ce nouveau Premier ministre.

02/01/2017

DC : le pouvoir et l’opposition doivent discuter mRardi de la mise en application de l’accord du 31 décembre

DC : le pouvoir et l’opposition doivent discuter mRardi de la mise en application de l’accord du 31 décembre

Par Jeune Afrique avec AFP

En République démocratique du Congo, un contact est prévu ce mardi entre le pouvoir et l’opposition afin de définir les modalités d’application de l’accord signé le 31 décembre. Celui-ci doit poser les jalons de la cogestion du pays après la fin du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre dernier.

Trois jours après l’accord historique du 31 décembre, “un premier contact dans le sens de déterminer les modalités de sa mise en application est prévu mardi”, a annoncé l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Négocié grâce à la médiation des évêques du pays, cet accord autorise le président Joseph Kabila à demeurer au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur, au plus tard fin décembre 2017.

“L’accord étant déjà en vigueur depuis sa signature, nous avons convenu de discuter d’un arrangement particulier sur la composition du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSAP), le mode de désignation des 28 membres de cet organe, de la composition du gouvernement de transition”, a confirmé Christophe Lutundula, signataire de l’accord pour le compte du Rassemblement, la coalition de l’opposition menée par Étienne Tshisekedi.

Dix signatures manquantes

À cela s’ajoute la question de la représentativité de cet accord, dix délégués de l’opposition n’ayant pas apposé leur signature sur ce document. Il s’agit des représentants du Mouvement de libération du Congo (MLC), de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu à La Haye pour crimes contre l’humanité, et de certains négociateurs appartenant à la frange minoritaire de l’opposition.

Lors des discussions, le MLC avait réclamé la présidence du CNSAP, en dénonçant le fait que l’opposant Étienne Tshisekedi soit président de cet organe et que le Premier ministre de transition soit également issu du Rassemblement.

Ce refus d’entériner l’accord avait d’ailleurs conduit la majorité au pouvoir à signer sous réserve le document de sortie de crise. “Pour notre famille politique (majorité), cet arrangement particulier doit régler cette question d’absence d’inclusivité de l’accord du 31 décembre », a ainsi déclaré le ministre des Médias Lambert Mende.