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22/01/2018

Revue de presse du lundi 22 janvier 2017

 
 

Revue de presse du lundi 22 janvier 2017  


Posté

 

Les journaux parus ce matin à Kinshasa reviennent essentiellement sur la répression par la police de la marche organisée par le Comité laïc de coordination (CLC).

 

 
Des Congolais, chrétiens ou non, acteurs politiques ou simples citoyens, sont sortis nombreux le dimanche 21 janvier pour réclamer à cor et à cri l’application de l’Accord du 31 décembre 2016 et la décrispation politique, préalable à un processus électoral apaisé, rappelle Le Potentiel.
 
Mais, les forces de sécurité ont réprimé dans le sang la marche pacifique initiée par le Comité laïc de coordination, indique le journal qui évoque un bilan « macabre de six morts, plus de 50 blessés et une centaine d’arrestations dont des prêtres et religieuses ». Pour le quotidien, la RDC vient d’enregistrer des morts de trop.
 
« RDC : bibles et rameaux contre tirs à balles réelles », titre Cas-info.ca. Pour le site web, la mobilisation du 21 janvier 2018 a été étonnamment beaucoup plus forte que celle d’il y a 3 semaines. Comme si les Kinois et les Congolais de partout dans le pays avaient enfin décidé de briser la peur face à la brutalité des forces de sécurité, indique le portail, qui décrit le décalage entre les outils utilisé par les manifestants (bibles, rameaux, chapelets) et les armes utilisées par les forces de l’ordre pour disperser les manifestants.
 
L’Association pour l’accès à la justice (ACAJ), rapporte Actualite.cd, dénonce l’interpellation dimanche 21 janvier de 12 religieux dont 10 prêtres et 2 religieuses, à la suite des manifestations appelées par les laïcs de l’église catholique. Le site web évoque aussi la mort de Ngandu Kisene, membre de la section Kimpwanza, Fédération de Lemba du parti politique UNC, qui a été victime d’une balle après des tirs des forces de l’ordre au moment où les manifestants avaient tenté d’entamer la marche.
 
« RDC : un major de la police pleure sa fille tuée par balles à Kintambo », rapporteDepeche.cd.
Agée d’une vingtaine d’années, aspirante religieuse, la fille d’un major de la Police nationale congolaise a reçu des balles, avant de succomber de ses blessures. L’incident s’est produit dans l’enceinte de la paroisse Saint François de Sales à Kintambo, l’avant midi du dimanche 21 janvier à Kinshasa. A en croire les témoignages des fidèles, cette dernière aurait reçu plusieurs balles, alors qu’elle tentait de protéger une fillette des tirs des éléments armés, décidés à disperser la marcher des chrétiens catholiques.

(  ro , LVK



12/01/2018

Tensions lors de la messe des victimes du 31 décembre : quelques tirs ont été entendus provoquant un mouvement de panique.



06/01/2018

Monsengwo : « Nous parlerons à temps et à contretemps advienne que pourra mais nous parlerons »

 
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Radel Mwanza is with Jean Ngandou and 14 others.
15 hrs · 
 

Monsengwo : « Nous parlerons à temps et à contretemps advienne que pourra mais nous parlerons »

Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a expliqué sa position et celle de l’Eglise catholique dans une entrevue accordée à Radio Vatican. Face à ce qu’il qualifie de « du jamais vu et de la limite du tolérable », l’archevêque de Kinshasa promet de ne pas se taire.

« On ne peut pas ne pas entendre la voix de la sagesse, la voix prophétique. Nous parlerons à temps et à contretemps advienne que pourra mais nous parlerons », a-t-il dit.

Il a insisté une fois de plus sur le renouvellement de la classe dirigeante.

« Les médiocres doivent dégager. Que les gens capables dirigent le pays », a-t-il martelé.

Face à ceux qui dénient à l’église le droit de parler politique, le Cardinal explique :

« L’Eglise enseigne la doctrine sociale parce qu’elle permet aux chrétiens d’organiser leur vie politique pour que la société se porte mieux. Nous pensons qu’il était essentiel de leur adresser ses paroles, la parole du seigneur, la parole de l’évêque et la parole de l’éveilleur pour les aider à marcher dans le droit chemin ».

Répondant implicitement à Lambert Mende qui l’accuse de faire de la politique, Monsengwo ajoute :

« Le pouvoir politique ne nous intéresse nullement. On a eu à le répéter à plusieurs reprises ».