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11/11/2015

Dialogue : l’Udps insiste sur la médiation internationale

Dialogue : l’Udps insiste sur la médiation internationale  



C’est ce qu’a déclaré le Secrétaire général adjoint de l’Udps, M. Joseph Kapika, lors d’un point de presse qu’il a tenu hier, lundi 09 novembre 2015, au siège du parti à Limete. Le SGA est convaincu qu’il pleuve ou qu’il neige, le dialogue se tiendra parce qu’il va de l’intérêt supérieur de la nation. Répliquant aux attaques en règle ou non contre sa formation politique qui s’affiche pro dialogue, M. Kapika affirme : ‘‘croyez nous, ceux qui font semblant de s’y opposer y prendront part. Toujours par rapport au dialogue, l’Udps, rappelle son SGA, insiste sur la médiation de la Communauté Internationale. 

D’emblée, le Secrétaire général adjoint Kapika est allé tout droit au but pour dire que le président Etienne Tshisekedi est compté parmi les personnalités les plus respectées en Afrique et dans le monde. Comme un prophète n’est jamais reconnu dans sa patrie, dit-il, le président Tshisekedi est traîné dans la boue dans son propre pays. Avant de poursuivre que son seul péché est celui d’avoir exigé la tenue du dialogue politique, un dialogue recommandé par les résolutions 2098, 2147 et 2211 du conseil de Sécurité des Nations Unies. ‘‘Un dialogue réclamé par l’écrasante majorité de notre peuple et par l’ensemble de la communauté internationale’’, a martelé M. Kapika. Et de s’interroger : ‘‘Mais, pourquoi épargner toutes les personnalités et toutes les organisations qui soutiennent la tenue de ce dialogue pour ne s’en prendre qu’à Etienne Tshisekedi, n’est-ce pas là de la haine ? Les ennemis de ce dialogue peuvent-ils soutenir que tous les signataires de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba ainsi que ceux de toutes les Résolutions de l’ONU œuvraient déjà pour le glissement et pour le 3ème mandat ?’’

S’en prenant aux frondeurs du lider maximo, le SG adjoint de l’Udps rappelle : ‘‘Grands défenseurs du dialogue pour avoir créé des plates-formes politiques dont la Coalition pour le Vrai Dialogue (CVD), Sauvons le Congo ou encore Forces Politiques et Sociales, ils ont animés des meetings, des conférences de presse et organisé des marches quant à ce, ils sont subitement devenus ennemis de ce dialogue. Œuvraient-ils pour le glissement et pour le 3ème mandat ?’’

De ce qui précède, le SG adjoint de la fille aînée de l’opposition a fait comprendre que certains opposants exigent l’élaboration par consensus d’un calendrier global pour les élections futures. Ils proposent soit une tripartite CENI-Majorité et Opposition, soit encore la convocation d’un forum réunissant la Majorité, l’Opposition et la Société civile, mais, curieusement, note-t-il, ils refusent d’appeler cela dialogue. C’est la mauvaise foi, a insisté Kapika. A l’en croire, la réponse se trouve dans les trois Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, à savoir : la Réconciliation après le Hold-up électoral de 2011 ainsi que les violences qui ont débouché sur des morts, des disparus et des handicapés. Pour l’Udps, la feuille de route du 14 février 2015 est claire. A travers celle-ci le président de l’Udps précise les objectifs du dialogue comme suit : le règlement du contentieux électoral de novembre 2011 et son corollaire qui est la crise de légitimité. Définir un processus électoral consensuel sur le calendrier électoral, la restructuration de la CENI et de l’audit du fichier électoral, la restructuration de la Cour Constitutionnelle, le renforcement  du mandat de la MONUSCO pour sécuriser le processus électoral, la création d’un observatoire des élections chargé de la certification des résultats. 

Par ailleurs, il a fait observer que l’Udps n’a cessé de vulgariser et de défendre le contenu de la feuille de route de son président national, un document très apprécié aussi bien au pays qu’à l’extérieur, un document jamais contredit avec des contre-propositions sérieuses, un document qui fait son chemin, n’en déplaise à ceux qui tentent désespérément de diaboliser son auteur, Etienne Tshisekedi. Il a, sans ambages, développé que le président Tshisekedi et son parti ont toujours insisté aussi bien sur le respect des délais constitutionnels que sur la médiation de la communauté internationale.



Dialogue politique : Tshisekedi et F. Lumumba partagent la même vision

Etiene-TshisekediFrançois Lumumba, président du Mouvement National Congolais Lumumba (MNC/L), vient d’entamer une longue tournée en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. On lui prête l’intention de prendre de nombreux contacts avec des milieux politiques et d’affaires tant congolais qu’étrangers. Lors de son escale de Bruxelles, en Belgique, le jeudi 5 novembre, il s’est fait recevoir par Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), dans son cabinet de travail.

Selon les échos parvenus au Phare, les deux personnalités ont longuement échangé autour de la situation socio-politique de la République Démocratique du Congo en général et du processus électoral en particulier. Selon leur constat commun, la crise politique et sociale a dépassé la limite du tolérable, au point de menacer sérieusement l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale.
            Tshisekedi et François Lumumba sont tombés d’accord sur le fait que l’unique alternative qui reste aux acteurs politiques congolais pour sauver le pays du pire, c’est l’émergence d’un consensus autour du calendrier électoral. Et pareil résultat ne peut s’obtenir qu’à travers un Dialogue inclusif entre le pouvoir, l’Opposition et la Société Civile, sous la médiation de la communauté internationale.
            Dans le vif des discussions, le président du Mouvement National Congolais Lumumba a mis sur la table les matières que son parti aimerait voir inscrites à l’ordre du jour de ce forum :
– 1) Calendrier électoral consensuel et conforme aux prescrits de la Constitution ;
– 2) Enrôlement de nouveaux majeurs ;
– 3) Sécurisation du processus électoral ;
– 4) Budget des élections ;
– 5) Dispositions de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies au sujet du Dialogue ;
– 6) Gestion collégiale du serveur de la CENI ;
– 7) Recomposition de la CENI.
            A la lumière de ce cahier de charges, on note que le MNC/L rejoint la « Feuille de route » de l’UDPS, publiée en février 2015. On constate aussi qu’Etienne Tshisekedi et François Lumumba insistent sur le fait que le Dialogue politique ne devrait pas servir de prétexte à la prolongation des mandats du Président de la République, des Sénateurs, Députés, députés provinciaux et gouverneurs de provinces ni à la mise en place d’une nouvelle Transition fondée sur le « partage équitable et équilibré » des postes entre forces politiques et sociales.
                                    Kimp

Dialogue de « KABILA » : TSHISEKEDI fera le déplacement de Kinshasa ?

Dialogue de « KABILA » : TSHISEKEDI fera le déplacement de Kinshasa ?

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imageUDPS - Des partisana de TSHISEKEDI

 

Après un temps de flottement, le ciel semble éclaircir de part et d’autre. Les deux camps paraissent avoir aplani leurs termes de divergence. Dans la forme, la Majorité n’écarterait plus l’option d’une médiation étrangère que devait probablement mener les Nations unies, via son envoyé spécial dans les Grands Lacs. Quant au format, l’UDPS semble avoir obtenu de Kabila le principe d’un dialogue à format autour du thème central portant exclusivement sur les élections. L’UDPS s’est dit prête à quitter la table du dialogue dès l’instant où le débat s’écarterait de ce qu’elle considère comme principe sacro-saint, c’est-à-dire le respect de la Constitution. En toute discrétion, les délégués de Tshisekedi dépêchés à Kinshasa ont balisé le terrain pour une participation de l’UDPS au prochain dialogue. Ce qui n’exclut pas toute surprise de dernière minute. Est-ce que Tshisekedi fera le déplacement de Kinshasa ? Dans la Majorité, on y croit fermement. Mais, il faut savoir qu’avec Tshisekedi, rien n’est acquis à l’avance.

Le décor pour un dialogue politique se précise. L’heure est aux derniers réglages qui ne seraient, au fond, que protocolaires. Tout pourrait se jouer au cours de ce mois de novembre. Le camp du chef de l’Etat a pu trouver la clé pour faire sauter le dernier verrou qui obstruait encore la voie. Il s’agit de la participation de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi à ce forum.

Une réunion interinstitutionnelle qui rappelle l’imminence de la convocation du dialogue politique. La présence annoncée des émissaires de Tshisekedi à Kinshasa. Depuis un temps, des indices se multiplient autour de la tenue de ce forum, présenté comme celui de la dernière pour une année 2016 apaisée.

Il y a évidemment des indices qui ne trompent pas. A Kinshasa, chaque jour qui passe fait avancer d’un pas le dialogue politique. Dans le camp de la Majorité présidentielle, on continue de croire en tenue de ce dialogue. De l’autre côté, c’est-à-dire dans l’Opposition, les violons sont loin de s’accorder. Si certains, dans ses rangs, adhèrent au projet du chef de l’Etat, d’autres, par contre, redoutent, que le dialogue ne fasse le lit au glissement.

Dans tous les cas, le décor pour un dialogue se met en place. Le dernier scénario se joue sur l’axe Kinshasa-Tshisekedi. En effet, Kabila, à Kinshasa, et Tshisekedi, à Bruxelles, passent pour les deux pièces centrales du puzzle. C’est autour de ces deux personnalités que se définiront tous les autres participants au dialogue, selon qu’on est de la Majorité ou de l’Opposition.

Le verrou central

Dans la stratégie de Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi paraît comme la clé de l’énigme. Les attitudes de Kabila et de son camp le prouvent à suffisance.

Il y a un temps, le chef de l’Etat avait délégué l’un des plus proches collaborateurs, à savoir le patron des services de renseignements, pour des contacts directs avec l’UDPS. Des contacts qui se sont poursuivis à Bruxelles, lieu de convalescence de Tshisekedi, avant de se déplacer en petit format aussi bien en Italie qu’en Espagne.

Et, chaque fois que Tshisekedi manifestait son intention de ne pas adhérer à la logique du dialogue, c’était la panique dans le camp de la Majorité. Très attachée au projet de dialogue, la Majorité a tenu bon, parvenant par moment à faire fléchir l’UDPS.

Pendant ce temps, l’UDPS faisait face à une fronde intérieure – son aile la plus radicale avait du mal à cautionner la participation de l’UDPS à un quelconque dialogue sous l’égide de Kabila. Cette guerre interne a fini par contraindre Tshisekedi à prendre du recul par rapport au dialogue. Dans un communiqué signé depuis Bruxelles en date du 13 septembre 2015, Etienne Tshisekedi suspendait toute forme de négociations préliminaires avec le camp du chef de l’Etat. « L’Union pour la démocratie et le progrès social, par la voix de son président, a pris acte de l’échec des entretiens de Venise et d’Ibiza, ayant mis aux prises ses représentants à ceux du camp Kabila, et a demandé à ses délégués de se retirer dès cet instant, de la table des négociations », avait déclaré Tshisekedi.

Dans le même communiqué, Tshisekedi rappelait la nécessité d’une médiation internationale, particulièrement des Nations unies, au dialogue, ramenant toutes les discussions avec les émissaires de Kabila aux prescrits de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Aujourd’hui, après un temps de flottement, le ciel semble  éclaircir de part et d’autre. Les deux camps paraissent avoir aplani leurs termes de divergence. Dans la forme, la Majorité n’écarterait plus l’option d’une médiation étrangère que devait probablement mener les Nations unies, via son envoyé spécial dans les Grands Lacs. Quant au format, l’UDPS semble avoir obtenu de Kabila le principe d’un dialogue à format autour du thème central portant exclusivement sur les élections. L’UDPS s’est dit prête à quitter la table du dialogue dès l’instant où le débat s’écarterait de ce qu’elle considère comme principe sacro-saint, c’est-à-dire le respect de la Constitution.

En toute discrétion, les délégués de Tshisekedi dépêchés à Kinshasa ont balisé le terrain pour une participation de l’UDPS au prochain dialogue. Ce qui n’exclut pas toute surprise de dernière minute. Est-ce que Tshisekedi fera le déplacement de Kinshasa ? Dans la Majorité, on y croit fermement. Mais, il faut savoir qu’avec Tshisekedi, rien n’est acquis à l’avance.

Quoi qu’on dise, Etienne Tshisekedi passe pour le dernier verrou au dialogue politique qui est attendu au courant de ce mois de novembre 2015. A défaut, il faut y mettre une croix.

[lePotentiel]