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10/11/2015

RDC: l’UDPS décline tout dialogue convoqué par Joseph Kabila Publié le ven, 06/11/2015 - 14:20 | Modifié le ven, 06/11/2015 - 15:58

RDC: l’UDPS décline tout dialogue convoqué par Joseph Kabila

Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS le 30/08/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

« Nous n’irons pas au dialogue convoqué par Mr Kabila pour lui permettre un glissement quelconque qu’on ne veut d’ailleurs pas entendre à l’UDPS», a déclaré vendredi 6 novembre Bruno Tshibala, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).  Selon lui, le parti d’Etienne Tshisekedi attend le dialogue politique qui sera convoqué par un médiateur international neutre, à designer par le Secrétaire général de l’Onu. Bruno Tshibala a réagi ainsi  aux affirmations faites par le Secrétaire général adjoint du PPRD, parti présidentiel, selon lesquelles «toute l’opposition sera (à ce forum), avec Tshisekedi en tête»

Joint depuis Bruxelles par Radio Okapi, Bruno Tshibala a affirmé que la position de son parti n’avait pas changé sur le dialogue:

«Nous insistons sur le fait que le dialogue qui doit se tenir,  c’est ce dialogue qui se conforme à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et aux trois résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Donc c’est un dialogue qui sera modéré par la communauté internationale. Il ne sera jamais question, pour l’UDPS et son président, d’aller à un dialogue qui n’est pas modéré par la communauté internationale.»

Ce parti, selon lui, s’appose à toute démarche de nature à permettre au président actuel, dont le dernier mandat doit s’achever en décembre 2016, de rester au pouvoir au-delà du délai constitutionnel. « Ceux qui accusent l’UDPS de vouloir ce dialogue pour permettre à Monsieur Kabila de pouvoir glisser, ils racontent des contre-vérités. Ils racontent des inepties», a-t-il affirmé.

Selon la même source, l’UDPS en tant que parti politique, parti de gauche, pense que le dialogue est la voie royale pour régler les problèmes politiques, les crises politiques.

«C’est pour cette raison que nous restons dans cette posture de rechercher la solution à la crise qui sévit dans notre pays par le dialogue», a poursuivi le porte-parole de l’UDPS, précisant que c’est le médiateur international neutre qui est habilité à convoquer le dialogue politique en lançant des invitations à toutes les parties prenantes. Et ce dialogue, selon lui, devra se dérouler à Kinshasa «au vu et su de tous les Congolais. Pas ailleurs!»

«Toute l’opposition, avec Tshisekedi en tête»

Bruno Tshibala réagissait aux propos du secrétaire général adjoint du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, qui annonçait sur Radio Okapi jeudi la tenue «bientôt» d’un dialogue  avec des déléguées de l’opposition, dont l’UDPS d’Etienne Tshisekedi. Selon lui, les participants à ce forum politique  vont mettre à profit cette occasion pour  s’entendre sur les modalités de l’organisation des élections apaisées en RDC.

Le député Ramazani Shadary a même fait état d’une augmentation du nombre de personnes favorables à ce dialogue:

«Il y aura dialogue bientôt. Le chef (de l’Etat Joseph Kabila) l’a déjà annoncé, depuis le mois passé. Il a fait des consultations. Nous du PPRD, nous de la majorité, nous allons dialoguer avec nos compatriotes congolais. Ils sont déjà nombreux qui ont commencé à s’inscrire. Même ceux qui vous dit qu’ils ne viendraient pas là. Ils sont là. Ils viendront.»

Shadary Ramazani annonce que  toute l’opposition sera à ce dialogue, avec Etienne Tshisekedi en tête. «Nous, nous voulons allers au dailogue, pour que nous puissions nous mettre d’accord sur les règles de jeu devant nous amener aux  élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées. Des élections sécurisées », a-t-il spécifié.

Les émissaires de l’UDPS avaient rompu en septembre dernier les négociations, entamées depuis mi-juillet en Belgique et en Italie, avec le PPRD en vue de la tenue d’un dialogue national. L’annonce avait été faite à travers un communiqué signé par Etienne Tshisekedi depuis Bruxelles où il se trouve en convalescence, sans préciser les raisons de la rupture des négociations.

Il recommandait tout de même aux «forces politiques et sociales acquises au changement» de poursuivre les objectifs recherchés au travers du dialogue:

  • L’organisation d’un processus électoral dans un climat apaisé
  • L’élaboration d’un calendrier consensuel qui tienne compte des délais constitutionnels
  • Le transfert pacifique du pouvoir en RDC.

Le conseil de sécurité de l’ONU invite le gouvernement de la RDC et ses partenaires nationaux

 

Le conseil de sécurité de l’ONU invite le gouvernement de la RDC et ses partenaires nationaux, à «veiller à ce que les élections se déroulent sans encombre dans les délais prévus, en particulier, s’agissant des élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir conformément à la Constitution, en novembre 2016».

Dans une déclaration publiée lundi 9 novembre à New York, le conseil de sécurité s’est dit préoccupé par les tensions politiques en RDC.

A près d’un an de l’élection présidentielle et des législatives nationales, de nombreuses incertitudes planent encore sur le financement complet des scrutins, le calendrier et les opérations électorales prioritaires.

Lundi, le président congolais Joseph Kabila a annoncé aux ambassadeurs accrédités à Kinshasa son intention de convoquer bientôt un dialogue national qui traitera essentiellement des questions électorales. Certains partis de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé le boycott de ce forum tandis que l’UDPS, principal parti de l’opposition réclame la médiation internationale pour se mettre à la table du dialogue.

(Re)lire : Kabila aux diplomates étrangers: “Le dialogue avec ou sans médiation étrangère”

Dans ce climat, le conseil de sécurité a demandé au gouvernement et aux parties concernées «à veiller à ce que les élections soient libres, justes, crédibles, inclusives, transparentes et pacifiques et qu’elles respectent le calendrier prévu par la Constitution congolaise afin de poser les bases d'une stabilité et d'un développement durables.»

Reprise de la coopération Monusco-FARDC

Le conseil de sécurité a aussi noté que la situation sécuritaire s’est quelque peu améliorée dans l’Est de la RDC au cours des 14 dernières années. Mais, il reste néanmoins préoccupé par « la crise humanitaire et par les activités déstabilisatrices des groupes armés tant nationaux qu’étrangers ».

Comme solution, le Conseil de sécurité appelle à la reprise immédiate d'une coopération totale entre les forces armées de la RDC et la Brigade d’intervention ainsi que l’ensemble de la Monusco, notamment dans la traque contre les rebelles rwandais des FDLR.

Préoccupé par la lenteur de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis Abeba, le Conseil de sécurité demande à toutes les parties, y compris les chefs de l’ex-M23, de coopérer pleinement pour accélérer  le rapatriement et la réintégration des combattants de l'ex-M23 se trouvant toujours en Ouganda et au Rwanda, et de participer aux mécanismes de mise en œuvre des déclarations de Nairobi.


(  radiookapi ,

 

22:22 Publié dans Perso, Sport | Lien permanent | Commentaires (0)