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15/07/2017

RDC: Des évêques catholiques ont visité les réfugiés congolais en Angola

RDC: Des évêques catholiques ont visité les réfugiés congolais en Angola

Les évêques du diocèse de  Luebo (Kasaï), de Kikwit (Kwilu) et de Luiza (Kasaï Central) séjournent depuis vendredi 14 juillet 2017 dans la province angolaise de Lunda Norte....

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Les évêques du diocèse de  Luebo (Kasaï), de Kikwit (Kwilu) et de Luiza (Kasaï Central) séjournent depuis vendredi 14 juillet 2017 dans la province angolaise de Lunda Norte. Messeigneurs Pierre Célestin Tshitoko Mamba, Félicien Mwamana et Fidèle Selele également président de la Commission Justice et Paix de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) sont allés rendre visite aux réfugiés Congolais ayant fui les violences dans les  provinces du Kasaï.

François Kamuabo,  réfugié congolais et chargé de recensement à Dundo (Chef-lieu de Lunda Norte) par la municipalité de Chitato, a dit au téléphone d’ACTUALITE.CD que les trois évêques se sont rendus au camp des réfugiés de Musunge à Samacaca qui abrite environ 31 000 Congolais ayant fui les affrontements dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central. Les trois évêques congolais ont été conduits par leur homologue angolais du diocèse de Dundo, Mgr Stanislas.

“Ils ont déclaré être venus pour réconforter les réfugiés et recueillir leurs doléances afin d’étudier les voies et moyens pour leur retour en RDC. Les évêques se sont montrés solidaires avec les réfugiés et les ont exhorté à garder espoir car Dieu ne les a pas oublié. Les évêques ont ajouté que la situation va changer avec l’aide de Dieu et les réfugiés ont le devoir de protéger la vie humaine qui est un don précieux de Dieu”, a dit François Kamuabo.

Pour leur part, les réfugiés congolais se sont montrés réticents quant au retour  au pays tant que les conditions sécuritaires ne vont pas s’améliorer dans les provinces du Kasaï.

Pour le contexte, beaucoup de Congolais de la province ecclésiastique du Kasaï ayant sous sa responsabilité les diocèses de Luebo et Luiza ont trouvé refuge  en Angola fuyant les affrontements entre les forces de sécurité et les miliciens Kamwina Nsapu.

L’évêché de Luebo à été incendié en février dernier. Dès lors,  Mgr Pierre Célestin Tshitoko évêque dudit diocèse vit loin de sa juridiction ecclésiastique. Mgr Félicien Mwanama, évêque de Luiza a quant à lui reçu plusieurs menaces et nombre de paroisses de son diocèse ont été saccagées par les miliciens.

Sosthène Kambidi

RDC : les déplacés du Kasaï toujours plus nombreux et vulnérables, selon le HCR

  • Centre d'actualités de l'ONU

Des femmes et enfants congolais arrivent au poste frontalier de Chissanda, à Lunda Norte, en Angola, après avoir fui les attaques de milices dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo. Photo: HCR / Pulma Rulashe

 
 
 
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14 juillet 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit vendredi profondément préoccupé par la poursuite des violences et des déplacements de civils dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC).

Le conflit au Kasaï, qui a commencé à la fin de 2016 entre un chef traditionnel local - Kamuina Nsapu - et les autorités de l'État, prend une plus grande ampleur avec l'apparition d'autres groupes armés qui commettent de graves atteintes aux droits de l'homme contre des civils. Le HCR estime à plus de 1,3 million le nombre de personnes déplacées dans cette région.

Lors de récentes missions effectuées au Kwilu et au Lualaba - deux provinces limitrophes du Kasaï - l'équipe du HCR a rencontré de nouveaux déplacés récemment arrivés dans un état extrêmement vulnérable.

 « Beaucoup ont déclaré qu'ils ont passé des semaines à fuir dans la forêt dense sans nourriture, eau, médicaments ou vêtements et qu'ils ont vu des gens mourir sur le chemin, y compris des femmes et des enfants », a déclaré vendredi un porte-parole du HCR, William Spindler, dans un point de presse à Genève.

 Des civils blessés ou mutilés par des coups de machette et par balle font partie des nouveaux déplacés arrivés dans un état de grande vulnérabilité. « Beaucoup de nouveaux arrivants montrent des signes de traumatismes profonds après avoir vécu ou été témoins d'atrocités, dans une situation où aucun soutien psychosocial n'est disponible », a dit M. Spindler.

 L'agence onusienne souligne que les risques d'abus et d'exploitation sexuels rendent la situation particulièrement inquiétante, précisant que beaucoup d'enfants et de femmes ont fui par eux-mêmes et que certains mineurs non accompagnés ne disposent pas d'un régime de prise en charge approprié.

« La majorité des personnes déplacées sont hébergées par les communautés d'accueil, malgré les ressources limitées. Beaucoup vivent également dans des bâtiments abandonnés, des cliniques, des écoles ou des mosquées », a déclaré le porte-parole du HCR. « Beaucoup ont exprimé leurs inquiétudes concernant l'arrêt de la scolarisation de leurs enfants ».

Compte tenu des déplacements en cours et des besoins croissants, le HCR renforce sa réponse sur le terrain grâce à son leadership en matière de protection et aux interventions opérationnelles. « Nous travaillons étroitement avec des organisations partenaires nationales dans cinq provinces touchées par le déplacement (Kasaï, Kasaï Central, Kwango, Kwilu et Lualaba), avec plus de 267.000 repas chauds distribués tous les jours », a indiqué M. Spindler 

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés commencera également dans les prochains jours à une première distribution d'articles ménagers de première nécessité à environ 20.000 personnes vulnérables dans la province de Lualaba.

 « L'octroi d'une aide et d'une protection aux personnes déplacées à l'intérieur du pays est un énorme défi, compte tenu de la taille de la zone touchée », a souligné le porte-parole du HCR, rappelant que la superficie de la région de Kasaï est équivalente à celle de l'Allemagne mais avec des routes en mauvais état et où l'insécurité règne. Un peuple abandonne a lui-meme

14/07/2017

La Régideso explique la présence des matières fécales dans les robinets de quelques abonnés à Ngaliema

La Régideso explique la présence des matières fécales dans les robinets de quelques abonnés à Ngaliema

L’eau de la REGIDESO jaillit d'un robinet à Kinshasa, le 23/03/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le directeur provincial de la Regideso/Kinshasa,  Pierre Makoyo, explique l’incident qui s’est produit jeudi 6 juillet  au quartier UPN dans la Commune de Ngaliema. Les matières fécales ont coulé aux robinets de quelques abonnés de la Regideso de l’avenue Congo dans la commune de Ngaliema.

Selon Pierre Makoyo, la négligence d’un abonné est à l’origine de cet incident. 

« Je voudrais vous dire que ce n’est pas une situation généralisée. C’est une situation bien localisée sur l’avenue Congo au numéro 65 dans la commune de Ngaliema. Il y a un abonné qui habite cette avenue qui a fait un trou parce qu’il voulait vidanger sa fosse septique. La fouille qu’il a aménagée se trouvait sur le passage de la canalisation de la Regideso qui était percée. Et les matières fécales ont  été absorbées par les conduites de la Regideso et ces matières fécales sont parties  vers le point de consommation (robinet) », explique Pierre Makoyo.

Il recommande à la population « de respecter les servitudes de passages » et aux services publics de « reprendre la gestion de l’espace environnemental public ».

Pierre Makoyo est interrogé par Michel Kifinda Ngoy.