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29/01/2018

La revue de presse de ce lundi 29 Janvier 2018

La revue de presse de ce lundi 29 Janvier 2018  


Posté lundi

 
 
 
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Le point de presse du président Joseph Kabila organisé vendredi dernier suscite largement les commentaires des journaux parus  lundi 29 janvier à Kinshasa.

Le président Joseph Kabila s’est adressé à la population congolaise, à travers la presse, parce que selon lui, « depuis plusieurs années, on a tout dit à cette population, sauf la vérité », relève d’entrée L’Avenir.

 
Et au sujet de l’intrusion de certains religieux dans la politique allusion faite aux critiques émises par le clergé sur la gestion du pouvoir actuel et les actions de rue des Laïcs catholiques, la vérité selon le président Kabila est que « Jésus n’avait présidé une commission électorale », rapporte le journal.
 
Le chef de l’Etat a dès lors conseillé « qu’il faut rendre à  César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », estimant que « quand on mélange, le résultat est toujours négatif », lit-on dans les colonnes du quotidien.
 
Quant au 3ème cycle électoral en cours, le chef de l’Etat congolais a expliqué à la population que, contrairement à ce qui se dit, la vérité est que son souci, depuis 2012 a toujours été la cohésion, la transparence et le financement du processus par les Congolais eux-mêmes.
 
Scrutant ce point de presse, Le Phare ne retient que des flèches du président à l’endroit de ses détracteurs. A ceux qui avaient par exemple parié sur la disparition, le démantèlement de l’Etat congolais, le président congolais leur a fait savoir que «  le Congo existe toujours et qu’actuellement,  le pays parle du 3eme cycle électoral ».
 
Une autre flèche relevée par le quotidien, est celle destinée à une consœur de la presse internationale. A sa question de savoir s’il serait candidat à la présidentielle de décembre 2018, le chef de l’Etat a renvoyé la journaliste vers la constitution.
 
« Quelqu’un a-t-il une copie de la Constitution ici ? Remettez-la à ma petite sœur », a ironiquement réagi le président, rapporte le tabloïd. Plus tard, poursuit le confrère, il a indiqué, au sujet des rumeurs de l’organisation d’un éventuel référendum, qu’il n’a pas vu inscrit dans le calendrier électoral la tenue d’un référendum.
 
Interrogé sur les libertés fondamentales, et notamment le droit de manifester, qui alimentent ces derniers jours l’actualité de la RDC, Joseph Kabila s’en est pris à l’opposition, à l’église catholique et à la MONUSCO qu’il accuse, entre autres, de s’opposer à l’avancée démocratique dans son pays, rapporte le tabloïd.
 
Pour Joseph Kabila donc, la Belgique, l’Eglise catholique et l’opposition devraient se taire, analyse pour sa part Le Potentiel.
 
Durant son adresse à la nation en effet, Joseph Kabila n’a fait que rappeler aux uns et aux autres qu’il n’avait de conseil à recevoir de personne et qu’il n’accepterait en aucun cas le diktat, d’où qu’il vienne, commente le quotidien.
 
Bref, déduit le tabloïd, « il a demandé à ses pourfendeurs de la boucler concernant le complot et les méthodes fortes dont on l’accuse ».
 
« Rendez-vous manqué », « Contre-vérités »
 
Les opposants au chef de l’État se sont déchainés après la conférence de presse de vendredi, au cours de laquelle Joseph Kabila a distribué des cartes.
 
Pour le G7 par exemple, Joseph Kabila n’a pas été au rendez-vous avec l’histoire, rapporte Forum des As.
 
Pour cette plateforme de soutien à Moïse Katumbi en effet,  la rencontre vendredi dernier du Chef de l’Etat avec les professionnels des médias, devrait être pour lui, une occasion d’annoncer notamment la fin de l’exil forcé des leaders de l’opposition et, en second lieu, l’abandon des poursuites contre Moïse Katumbi, fait savoir le journal.
 
Des sujets que le chef de l’Etat a curieusement omis d’évoquer, relève cette plateforme, avant de déplorer un rendez-vous manqué devant l’histoire. Dénonçant la mauvaise volonté manifeste du pouvoir de décrisper la situation politique actuelle, ce regroupement politique appelle à intensifier la pression pacifique pour aboutir à l’application effective des mesures de décrispation, rapporte le quotidien.
 
Pour sa part, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) Vital Kamerhe a indiqué avoir identifié dix « contre-vérités » dans l’adresse du chef de l’État, rapporte de son côté kinshasatimes.cd.
 
Aux propos du chef de l’Etat selon lesquels « la constitution est son œuvre », l’opposant a notamment rétorqué que « cette constitution est une œuvre collective qui a été votée à plus de 85% après le consensus politique de Sun City »,  avant de préciser que « la constitution n’appartient pas à Kabila, c’est plutôt un contrat social », lit-on sur ce media en ligne.

(  ro )

       


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27/01/2018

Accord en RD Congo : qui sont les gagnants et les perdants ?

 
 

RDC: l'Eglise réagit aux flèches de Joseph Kabila  


Posté le: 

 jours après de nombreuses critiques venues de l'intérieur comme de l'extérieur du pays suite à la répression des marches des chrétiens qui réclament l'ouverture de l'espace politique, le président congolais Joseph Kabila s'est adressé  aux journalistes à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Un fait rare qui en a surpris plus d'un. Particulièrement ciblées dans le discours du chef de l'Etat, les autorités catholiques, ainsi que la Monusco, répondent sur le fond des critiques.
« Nulle part, dans la Bible, Jésus-Christ n'a jamais présidé une commission électorale. » Sous le vernis de l'humour la critique est cinglante. Joseph Kabila a ainsi tenu à recadrer l'Eglise catholique. Elle n'a pas à se mêler du processus électoral, selon lui.

Réponse de la conférence épiscopale congolaise : l'Eglise a, au contraire, l'obligation au contraire de prendre position, affirme Donatien Nshole, porte-parole de la Cenco. « Le pape Benoît XVI disait que l'Eglise doit être présente là où la population souffre. C'est le cas en RDC. Et c'est la crise socio-politique qui a accentué cette souffrance, donc c'est tout à fait normal que les évêques travaillent pour la consolidation de la démocratie. »

Autre cible des critiques du chef de l'Etat, le comité laïc de coordination de l'Eglise catholique, organisateur des marches de protestation ces dernières semaines.
Joseph Kabila l'accuse de vouloir faire dérailler le processus électoral et de  proposer un saut dans le vide. « S'il y a ceux qui pensent qu'ils sont intelligents, qu'ils ont des idées pour améliorer le processus, la porte est ouverte. Mais essayer de faire dérailler ce processus avec des propositions farfelues, cela est tout à fait inadmissible ».

Parmi les revendications du Comité laïc : une « déclaration publique du président de la République qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession », tout comme « l'application de toutes les mesures de décrispation de l'accord de la Saint-Sylvestre ». Exemple : la libération sans condition de tous les détenus politiques, ou encore la fin de l'exil des opposants menacés d'arrestation. Des points sur lesquels Joseph Kabila est une nouvelle fois... resté vague hier.

L'ONU rappelle qu'elle a aidé Kinshasa face au M23

Il n'y a pas eu d'annonce particulière durant la déclaration de Jospeh Kabila, celui-ci s'en est surtout pris à ses détracteurs. Parmi eux, l'Eglise donc, mais aussi la Monusco. La force onusienne est sous le feu des critiques des autorités, critiques qui n'avaient rien de public jusqu'aux déclarations du président congolais, hier :

On a toujours posé la question à nos amis de la Monusco : "citez-nous un seul groupe que vous avez réussi à maîtriser, à éradiquer, puisque c’est ça le mot ?" Aucun.

Kinshasa reproche à la mission onusienne de violer le Sofa, l'accord signé entre l'ONU et son gouvernement, et de mener des actions sans consultation. Côté onusien, on parle d'entraves quasi-quotidiennes des autorités et partout à travers le pays, comme récemment encore, les drones de la mission qui ont été cloués au sol pour un vol de nuit qui n'aurait pas été signalé.

Et quand le président congolais assure qu'il ne permettra pas une « cogestion de l'Etat congolais avec l'ONU », côté onusien, on soupire : « C'est surtout que chaque fois qu'on dénonce quoique ce soit, le ton monte et ce n'est pas nouveau, les relations sont mauvaises depuis la chute du M23. » Mais pour vaincre cette rébellion, les casques bleus ont aidé, rétorque-t-on côté onusien. Quand le chef de l'Etat congolais affirme que la Monusco n'a jamais éradiqué aucun groupe armé, ces sources expliquent que les opérations seraient sans doute moins compliquées s'il n'existait pas de liens entre ces groupes et certains officiers de l'armée congolaise.

Concernant les élections que la Monusco n'aurait soutenu ni en 2011, ni aujourd'hui, ces sources onusiennes démentent. Selon le Centre Carter, la Monusco a même assuré un soutien logistique à hauteur de 7% du budget des élections en 2011.

Quant au nouveau cycle électoral, l'ONU a déjà convoyé 4000 tonnes de matériel électoral et a transmis, tel que requis, à la Commission électorale son plan d'appui logistique.

 


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22/01/2018

Revue de presse du lundi 22 janvier 2017

 
 

Revue de presse du lundi 22 janvier 2017  


Posté

 

Les journaux parus ce matin à Kinshasa reviennent essentiellement sur la répression par la police de la marche organisée par le Comité laïc de coordination (CLC).

 

 
Des Congolais, chrétiens ou non, acteurs politiques ou simples citoyens, sont sortis nombreux le dimanche 21 janvier pour réclamer à cor et à cri l’application de l’Accord du 31 décembre 2016 et la décrispation politique, préalable à un processus électoral apaisé, rappelle Le Potentiel.
 
Mais, les forces de sécurité ont réprimé dans le sang la marche pacifique initiée par le Comité laïc de coordination, indique le journal qui évoque un bilan « macabre de six morts, plus de 50 blessés et une centaine d’arrestations dont des prêtres et religieuses ». Pour le quotidien, la RDC vient d’enregistrer des morts de trop.
 
« RDC : bibles et rameaux contre tirs à balles réelles », titre Cas-info.ca. Pour le site web, la mobilisation du 21 janvier 2018 a été étonnamment beaucoup plus forte que celle d’il y a 3 semaines. Comme si les Kinois et les Congolais de partout dans le pays avaient enfin décidé de briser la peur face à la brutalité des forces de sécurité, indique le portail, qui décrit le décalage entre les outils utilisé par les manifestants (bibles, rameaux, chapelets) et les armes utilisées par les forces de l’ordre pour disperser les manifestants.
 
L’Association pour l’accès à la justice (ACAJ), rapporte Actualite.cd, dénonce l’interpellation dimanche 21 janvier de 12 religieux dont 10 prêtres et 2 religieuses, à la suite des manifestations appelées par les laïcs de l’église catholique. Le site web évoque aussi la mort de Ngandu Kisene, membre de la section Kimpwanza, Fédération de Lemba du parti politique UNC, qui a été victime d’une balle après des tirs des forces de l’ordre au moment où les manifestants avaient tenté d’entamer la marche.
 
« RDC : un major de la police pleure sa fille tuée par balles à Kintambo », rapporteDepeche.cd.
Agée d’une vingtaine d’années, aspirante religieuse, la fille d’un major de la Police nationale congolaise a reçu des balles, avant de succomber de ses blessures. L’incident s’est produit dans l’enceinte de la paroisse Saint François de Sales à Kintambo, l’avant midi du dimanche 21 janvier à Kinshasa. A en croire les témoignages des fidèles, cette dernière aurait reçu plusieurs balles, alors qu’elle tentait de protéger une fillette des tirs des éléments armés, décidés à disperser la marcher des chrétiens catholiques.

(  ro , LVK